Les détenus du Djihad placent la Suisse devant un dilemme

Les ressortissants suisses détenus en Irak et en Syrie seraient une vingtaine, dont des femmes et des enfants. Les droits fondamentaux de ces personnes, combattantes de l’ État islamique ou non, ne sont pas garantis. La Confédération n’envisage pas de rapatriements.

À un moment, plus de 70 000 sympathisants de l’EI étaient détenus au camp d’Al-Hol, en Syrie. Parmi eux, des dizaines de milliers de femmes et d’enfants. Photos: d’archive Keystone, mars 2019

Dans le camp de réfugiés surpeuplé d’Hal-Hol, en Syrie, les épouses de combattants de l’EI attendent avec leurs enfants d’être déportées vers un autre camp ou de pouvoir rejoindre leurs proches. Photo: d’archive Keystone, juin 2019

Les pays occidentaux ne sont pas pressés de s’occuper de leurs ressortissants détenus en Syrie et en Irak. Au nord-est de la Syrie, les voyageurs du Djihad sont enfermés dans des prisons à ciel ouvert et des camps. En Irak, les personnes soupçonnées d’activités terroristes pour l’ État islamique (EI) sont détenues dans des prisons. Dans ce pays sous haute tension, plusieurs occidentaux ont déjà été condamnés à mort, mais n’ont pas été exécutés. Les observateurs dénoncent des procédures pénales bâclées.

En Syrie, les familles capturées lors de la chute des derniers bastions du califat en 2019 vivent dans des conditions «apocalyptiques», selon les termes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). C’est le cas dans le camp d’Hal Hol, où sont regroupées près de 73 000 personnes, dont 67 000 femmes et enfants, selon le CICR. Dans cette partie de la Syrie, déstabilisée par l’intervention turque de cet automne, 12 000 personnes sont accusées d’être des combattants de l’EI, indique Mehmet Balci, président de l’ONG Fight for humanity (FFH). Les personnes munies d’un passeport suisse seraient au total une vingtaine dans la région, précise le Service renseignement de la Confédération. Trois jeunes hommes de nationalité suisse sont incarcérés en Syrie, complète Jean-Paul Rouiller, responsable du groupe d’analyse conjoint sur le terrorisme au Geneva Center for Security Policy (GCSP). Le Département des affaires fédérales (DFAE) n’a connaissance d’aucun cas de ressortissant suisse accusé ou détenu en Irak. Parmi les détenus occidentaux condamnés à mort en Irak, figure en revanche un jeune homme qui a grandi en Thurgovie, détenteur d’un permis C. «Dans ce cas, la Suisse n’a pas à agir», souligne le spécialiste.

Aux États concernés de juger les crimes

Que faire si des condamnations à mort venaient à être prononcées contre des Suisses? Les autorités visent à ce que «les poursuites et l’exécution des peines se déroulent dans les États où les délits ont été commis dans le respect des standards internationaux», indique le DFAE. Et sinon? Il incombera à la Suisse «de poursuivre ses ressortissants dès leur retour au pays ou à travers un État avec lequel elle peut coopérer par le biais de l’entraide judiciaire », précise le DFAE.

Certes, le sujet de la peine capitale reste théorique. Aucune procédure juridique n’a encore été engagée au nord-est de la Syrie et la peine de mort n’est pas pratiquée dans cette partie du pays. «La situation serait différente si les forces kurdes qui gèrent les camps de prisonniers de l’EI décidaient de laisser partir ces personnes vers la Syrie d’EL Bachar, où la peine de mort existe et où les garanties pour un procès équitable font défaut», prévient Mehmet Balci. Une douzaine de combattants européens ont déjà été transférés vers l’Irak et condamnés à mort, rappelle le GCSP. Dans pareil cas, juridiquement au moins, la Suisse serait tenue de rapatrier ses ressortissants, juge Jean-Paul Rouiller.

Le destin des combattants de l’EI et de leurs familles est aussi lié à des questions politiques. Les Kurdes aimeraient juger les combattants responsables d’exactions dans la région, souligne le président de FFH. Jean-Paul Rouiller précise «qu’en Irak, les prisonniers occidentaux constituent un levier pour le gouvernement dans le cadre de négociations en vue d’obtenir des moyens pour lutter contre le terrorisme.» Concernant la peine de mort, «la Suisse devrait faire quelque chose dans ce contexte afin de rester cohérente avec son statut de leader mondial contre la peine capitale au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU», estime Alain Bovard, d’Amnesty International.

