Quand la Suisse internait les pauvres et les marginaux

Jusqu’en 1981, aux quatre coins du pays, les autorités ont fait interner des dizaines de milliers d’hommes et de femmes sans procédure judiciaire. Une commission d’experts a récemment effectué des recherches sur ces «internements administratifs». Les résultats écornent l’image que la Suisse se fait d’elle-même.

«Privés de tout droit de la personnalité»: des internés sur le territoire du pénitencier fribourgeois de Bellechasse. Photo: Archives cantonales de Fribourg

Ursula Biondi a eu le courage de raconter son histoire dans un livre. Photo: Jos Schmid

Ursula Biondi en tenue de prisonnière en 1967: jeune maman, elle a fait l’objet d’un «internement administratif». Photo privée/DR

La «justice administrative» fait partie «des choses les plus révoltantes qu’on puisse imaginer». Ces mots ont été écrits en 1939 par l’écrivain bernois réformiste Carl Albert Loosli, cité 80 ans plus tard par la Commission indépendante d’experts (CIE). Tandis que les criminels ont droit à un procès, les personnes mises à l’écart par les autorités d’assistance et autres instances administratives en sont privées, se révoltait Loosli. Les institutions suisses abritent entre leurs murs des «esclaves de l’État, livrés corps et âme à l’arbitraire des autorités». Et le plus étonnant, souligne-t-il, c’est que «personne ne s’en offusque».

Carl Albert Loosli, fils illégitime d’une fille de paysan, avait lui-même été placé dans une maison de rééducation durant son adolescence. Les voix critiques comme la sienne ont longtemps rebondi sur le système. Ce n’est qu’en 1981 que les cantons ont abrogé leurs lois sur l’internement et que la Confédération a révisé le code civil. Entre-temps, le domaine social s’était professionnalisé et la société était devenue plus libérale après 1968. Mais l’avancée fut surtout due à la pression internationale: la pratique suisse consistant à priver de leur liberté des adultes jeunes et moins jeunes d’un simple trait de plume n’était pas compatible avec la Convention européenne des droits de l’homme que la Confédération avait ratifiée.

La «Maison d’une autre Suisse»

Les personnes concernées, qui avaient été incarcérées alors qu’elles étaient innocentes, n’ont pas été réhabilitées à cette époque. La honte les rendaient muettes, elles aussi. «Nous portions les stigmates du temps passé en «taule» alors que nous n’avions commis aucun crime», relate Ursula Biondi. Aujourd’hui âgée de 69 ans, elle a dans sa jeunesse été «internée administrativement» – selon le langage bureaucratique (voir p. 14) – au pénitencier de Hindelbank à des fins de rééducation. Au début du XXIe siècle, des personnes courageuses comme elle ont commencé à raconter leur histoire. Relayé par les médias, le sujet a fini par entrer dans l’agenda politique. Entre 2011 et 2016, le Conseil fédéral a présenté deux fois ses excuses, une loi sur la réhabilitation a été adoptée et le Parlement a décidé de verser une contribution de solidarité à toutes les victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance. À côté des internés administratifs, d’autres personnes ont également exigé qu’on reconnaisse leur souffrance et qu’on les réhabilite: les anciens enfants placés et les personnes stérilisées de force («Revue Suisse» 5/2018).

Le Conseil fédéral a mis sur pied la CIE pour étudier en particulier les internements administratifs. Plus de 30 chercheurs se sont mis au travail. Après quatre ans d’activité, la CIE a publié dix volumes ces derniers mois, avec notamment des portraits de victimes. Elle a présenté son rapport final cet automne et recommandé de nouvelles mesures de réhabilitation allant du versement de prestations financières supplémentaires aux victimes à la fondation d’une «Maison de l’autre Suisse» comme lieu d’information sur ces événements. La ministre suisse de la justice, Karin Keller-Sutter, a reçu ces recommandations. Il s’agit aussi de décider si l’on prolongera le délai expiré de dépôt des demandes pour la contribution de solidarité, qui s’élève à 25 000 francs par personne. Dans ce cas, d’autres victimes pourraient se manifester. Y compris des personnes vivant à l’étranger qui n’ont pas pu déposer une demande dans les délais.

