Quid de mon AVS si je vis et travaille à l’étranger?

Quiconque vit et travaille en dehors de l'UE et de l'AELE et veut continuer de cotiser à l’AVS peut adhérer à l’AVS/AI facultative sous certaines conditions*. Cela permet d’éviter une réduction significative des rentes.

Découvrir le monde comme cuisinier suisse: quiconque travaille à l’étranger devrait se pencher attentivement sur sa prévoyance. Photo: Keystone

Le mieux est d’expliquer les choses par des exemples concrets. Prenons d’abord le cas de Monsieur A, employé d’une entreprise sise à Rapperswil. Son employeur le détache pour trois ans dans une filiale en Chine. D’après les conventions de sécurité sociale passées entre la Suisse et la Chine, l’employeur continue de verser sa part aux assurances sociales. Monsieur A est donc toujours assuré auprès d’une caisse-maladie en Suisse. Et il est toujours soumis à la prévoyance professionnelle légale (2e pilier). Il continue aussi de toucher des allocations familiales suisses. En Chine, Monsieur A doit présenter l’attestation de détachement de sa caisse de compensation AVS: il prouve ainsi qu’il n’est pas tenu de s’assurer en Chine.

Mais qu’en est-il pour Madame B, l’épouse de Monsieur A? Pendant leur séjour chinois, elle s’occupe de leurs deux enfants en âge d’aller à l’école primaire. Elle aussi peut demander de continuer de cotiser à l’assurance AVS/AI/APG. À cette fin, elle doit présenter une demande d’adhésion à la caisse de compensation AVS de son mari dans les six mois suivant son déménagement à l’étranger.

Madame B ne pourrait cependant pas continuer à cotiser à l’assurance obligatoire si elle devait se mettre au service, pendant son séjour en Chine, d’un employeur dont le siège légal serait en Chine. Dans ce cas, il en irait pour elle comme pour toutes les personnes actives qui, contrairement à Monsieur A, n’ont pas été détachées: elle peut adhérer à l’AVS/AI facultative. Si elle le fait, elle pourra toucher une rente à l’âge de la retraite comme les personnes assurées en Suisse. En se remettant à travailler et en cotisant à l’AVS/AI facultative, Madame B peut combler ses lacunes de cotisations et éviter une réduction significative de sa rente AVS. Là aussi, elle doit respecter certains délais en déposant la demande d’adhésion dans l’année suivant sa sortie de l’assurance AVS/AI/APG obligatoire.

Le montant de la cotisation à l’AVS/AI facultative se calcule sur la base du revenu de l’activité lucrative et/ou de l’activité professionnelle indépendante. Depuis le 1er janvier 2020, la cotisation annuelle à l’assurance facultative s’élève à 10,1 % du revenu annuel. Pour les personnes n’exerçant pas d’activité lucrative, le montant dépend de la fortune et des éventuels revenus provenant de rentes. La cotisation annuelle minimum s’élève à 950 francs.

La Caisse suisse de compensation (CSC), qui verse les rentes AVS aux assurés à l’étranger, est également responsable de l’AVS/AI facultative. Vous trouverez davantage d’informations au sujet de celle-ci et des conditions d’adhésion sur www.zas.admin.ch/zas/fr/home.html (rubrique «AVS/AI facultative»).

* Voir conditions sous:
https://www.zas.admin.ch/zas/fr/home/particuliers/cotiser-a-l-avs-ai-facultative.html

Pour d’autres renseignements, veuillez écrire à sedmaster@zas.admin.ch ou appeler le +41 58 461 91 11. (CdC)

 