Une politique jugée «insoutenable et dangereuse»

«Ce pays se trouverait-il dans l’incapacité de rapatrier 20 personnes et de les juger le cas échéant ? Cela serait étrange. D’ailleurs, la Suisse gère déjà sur son sol des cas de personnes radicalisées», insiste Mehmet Balci. L’inaction de la Suisse et des pays occidentaux par rapport aux mineurs est un sujet encore plus brûlant. «La Suisse examinera au cas par cas les possibilités de rapatriement de mineurs, si l’intérêt supérieur de l’enfant l’exige», assure le DFAE. Le Département juge que la présence d’enfants – ils seraient moins de 10 Suisses – dans cette région en crise «est de la responsabilité de leur mère». «Jusqu’à présent, le rapatriement des enfants a échoué surtout parce que les mères n’étaient pas prêtes à laisser leurs enfants partir sans elles», précise le DFAE.

La présidente d’Avocats sans frontières, Saskia Ditisheim, juge cette position «insoutenable et dangereuse». Elle souligne que «la radicalisation et l’allégeance à Daesh des Suisses détenus en Syrie ont eu lieu sur le territoire suisse pour certains d’entre eux». Pour cette avocate, la Suisse aurait tout à gagner à rapatrier et à juger ces personnes, «notamment à cause des informations essentielles qu’elles pourraient transmettre aux autorités». Elle prône le rapatriement immédiat des femmes suisses non combattantes et leurs enfants.

Jean-Paul Rouiller reconnaît que «la question des enfants engage la Suisse comme les autres pays au niveau éthique». Il demande pourtant d’examiner les choses en profondeur. Ce spécialiste rappelle que l’EI a pris en mains des enfants dès l’âge de 6 ans et qu’il a répertorié des milliers de mineurs dans le cadre d’une politique d’embrigadement. «Les mineurs qui auraient commis des crimes devront être jugés, mais ils restent des victimes», résume Mehmet Balci. Les enfants ne doivent être placés en détention qu’en dernier ressort, précise le CICR.

Et les femmes? Le responsable du groupe d’analyse conjoint au GCSP rappelle que des Suissesses pourraient être poursuivies dans le cadre de la loi fédérale interdisant les groupes Al-Qaïda et État islamique. Enfin, une solution adoptée par les autorités suisses est de déchoir les binationaux de leur passeport suisse. Une telle procédure est en cours contre une Suissesse binationale de Genève incarcérée en Syrie avec une enfant. En septembre, la Suisse a retiré sa nationalité à un binational condamné il y a deux ans à une peine d’emprisonnement pour avoir aidé deux combattants à rejoindre la zone de guerre syro-irakienne.