Répression dans un État de droit

Le rapport de la CIE comporte 400 pages d’histoire et tend un miroir à la Suisse. On ne peut le dire autrement: pour les personnes en marge de la société, pauvres ou ne répondant pas à l’idée qu’on se faisait de la conformité, la Suisse était, jusqu’à il y a peu, un lieu inhospitalier, voire répressif. Il existait un droit de seconde classe, et peu nombreux sont ceux qui s’en sont émus. Voici un bref résumé des principaux résultats de la CIE:

  • Au XX

  • e
  • siècle, au moins 60 000 personnes ont fait l’objet d’un internement administratif dans 650 institutions. Ce chiffre est plus important que prévu. L’internement en dehors du cadre pénal ne constituait pas simplement une bizarrerie du droit suisse, il faisait partie du système.
  • La justice administrative visait surtout les couches sociales inférieures: les pauvres et les marginaux sans emploi fixe ni liens sociaux ou familiaux. Mais des membres de minorités comme les Yéniches ont aussi été arrêtés et, après la Seconde Guerre mondiale, de plus en plus de jeunes «rebelles».
  • Ce sont des autorités de milice qui décidaient de l’internement: conseils communaux, commissions d’assistance communales, autorités tutélaires. Le soir, après leur travail, le commerçant, la femme au foyer et le comptable scellaient le sort de leurs concitoyens. Des conseillers d’État et des membres du gouvernement le faisaient aussi, sous prétexte de porter assistance, d’éduquer ou de protéger la société. Jugements moraux et clichés sexistes teintaient les avis: on reprochait aux hommes – qui constituaient 80 % des personnes internées – leur «fainéantise» ou leur alcoolisme, aux femmes leur «inconduite».
  • Quelques-unes des nombreuses institutions suisses servaient plusieurs objectifs à la fois. Il arrivait ainsi que des internés administratifs soient incarcérés avec des criminels condamnés. Ils étaient aussi placés dans des établissements de travail forcé, des colonies de travail, des foyers d’éducation, des asiles pour buveurs et des hospices de pauvres. Dans les institutions mal pourvues et peu surveillées, les hommes devaient fournir un travail physique en plein air, et les femmes, des tâches ménagères. Le travail forcé n’était pas ou peu rémunéré.
  • L’expérience dramatique de l’internement poursuivait les victimes même après leur libération, souvent pour la vie. Certaines ont été brisées, d’autres ont choisi d’émigrer. Beaucoup vivent aujourd’hui encore dans la précarité. Les autorités ont échoué dans leur objectif de réinsérer dans la société des «personnes en danger». Dans les faits, les internements ont aggravé les problèmes et l’exclusion.

Déjà une injustice à l’époque

Aujourd’hui, ces atteintes à la liberté individuelle paraissent clairement disproportionnées et ces méthodes d’assistance, brutales. Mais l’époque était différente, et les internements s’appuyaient sur des lois. Sont-ils devenus injustes a posteriori? Non, répond la CIE, pour qui les lois d’internement enfreignaient les droits fondamentaux et les principes de l’État de droit. Les personnes internées l’étaient souvent pour une durée indéterminée, sans décision juridique valable, et n’étaient pas auditionnées. En maints endroits, elles n’avaient pas la possibilité de faire recours auprès d’un tribunal indépendant. En outre, les lois étaient floues, et les autorités pouvaient les interpréter à leur guise. Au début, les internements représentaient pour l’État un moyen de gérer les pauvres à peu de frais. Au cours du XXe siècle, ils sont devenus des instruments de contrôle social. Dans tout le pays, on savait que quitter «le droit chemin», c’était s’exposer à «être bouclé». Et les autorités n’étaient pas les seules à s’activer. Il n’était pas rare que la mesure fût appliquée en s’appuyant sur les dires de la famille, du voisinage, du pasteur ou de l’enseignant, notent les auteurs du rapport, qui parlent de «pratiques de marginalisation bien ancrées dans la société suisse».

Il s’agit probablement d’une des raisons pour lesquelles les lois d’internement se sont maintenues aussi longtemps. Le retard de la Suisse en matière de politique sociale a aussi joué un rôle: les piliers de la protection sociale y ont été plantés plus tard que dans d’autres pays européens. Quoiqu’il en soit, les faits sont à présent avérés, et l’image que la Suisse a d’elle-même, avec ses géraniums, sa prospérité, sa liberté et sa démocratie directe, doit désormais être complétée par une facette moins reluisante. D’après l’historien Thomas Huonker, membre de la CIE et pionnier dans l’étude des mesures de coercition, le travail de mémoire sera capital: «Tout comme on raconte sans cesse la belle histoire de Guillaume Tell, il faudra raconter aussi sans cesse le chapitre sombre des mesures de coercition à des fins d’assistance.»