Commentaires (5)
  • Werner Gemperle, Lungsund, Sundsta, Schweden
    Werner Gemperle, Lungsund, Sundsta, Schweden à 24.01.2020
    Was für ein unvollständiger Bericht. Wir wohnen und arbeiten seit kurzem in Schweden und haben von der zuständigen Stelle der AHV die Auskunft erhalten, dass es nicht möglich ist, aus einem EU-Land freiwillig AHV zu bezahlen. Das selbe gilt auch für die freiwillige Pensionskasse.
    Also nicht jeder der im Ausland wohnt und arbeitet, kann der freiwilligen AHV beitreten.
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  • Agnes Murbach, Tschechien
    Agnes Murbach, Tschechien à 28.01.2020
    Dasselbe wie oben habe ich vor vielen Jahren leider auch erfahren. Für mich eine miserable Situation. Bitte an die Redaktion: Den Bericht zu vervollständigen, gerne auch mit Begründungen.
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  • Marc Lettau, Redaktion "Schweizer Revue"
    Marc Lettau, Redaktion "Schweizer Revue" à 29.01.2020
    Auf die Rückfragen aus der Leserschaft hin haben wir inzwischen von der Zentralen Ausgleichsstelle (ZAS) die nachfolgende, ergänzende Stellungnahme erhalten:

    Vielen Dank für Ihre Rückmeldungen. Unser Artikel beleuchtet die Frage der AHV im Ausland an Hand eines spezifischen Fallbeispiels, bei dem die Bedingungen für den Beitritt zur freiwilligen AHV/IV erfüllt sind. Dieses wurde aus einer Fülle von individuellen Situationen ausgewählt und beschrieben. In Ländern, mit denen die Schweiz ein Sozialversicherungsabkommen hat (darunter alle EU-/EFTA-Staaten) gelten besondere Bedingungen. Wir bedauern, dass der Artikel diesbezüglich nicht vollständig schien. Weitere Informationen finden Sie unter https://www.zas.admin.ch/zas/de/home/particuliers/cotiser-a-l-avs-ai-facultative.html
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  • Armin Schoch, Chiang Mai, Thailand
    Armin Schoch, Chiang Mai, Thailand à 03.02.2020
    Ich wohne mit meiner Frau (beide Schweizer) seit 1983 in Thailand. Unser Sohn (Schweizer) ist 1997 in Thailand geboren. Er begann 2015 sein Studium an der Internationalen Hotelfachschule Lausanne und absolvierte 2016 ein mehrmonatiges Praktikum in einem renommierten Hotel in der Schweiz gegen Entgeld. Konsequenterweise wurde er von der AHV erfasst und bezahlte somit seine monatlichen Beiträge. 2017 hat mein Sohn die Hotelfachschule verlassen um sein Studium an der Universität Reading (England) fortzusetzen. Ich wurde zu der Zeit persönlich bei der AHV in Genf vorstellig um zu veranlassen, dass mein Sohn auf freiwilliger Basis in der AHV verbleiben kann. Es wurde mir dann eröffnet, dass mein Sohn nur in der AHV verbleiben könne, wenn er mindestens 5 Jahre lang in der Schweiz wohnhaft gewesen und während dieser 5 Jahre Beiträge geleistet hätte. Fazit: keine freiwillige AHV für einen Schweizer, der schon Beträge bezahlt hat und von der AHV erfasst ist - ich bin empört!
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  • Ernst Rütimann, Trang, Thailand
    Ernst Rütimann, Trang, Thailand à 28.02.2020
    Es gibt da unzählige Varianten von Beitragsmöglichkeiten von den Arbeitnehmern. Nach der Lehre und einigen Jahren in der Schweiz war ich für einen CH-Arbeitsgeber 20 Jahre im Ausland und danach noch 12 Jahre am ZRH. Aus verschiedenen Gründen ging ich in Frühpension und wanderte mit 55 nach Asien aus. Da zahlte ich die minimalen Jahresbeiträge bis zur Rente. Ich hatte da wohl die geforderten 44 Beitragsjahre, aber das hochgerechnete durchschnittliche Jahreseinkommen war nur etwas über CHF 47'000 (weit unter den 84'000 CHF für die maximale Rente), da ich in jungen Jahren viel Zeit für Auslandreisen verbrachte, was mich auch über CHF 200'000 kostete. Aber ich bereue nichts. Die Rente ist nun um 21.5% reduziert und genügt zum Leben hier im Königreich. Mit der Veränderung der politischen Landschaft und den Rentenversicherungen gab es ständig Anpassungen mit den verschiedenen Systemen.
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