Commentaires (24)
  • Armin Heinzmann, USA
    Armin Heinzmann, USA à 24.01.2020
    Das sind Terroristen und (Massen-)Mörder und Eure grösste Sorge ist dass Ihre Grundrechte nicht gewährleistet sind? Echt jetzt? Und wer hat sich für die Rechte ihrer Opfer eingesetzt? Ist euch wohl vollkommen egal ... nur noch peinlich hier.
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    • Helen Meier, Schweiz
      Helen Meier, Schweiz à 24.01.2020
      Nein, Armin Heinzmann, die Kinder, die hier ganz besonders im Fokus stehen, sind keine Massenmörder. Das ist eine ziemlich üble Unterstellung. Sie sind ebenso Opfer, wie all die Opfer, die Sie zu recht erwähnen. Und wer aus Schweizer Perspektive sich für Grundrechte einsetzt, verlangt ja nicht straflosigkeit, sondern allenfalls einen regulären Strafprozess, statt völlige Willkür.
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    • Margaret de Vanssay, La Barre, 72120 Conflans sur Anille, France
      Margaret de Vanssay, La Barre, 72120 Conflans sur Anille, France à 24.01.2020
      Totalement d'accord. Enfin une voix du bon sens le plus élémentaire. Merci Armin Heinzmann
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    • Susanne Rudin, Spanien
      Susanne Rudin, Spanien à 16.02.2020
      Armin Heinzmann: Ich stimme Ihnen 100% zu! Sie wollten Terror und Krieg, also sollen sie jetzt die Konsequenzen dafür auch tragen!
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  • Margaret de Vanssay, La Barre, 72120 Conflans sur Anille, France
    Margaret de Vanssay, La Barre, 72120 Conflans sur Anille, France à 24.01.2020
    Oui, Helen, les enfants ne sont peut-être, pour les plus jeunes, pas des assassins de masse. Mais ils ont assisté à des évènements qui les auront durement traumatisés et en font des "bombes à retardement", des risques majeurs. C'est tragique pour eux, on en convient. Mais leurs parents, en partant avec eux, ont fait un choix. Tout choix libre entraine des conséquences et les citoyens en Suisse ont aussi des "Grundrechte"qui méritent autant voire plus de respect. On dit que la liberté des uns s'arrête là où celle des autres commence". Les citoyens suisses n'ont pas à subir les conséquences potentiellement léthales de ceux qui, par leurs choix libres et consentis, ont pris des armes contre eux.
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    • Camille Lambelet, Genève, Suisse
      Camille Lambelet, Genève, Suisse à 25.01.2020
      En partant en Syrie, les futurs combattants en tous fait allégeance à Daesh ou autre organisation terroriste. Convaincus, ils filmaient souvent leur proclamation d'adhérence, Kalashnikov en main, et n'hésitaient pas à la publier sur les réseaux sociaux. De ce fait et ipso facto, ils abjuraient leur nationalité d'origine pour ne reconnaître qu'une seule loi, celle du Khalifat islamique qui, dans la tradition, équivaut à une nationalité, la Oumma. Il me semble donc logique maintenant que, leurs forfaits accomplis, ils acceptent d'être jugés par leurs corelegionaires même si cela devait les mener à la mort, puisque ainsi le voulait leur credo.
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  • Philippe Kellerhals, Alajuela, Costa Rica
    Philippe Kellerhals, Alajuela, Costa Rica à 24.01.2020
    Pis quoi encore...on va pas aussi les rapatrier depuis là bas à nos frais...ce sont des terroristes...ils voulaient partire pour faire la guerre sainte...nos prisons sont déja pleine...qu'ils soent jugés la bas...par leur pairs !
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  • Heinz Abreu, Dominikanische Republik
    Heinz Abreu, Dominikanische Republik à 24.01.2020
    Verdammt, was interessieren mich die Grundrecht dieser Terroristen?
    Wenn ich lesen muss, "Jihad-Häftlinge stellen die Schweiz vor ein Dilemma": Aha, ein Dilemma, und was ist mit denen, die anständig leben? Oder denken wir an die Rentner und Schwachen in der Schweiz.
    Für Terroristen gibt es keine Grundrechte. Dies haben sie verloren.
    Nun denn, ein bisschen Kinder vorschieben, damit ja das Herz gebrochen wird. Ach, die Armen. Warum haben sie nicht vorher darüber nachgedacht?
    Zuerst denken, dann handeln. Ich verlange vom Bundesrat die Wegnahme des Schweizer Bürgerrechts und dass er keinesfalls diese Terroristen mit Steuergelder in die Schweiz holt.
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    • Hans Rudolf Knecht, Minsk, Belarus
      Hans Rudolf Knecht, Minsk, Belarus à 27.01.2020
      So ist es Herr Abreu! Die Kinder tun mir echt leid. Nur, es gibt noch so viele Kinder die leiden und niemand hilft ihnen. Wir können nicht die ganze Welt retten. Als die damalige US-Aussenministerin Albright zu den Sanktionen gegen den Irak, wo monatlich 30'000 Kinder ums Leben kamen, gefragt wurde, meinte sie, dass sich die Sanktionen rechtfertigen! Und kein Ar*** hat sich deswegen aufgeregt!
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  • Erich Gamba, Philippinen
    Erich Gamba, Philippinen à 25.01.2020
    Wie arm ist die Schweiz geworden, dass sie nicht mehr für 20 ihrer Bürger die Verantwortung übernehmen kann?
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  • Peter Lange, Seattle WA, USA
    Peter Lange, Seattle WA, USA à 25.01.2020
    Als Auslandsschweizer lebe ich seit 1960 in der USA und ich glaube, wenn ich als US-Bürger in Haft genommen würde, dann würde die Sache anders aussehen.
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  • Karl Schindler, Chonburi
    Karl Schindler, Chonburi à 25.01.2020
    Die IS-Anhänger haben sich freiwillig einer Terror Organisation angeschlossen und sich damit gegen die Schweiz entschieden. Somit macht es keinen Sinn diese zurückzuführen auf Kosten Schweizer Steuerzahler. Was die Kinder betrifft, so wurden diese indoktriniert und damit auch traumatisiert. Sie haben keinen Bezug zu der Schweiz. Es wird sehr schwierig sein, die Gehirnwäsche rückgängig zu machen. Insbesondere wenn die Eltern nicht an das Kind, sondern nur an sich denken und das Kind als Erpressungsmittel (Rückführung nur mit Eltern(teil)) dann darf man sich dieser Erpressung nicht beugen.
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  • Jean-Pierre Maire, Torrente, Valencia, Espagne
    Jean-Pierre Maire, Torrente, Valencia, Espagne à 25.01.2020
    Juridique, ethique, nationalite, droit, ideal, politique, extermisme, un melange explosif difficile d' eteindre. La lumiere c' est l' innocence des enfants. Pour eux nous devons nous mobiliser pour changer leur destin.
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  • Hugo Christinger, Dubai, UAE
    Hugo Christinger, Dubai, UAE à 25.01.2020
    Die sind freiwillig und auf eigene Kosten in diesen Krieg gezogen, wissend das dies gegen Schweizer Gesetz verstösst! Jetzt sollen sie auch selber schauen, wie und ob sie da wieder herauskommen. Selber schuld, und wenn sie dort auch noch Kinder gemacht haben, dann sollen die Eltern für diese sorgen und nicht der Staat, um dessen Gesetze sie sich vorher auch nicht gekümmert haben.
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  • Markus Immer, Philippinen
    Markus Immer, Philippinen à 25.01.2020
    Es sind immer noch die Eltern, die für Kinder verantworlich sind, nicht der Staat! Wer sich dem IS anschloss wusste haargenau was dort geschieht und was für Konsequenzen damit verbunden sind! Also: Zwingende Aberkennung des Bürgerrechtes, keine Repatriierung, auch nicht von IS-Kindern!
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  • Christian König, Paraguay
    Christian König, Paraguay à 25.01.2020
    Die Kinder sind immer die Leidtrangenden der Fehler ihrer Eltern. So ist es nun mal! Ich hoffe nur, dass diese nicht in die Schweiz zurückgeführt werden und so ein Problem für die ganze Schweiz werden.
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  • Huguette Accad Hoffmann, Ain Saadeh al Metn, Liban
    Huguette Accad Hoffmann, Ain Saadeh al Metn, Liban à 25.01.2020
    On n'a pas en Suisse de citoyens qualifiés pour suivre des enfants qui souffrent de traumas, de blessures au coeur après les chocs épouvantables qu'ils ont vécus?
    Il faut juste les laisser pourrir, continuer à souffrir dans leur abandon, leur tristesse et leur colère jusqu'à ce qu'ils tuent leurs douleurs par la drogue et deviennent des criminels alors qu'ils pourraient, en travaillant à leur guérison, devenir des personnes capables de comprendre et d'aider à s'en sortir, ceux qui ont vécu les horreurs qu'ils ont eux-mêmes connues?
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  • Andreas Bürki, Cardiff, Wales, GB
    Andreas Bürki, Cardiff, Wales, GB à 25.01.2020
    Oh, da haben wohl einige Kommentatoren und Kommentatorinnen ihre Menschlichkeit verlegt. Hoffentlich finden sie ihre Menschlichkeit schnell wieder, bevor sie ihr eigener Hass auffrisst.