Un combat pour la justice

Ursula Biondi a 17 ans lorsqu’elle arrive au pénitencier de Hindelbank. Elle n’a rien commis de répréhensible, mais l’office des tutelles zurichois l’a envoyée dans un «foyer d’éducation fermé» pour être tombée enceinte alors qu’elle était mineure. Avant, la joyeuse adolescente avait été placée provisoirement dans un foyer de jeunes filles dont elle s’était échappée plusieurs fois. À la maison, elle se dispute avec ses parents au sujet des sorties, de la mode, de la musique. Son père, un Italien en phase de naturalisation, ne veut pas faire mauvaise impression. Les parents donnent donc leur accord pour un nouveau placement de leur fille. Ils ignorent que le «foyer d’éducation» est une prison pour femmes qui accueille aussi des criminelles. Ursula ne peut pas y suivre de formation. Après son accouchement, les autorités lui enlèvent son bébé et la contraignent à le donner en adoption. Elle s’y oppose, et récupère son fils trois mois plus tard. Après une année à Hindelbank, où elle effectue du travail forcé à la blanchisserie, elle est libérée en 1968. Elle déménage à Genève, fonde une famille, fait une carrière d’informaticienne dans une organisation de l’ONU, s’engage dans le social. «J’ai eu de la chance, dit-elle, et j’ai travaillé dur.» Car le traumatisme subi est lourd. La crainte qu’on découvre qu’elle a fait de la prison la poursuit longtemps. L’injustice endurée la tourmente. En 2002, Ursula Biondi publie l’histoire de sa vie. La revue «Beobachter» s’en fait l’écho. Elle se bat ensuite pendant des années pour qu’on étudie les «internements administratifs» – une expression qui, d’après elle, banalise la gravité des choses et cache le terrible arbitraire des autorités – et pour que les victimes obtiennent réparation. Elle trouve le rapport de la CIE réussi. Mais une chose dérange toujours cette femme engagée à qui l’Université de Fribourg a remis en 2013 le titre de docteur honoris causa: à cause de la réhabilitation bien trop tardive des anciens «internés», la nouvelle génération n’a jamais pris conscience des libertés qu’il a fallu conquérir. «Nous avons été sanctionnés et enfermés pour des manières de vivre qui, aujourd’hui, sont largement acceptées.» Pour que les jeunes restent vigilants contre l’arbitraire de la justice, Ursula donne des conférences dans les écoles.

Fuite vers la légion étrangère

Peter Paul Moser a 21 ans quand l’autorité tutélaire grisonne le place, sur décision administrative, dans la colonie de travail de Herdern, en Thurgovie. Le jeune homme ne comprend pas cette mesure drastique, puisqu’il a travaillé comme auxiliaire forain et, auparavant, dans une usine. Mais en tant que Yéniche, il est depuis longtemps dans le viseur des autorités. Tout petit déjà, il est arraché à sa famille par Pro Juventute dans le cadre de l’Œuvre des enfants de la Grand-route et placé en orphelinat. Le but est de faire des enfants des gens du voyage des citoyens sédentaires. Plus tard, son tuteur Alfred Siegfried, responsable de l’Œuvre, le place dans une famille d’accueil paysanne. Il faut savoir que Siegfried avait été condamné pour pédophilie, ce qui révèle l’incroyable hypocrisie du système. Dans son autobiographie en trois volumes, Peter Paul Moser écrit plus tard: «La persécution d’un membre d’une minorité ethnique commence par la séparation d’avec sa famille: ingérence dans la sphère privée, discrimination, privation de liberté, internement, placement en colonie de travail ou en institution close, tout était conçu pour exterminer un groupe ethnique en entier.» En 1947, aidé par son employeur, il échappe provisoirement à l’internement. Poussé par la peur, il traverse la frontière suisse à Genève et s’inscrit à la légion étrangère à Annecy. La police le reconduit en Suisse, où les autorités le ramènent à la colonie de travail. Peter Paul s’en échappe une nouvelle fois et se fait embaucher dans un atelier mécanique. Sur le chemin pour s’y rendre, l’autorité tutélaire l’arrête et le fait incarcérer au pénitencier de Bellechasse, dans le canton de Fribourg. L’ancien prisonnier décrira un régime de détention dégradant. Après sa libération, il est placé dans une ferme et a l’interdiction de se marier. Ce n’est que dans les années 1950 que Peter Paul Moser parvient à se libérer de la tutelle et à fonder une famille. Plus tard, avec la fondation «Naschet Jenische», il se bat pour que toute la lumière soit faite sur les enlèvements systématiques d’enfants des gens du voyage et que les victimes obtiennent réparation. L’homme a vécu assez longtemps pour voir le Conseil fédéral présenter ses excuses au peuple yéniche en 1986, mais pas assez pour être réhabilité en tant qu’interné administratif. Il est décédé d’un infarctus en 2003, à l’âge de 77 ans.

Les dix volumes de la CIE sont disponibles gratuitement en ligne sur www.uek-administrative-versorgungen.ch/page-daccueil.

Commentaires (37)
  • Thomas Rettenmund, Wanneperveen, NL
    Thomas Rettenmund, Wanneperveen, NL à 27.11.2019
    Das vermuteten viele, aber in dieser Klarheit und Auswirkung ist das einfach nur erschütternd. Und, jeder in der Vergangenheit und aktuell Verantwortliche ist JETZT zur Sühne verpflichtet.

    Zusammen mit den jüdischen Bank- und Kunstvermögen, die die offizielle Schweiz jahrzehnte lang verschwiegen haben, gehört dieser Skandal zu den schlimmsten der Schweiz.

    Wir sollten uns auch mal über unsere Überheblichkeit und Arroganz gegenüber solchen Misstaten kritisch Gedanken machen. Und, jetzt gegenüber den Betroffenen wirkliche Kompensationen leisten, auch wenn sie nur noch materiell wirken können.
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    • KatarinaTomasini-Bodenmann, Deutschland
      KatarinaTomasini-Bodenmann, Deutschland à 02.01.2020
      Als unsere Mutter krank im Spital lag, wurden zuerst unsere zwei Schwestern 14- und 16-jährig weggebracht, die in dieser Zeit als die Mutter im Spital war und der Vater arbeiten musste, für uns sorgten. Dann wurden die Brüder ins Heim gebracht, ich wurde dann als jüngste von der Schule 1. Klasse abgeholt und auch ins Heim gebracht. Unsere Eltern hatten das Sorgerecht, es gab kein Gerichtsverfahren. Die Geburtsdaten von meinem Bruder und mir, wie ich in der Akten 2016 las, wurden verändert. *Urkundenfälschung* Es war ein Heim für Geistesschwache. Der Staat hat sich nebst meinen Eltern an den Heimkosten mit IV-Rente beteiligt. Wir waren im Heim total ausgegrenzt von der Umwelt und Bildung wurde uns versagt. Nach der Entlassung waren wir kerngesund und die IV-Rente wurde gestrichen.
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  • Markus F. Meyenhofer, Rumson, USA
    Markus F. Meyenhofer, Rumson, USA à 27.11.2019
    Eine Schande, liebe Schweizer!
    Da haben sogenannte "Beamte" wie die SS ohne Waffen und mit Willkühr gehandelt und die Justiz und "Regierung" hat Beifall geklatscht! A la Mittelalter, und das bis ins späte 20. Jahrhundert!
    Die Schweizer Regierung MUSS diese scheussliche Gemeinheit letztlich finanziell und mit öffentlicher Entschuldigung, die Betroffenen UND deren Nachkommen entschädigen!! Kein Wenn und Aber, solange der Staat Geld an halbbankrotte Firmen und Länder nachwerfen kann, ist das ein Tropfen auf ein scheussliches Kapitel der Schweiz!
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    • Donato Resta, Lottstetten, Germany
      Donato Resta, Lottstetten, Germany à 30.11.2019
      ... you're so right! But as we all know, there's very seldom justice in such cases! Humans, and of course, the Swiss too, are not far from forgetting about their dark past!
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  • Éric GOLDINGER, France, Nice
    Éric GOLDINGER, France, Nice à 28.11.2019
    J'avoue découvrir avec stupéfaction cette dramatique tranche d'histoire contemporaine qui me consterne er me fait froid dans le dos ...
    Un grand Merci aux autorités d'avoir institué cette commission d'enquête en 2014 dont les membres ont vraiment réalisé un travail remarquable de réhabilitation si primordial pour les victimes.
    Quant aux bourreaux ...
    Je regrette juste de découvrir après coup l'existence des expositions itinérantes 2019.
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    • Jean Perrenoud, Carpentras, France
      Jean Perrenoud, Carpentras, France à 28.11.2019
      Je ne peux que m'associer à votre stupéfaction; en effet, comment n'a-t-on pas su? Il y avait donc en plus une censure de l'information. Ce n'est pas mieux que "l'enfant noir" chinois, ce deuxième enfant qui n'avait pas d'existence légale jusqu'à il y a peu de temps. Bravo à cet article courageux, tellement triste et révoltant dans qu'il révèle.
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  • Isabelle Lescure-Bellan, Lisbonne, Portugal
    Isabelle Lescure-Bellan, Lisbonne, Portugal à 28.11.2019