    Bezüglich der Rückführungspolitik der Schweiz muss man sich nun wirklich schämen. Die Kinder den Müttern wegnehmen wollen – da zeigt ja die Helvetia wieder, dass sie gar nichts gelernt hat vom Verdingkinderskandal, vom "Kinder der Landstrasse"-Skandal, und vom 2. Weltkrieg (vgl. Bericht im gleichen Heft über die heldenhaften Machenschaften der Schweiz bezüglich Schweizer KZ-Inhaftierten). Da möchte man ja wieder mal am liebsten das rote Büchlein das WC hinunterspülen.
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    • Andreas Bürki, Perth, West Australien
      Andreas Bürki, Perth, West Australien à 01.02.2020
      Mich freut, hier einen Namensvetter zu finden - erst recht wenn er ähnlich denkt. Nur: den Schweizerpass runterspühlen würde heissen, dass es ein Land gäbe, dass 'besser' ist. Weil wir alle (allzusehr) menschlich sind, glaube ich, dass jedes Land seine Leichen im Keller hat - selbst das so menschliche Schweden hat die gleichen Fehler gemacht wie viele andere Länder z.B. Kinder von ihren allein erziehenden Mütter getrennt oder sozial auffällige zwangssterilisiert - Gräueltaten aus guter Absicht...