    La lecture de cet article m’a fait froid dans le dos.
    Je félicite votre revue pour sa parution.
    Ma vision idyllique de la Suisse s’est pourtant quelque peu
    écornée , moi qui était si fière de ma naturalisation...
    Isabelle Lescure, citoyenne suisse depuis 2016
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    • David Gani, Londres, GB
      David Gani, Londres, GB à 28.11.2019
      Bonjour Isabelle,
      Il y a encore lieu d'être fière d'un pays qui accepte volontairement de se pencher sur les pans peu glorieux de son passé et de les accepter.
      Cordialement,
      David
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  • Jean-Pierre Maire, Torrente, Valencia, Espagne
    Jean-Pierre Maire, Torrente, Valencia, Espagne à 28.11.2019
    Le soleil fini par eclairer l'ombre.
    Au moins, il faut saluer ceux qui ont travailles pour actualiser notre memoire historique recente. Plus ambigu est " pick sous" qui traine pour indemniser les victimes. Decidement les mauvaises habitudes persistent...
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  • Jean-Pierre Maire, Torrente, Valencia, Espagne
    Jean-Pierre Maire, Torrente, Valencia, Espagne à 28.11.2019
    Le soleil fini par eclairer l'ombre.
    Au moins, il faut saluer ceux qui ont travailles pour actualiser notre memoire historique recente. Plus ambigu est " pick sous" qui traine pour indemniser les victimes. Decidement les mauvaises habitudes persistent...
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  • Jean-Claude Borel, Narbonne, France
    Jean-Claude Borel, Narbonne, France à 28.11.2019
    Je découvre cette triste et scandaleuse réalité avec stupéfaction et indignation !
    Note : C'est rare de trouver des fautes dans vos articles, mais en voici une belle : La honte les rendaient muettes, elles aussi.
    (Dans La «Maison d’une autre Suisse»)
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  • Fred Suban, Pattaya, Thailand
    Fred Suban, Pattaya, Thailand à 28.11.2019
    Als Auslandschweizer in Deutschland lebend, flüchtete meine Mutter mit uns 4 Kindern 1945, kurz vor Kriegsschluss, in die Schweiz. Der Vater wurde vermisst und auch nie mehr aufgefunden. In der Heimatgemeinde im Kanton Thurgau angekommen, wurde meine älteste Schwester an den Bauernhof eines Vetters des damaligen katholischen Pfarrers verdingt, obwohl sie noch im letzten Jahr schulpflichtig war. Unsere Mutter hat sich mit aller Kraft und voller Verzweiflung gewehrt, dass wenigsten die anderen drei Kinder bei ihr bleiben durften. Wir Kinder wurden in der Schule, und ich später auch in der Realschule im Kloster St. Gallen vom damaligen Rektor wo immer möglich gemobbt, da meine Mutter nur eine einfache Fabrikarbeiterin war. Betreffend Vetternwirtschaft bei Behörden hat sich in der Schweiz bis heute nicht viel geändert, wehalb ich mich entschlossen habe, nach der Pensionierung auszuwandern. Die Schweiz hat manche Schattenseiten, die ein Grossteil der Bevölkerung gerne verschweigen.
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    • Bernice Zieba, England
      Bernice Zieba, England à 29.11.2019
      Das zu lesen macht mich traurig und bedrückt. Jetzt gilt es wachsam herum zu schauen - was für Ungerechtigkeiten geschehen gerade jetzt, wofür man sich später grämen wird, und was kann man dagegen tun?
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  • Oskar Schmid, Ottobrunn, Deutschland
    Oskar Schmid, Ottobrunn, Deutschland à 28.11.2019
    Begriffe wie «administrative Versorgung» sind uns Schweizern durchaus bekannt. Aber wer nicht davon betroffen war, konnte sich irgend etwas darunter vorstellen.
    Der Bericht der Unabhängigen Expertenkommission zeigt endlich das ganze Ausmass dieser unmenschlichen Praxis, und es läuft mir kalt den Rücken herunter, wenn ich das lese. Und dass die Gesetze erst 1981 geändert wurden - wohl eher unter Druck von Aussen (Unvereinbarkeit mit der Europäischen Menschenrechtskonvention)- zeigt, dass es selbst in den Achtziger Jahren noch wenig Unrechtsbewusstsein gab.
    Da hat es noch viele Mutige gebraucht, um dieses Unrechtssystem zu beenden und nun - Jahrzehnte später - wieder, um es dem Vergessen zu entreissen. Von diesen Menschen bin ich tief beeindruckt.
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  • Yvonne Frauenfelder, Sonoma, U.S.A.
    Yvonne Frauenfelder, Sonoma, U.S.A. à 28.11.2019
    Von Verdingkinder zur Verwaltungsjustiz - Die dunklen Seiten der Schweiz offenbaren sich der Welt. Jeder Schweizer trägt seine Verantwortung.
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  • Ernst Rütimann, Trang, Thailand
    Ernst Rütimann, Trang, Thailand à 28.11.2019
    Als ich das Datum 1981 las war, ich sehr erschrocken; dachte ich doch, dass diese Episode nach dem 2. Weltkrieg sein Ende fand, und nicht noch so lange fortgeführt worden ist. Ich schäme mich als Schweizer. Da die Verantwortlichen dachten, etwas Gutes zu tun für diese weggestellten Leute und die getrennten Familien, darf das nicht als Entschuldigung gelten. Die Behörden hätten lieber helfen sollen, man hat auch sonst für jeden Mist Steuergelder! Damals noch auf Phuket lebend, traf ich zufällig eines der ehemaligen Verdingkinder und wir hatten ein langes Gespräch.
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  • Robert Hirschi, Vancouver, Canada
    Robert Hirschi, Vancouver, Canada à 28.11.2019
    Wenn Ich diese Nachrichten und Berichte lese, verliere ich die Freude und Lust, die Schweiz nochmals zu besuchen. Diese Beamten, sollten sie noch leben, müssen alle verurteilt werden und die Betroffenen sollten Entschädigungen erhalten. Das ist eine Schande für die Schweiz und zeigt wieder wie die Stimmenlosen behandelt wurden. Da bin ich froh, dass die Schweiz seit 52 Jahre nicht mehr meine Heimat ist.
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  • Hansjörg Surber, Gyenesdiás, Ungarn
    Hansjörg Surber, Gyenesdiás, Ungarn à 28.11.2019
    Nebst den von der "Schweizer Revue" aufgegriffenen Themen und den jüdischen Vermögen gab es noch andere dunkle, oder zumindest düstere Kapitel in der Schweiz. Ich möchte hier nur die Fichen-Affäre (wo ich auch verzeichnet war, weil ich eine Studentenreise in die Sowjetunion gemacht habe), und das erst 1971 eingeführte Frauen Stimm- und Wahlrecht. Die Schweiz war politisch und sozial ein Schlusslicht in Europa. Sie ist auch heute noch nicht das "Bluemetetrögli"-Paradies wie man sie gerne sehen möchte. Ich lebe seit 10 Jahren in Ungarn, ein Land, auf welches gerne mit Verachtung geblickt wird. In dieser Zeit habe ich gelernt, zum Teil aus unliebsamen Erfahrungen, die Schweiz mit anderen Augen zu sehen. Ich denke nicht, dass ich in nächster Zeit wieder zurückkeheren werde, uns gefällt es in Ungarn.
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  • Loyse Morard, Denée, Belgique
    Loyse Morard, Denée, Belgique à 28.11.2019
    Merci de cet article au contenu tristement exact.
    On pourrait renvoyer aussi au beau et tragique livre-témoignage de Nelly Schenker, "Une longue, longue attente. Mes souvenirs", paru en français aux éditions "Quart-Monde" en 2018. Titre original allemand :"Es langs, langs Warteli für es goldigs Nüteli. Meine Erinnerungen", edition Gesowip, Bâle, 2014.
    L'information honnête: une qualité suisse ?
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  • Isabel Fuchs, Connecticut, USA
    Isabel Fuchs, Connecticut, USA à 28.11.2019
    Surprised and totally shocked to find this out now.
    Couldn't stop reading your report.
    And this was going on under my nose for 25 years while living in Switzerland. Never spoken about, non-existent conversation at the table. Who knew? Repulsive and shameful. How dared they?
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    • Martin Kappeyne, Los Angeleles, USA
      Martin Kappeyne, Los Angeleles, USA à 01.12.2019
      I totally agree. I lived in Switzerland for 11 years and never heard a thing about this. I am pleased to see that we are addressing it now, although it will be too late for many of those that had their lives destroyed.