      zum Thema das jetzt aktuell ist:
      Wie wir mit 'schwierigen' und/oder nur ex-ISIS-Eidgenossen im Ausland umgehen wird zum Image der Schweiz beitragen. Sind wir wiedereinmal Opportunisten und schieben die Herausforderungen ab und stärken das Negativbild der Schweiz das u.a. sich mit Nazigold bereichert hat aber Flüchtlinge nicht aufnehmen wollte ODER stärken wir das Bild der humanitären Schweiz in der Tradition von einem Henri Dunant, der nicht fragte, ob Feind oder Freund, aber den Menschen sah.

      Als Auslandschweizer sollten wir etwas aufpassen mit ISIS-Schweizer nicht mehr als Schweizer zu sehen. Es fehlen dann nur wenige Schritte bis SVP eine Initiatie startet mit der AHV-Abschaffung für AuslandschweizerInnen mit Doppelpass: Schliesslich sind wir ja auch der Helvetia etwas Fremdgegangen - wie die ISIS-SchweizerInnen ...
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  • Ali Bardy, Finnland
    Ali Bardy, Finnland à 26.01.2020
    Wer hat bewiesen, das alle Mütter Massenmörder sind? Vielleicht sind auch sie Opfer? Alle Menschen können Fehler tun, aber alle haben Grundrechte. Man muss die Mutter zuerst nach einen regulären Strafprozess verurteilen.
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  • Peter Wigant, Australia
    Peter Wigant, Australia à 26.01.2020
    Die IS-Mitglieder sind brutale Mörder und sollen dort bleiben, wo sie selbst hingereist sind. Mitgefühl für ihre Gefangenen kannten sie nicht. Weshalb sollte die Schweiz sie zurück lassen und sie human behandeln? Sie würden zum Problem für das ganze Land.
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  • Verena Homberger, Australie
    Verena Homberger, Australie à 29.01.2020
    Hier in Australien steht man vor demselben Dilemma. Viele dieser ISIS-Brüder und -Schwestern - auch mit Kindern - wollen wieder zurück ins schöne Australien, wo sie herkamen. Aber ich schliesse mich der Mehrheit der Kommentare an: Diese Leute sind als Erwachsene freiwillig in den ISIS-Krieg gezogen. Jetzt wollen sie wieder zurück? Ja und was noch? Hätten vorher darüber nachdenken sollen. Und die Kinder? Die sind eh verdorben. Dort lassen, wo sie jetzt sind.
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    • Helen Meier, Schweiz
      Helen Meier, Schweiz à 30.01.2020
      Verena Homberger schreibt: "Die Kinder sind eh verdorben. Dort lassen, wo sie sind." Ich bin, als Frau und Mutter offen gesagt ziemlich schockiert. Sie verlangen also, dass diese Kinder - sie sind Opfer - lebenslänglich für die Dummheit ihrer Eltern und wegen der zaudernden Haltung ihres Heimatlandes bestraft werden? Sie wollen also wirklich, dass wir uns in einigen Jahrzehnten fragen, wie das nur hat passieren können? Die "Revue" hat uns in den letzten Monaten von Verdingkindern, von jenischen «Kindern der Landstrasse», von administrativ Versorgten und zuletzt von allein gelassenen Schweizer Holocaust-Opfern erzählt. Immer spielte dabei dieses "die sind doch selber schuld, hätten halt vorher darüber nachdenken sollen" eine Rolle. Immer war am Anfang des Dramas auch eine Gesellschaft, die die Grundzüge der Menschlichkeit aus den Augen verloren hatte.
      Als Mutter denke ich zudem: Ich verlasse mich darauf, dass meine Kinder nicht für jede meiner Dummheiten und jede meiner Unterlassungen den Kopf hinhalten müssen. Sie verdienen ihre Chance. Jedes Kind verdient seine Chance. Aber ich wundere mich tatsächlich, dass in dieser Kommentarspalte die Falken die Oberhand haben.
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  • Danielle Beuchat, France
    Danielle Beuchat, France à 08.02.2020
    Que ces gens payent pour les conséquences de leur affiliation à l'EI et de leurs actes. Ils ont procréé en toute connaissance de cause et pour faire de leur progéniture de futurs djihadistes. Aucune tolérance ni pitié pour ces gens!
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