      Let us be sure not to forget and not let it happen again.
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  • Kurt Baumgartner, Ottawa Canada
    Kurt Baumgartner, Ottawa Canada à 28.11.2019
    When I read such news (thank you, "Beobachter"), I am embarrassed rather than proud of my Swiss heritage. As someone who grew up and spent the first twenty years of his life in Switzerland and the last almost sixty in Canada, this is not the country I rembember.
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  • Tamara McGirr, Neuseeland
    Tamara McGirr, Neuseeland à 28.11.2019
    Das ist ja furchtbar. Ich wusste von den Verdingkindern und nun auch noch das. Was für eine Schande, kaum fassbar wie viel Macht zur Ungerechtigkeit den Behörden zustand. Ich bin vor drei Jahren ausgewandert und muss leider feststellen, dass es auch hier wo ich jetzt bin, der Staat viel Dreck am Stecken hat. Es macht mich traurig festzustellen, wie viel Unmenschlichkeit es unter uns und überall gibt.
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  • Pit Hoffstetter, Interlaken
    Pit Hoffstetter, Interlaken à 29.11.2019
    ... aber es hat ja nie so ganz aufgehört ...die Kinderschutzpolizei KESB handelt heute in ähnlicher Grundhaltung... nicht mehr so plump, wie bis vor kurzem, aber mir mehr Raffinesse, was nicht weniger verwerflich ist! Diese Staatsideologie ist schwer auszurotten...
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  • Marco Schmon Galera, Espagna
    Marco Schmon Galera, Espagna à 29.11.2019
    yo tambien fui internado en un psiquiátrico casi me destrozaron la cabeza con fármacos... en Basel y Wil.
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  • Laurent Bürki, 56520 Guidel, France
    Laurent Bürki, 56520 Guidel, France à 29.11.2019
    Merci pour ce déballement de l'histoire honteuse de mon pays. Rétrospectivement, j'éprouve une profonde révulsion, mais aussi une reconnaissance pour le courage de tendre le miroir, peu glorieux, de ce chapitre de notre histoire. Restant tout de même attaché au pays qui m'a construit!
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  • Regula Stolz, Paringa, Australia
    Regula Stolz, Paringa, Australia à 30.11.2019
    Das alles erinnert mich an die Zeit, als ich in einer Psychatrischen Kinik arbeitete. Als Hilfsschwester habe ich Patientenberichte gelesen. Die meisten - meistens Frauen - wurden eingeliefert, weil einem Vormund oder Gemeindepräsidenten etwas nicht passte oder keine Arbeit gefunden werden konnte - oder weil es so einfacher war, jemanden aus dem Weg zu schaffen. Ich glaube, jedes Land hat irgendwo eine schattige Zeit.
    Wir können nur hoffen, dass von Fehlern gelernt wird, und sich Gleiches nicht wiederholt.
    Présenter la traduction
  • René Gottschall, Comps (Gard), France
    René Gottschall, Comps (Gard), France à 30.11.2019
    J'ai un sentiment de tristesse et de honte à la lecture du rapport des expert et ce pour deux raisons: la première c'est d'avoir contribué au malheur des enfants arrachés à leurs familles, en vendant des timbres "Pro Juventute", comme des milliers d'autres écoliers des années 1940, avec le sentiment de faire "le Bien"!
    Puis, plus tard, en tant que policier, pour avoir dû conduire certains adolescents, ou même adultes "réfractaires au système", dans des institutions où ils étaient sensés être remis sur le droit chemin!
    Il est certain que glorifier nos ancêtres fondateurs et montrer au monde entier comment il faut s'y prendre pour faire vivre en bonne intelligence quatre régions linguistiques, ne suffit plus pour nous donner bonne conscience.
    Regardons bien en face tous les comportements scandaleux qui ont émaillé l'Histoire de notre pays, puis qui ont conduit tant de jeunes et moins jeunes à être privés de leurs droits fondamentaux!
    Présenter la traduction
  • Johanna Burkhalte, Frankreich
    Johanna Burkhalte, Frankreich à 30.11.2019
    Ich zweifle daran, dass 1981 das richtige Datum ist! Ich bin am 1. April (Ironie des Schicksals!) 1990 nach Frankreich geflohen, mit meinen zwei Kindern, 2 und 5-jährig, weil man sie mit der Polizei holen kommen wollte, um sie zu ihrem Vater zu bringen. Er stützte sich auf ein Gesetz, das scheinbar noch in Kraft war und das sagte: wer mehr als 30-mal pro Jahr umzieht, dem kann man die Kinder entziehen. Weitere Ironie des Schicksals: mein Mann war von Zigeunern abstammend, ist im Gefängnis gewesen - unter anderem wegen Gewalttätigkeit an Frauen. Ich musste vor ihm fliehen und das Gericht hat entschieden, dass er in meinem Haus bleiben darf und ich, die Besitzerin, war auf der Strasse mit zwei Kleinkindern! Meine ganze Familie hat meinen Mann unterstützt und so kam es, dass das Gericht nie einen Auszug aus dem Strafregister verlangt hat, obschon ich als Musiklehrerin eine vertrauenswürdige Person war und mein Mann dafür bekannt war, in den Kneipen herumzuhängen! Ich bin von einem Polizisten als Privatdetektiv verfolgt worden und habe dem "Beobachter", dessen positive Rolle im Artikel erwähnt wird, meine Geschichte erzählt. Er hat nicht den kleinen Finger gerührt, vielleicht weil sie so unglaublich ist? Jedenfalls, an die Schweiz denke ich mit Bitternis zurück, auch nach 30 Jahren in Frankreich!
    Présenter la traduction
  • Thomas Klaesi, Freiburg im Breisgau, Deutschland
    Thomas Klaesi, Freiburg im Breisgau, Deutschland à 30.11.2019
    Zufällig stosse ich auf den längst fälligen Artikel dieser schweizerischen Versorgungsmethoden. Ich selber war ein Opfer dieser "Gesetze". Noch heute habe ich teilweise Nachwehen, wie zum Beispiel: hier meinen richtigen Namen zu nennen. Zu einem späteren Zeitpunkt werde ich mich nochmals dem Thema widmen. Heute lebe ich bereits seit vielen Jahren mit meiner Partnerin in Deutschland. Beruflich habe ich vieles erreicht.

    Ich bin echt froh, diesen Artikel aufgefunden zu haben. Vielleicht finde ich auf diesem Weg einen Ansprechpartner?
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  • Renata Neuweiler, Gazi-Heraklion, Kreta, Griechenland
    Renata Neuweiler, Gazi-Heraklion, Kreta, Griechenland à 01.12.2019
    Mein Vater war ein Verdingkind, doch hatte er Glück. Er kehrte zu seiner Familie zurück, machte eine kaufmännische Lehre und konnte ein ganz normales Leben leben. Ich hatte das Glück, in einer guten Familie, beschützt und behütet aufzuwachsen. Mit uns Kindern hat mein Vater nie über die Zeit als Verdingkind gesprochen. Erst in der "Schweizer Revue" habe ich über diese katastrophalen Methoden erfahren. Ich bin schockiert, weil wir Schweizer mit unserer Demokratie, unserer Reinheit und unserem ach so idyllisches Leben prahlen. Wieviel Dreck werden wir in den nächsten Jahren und Jahrzehnten noch aufdecken?
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  • Annette Niess-Obrecht, St-Quentin, Frankreich
    Annette Niess-Obrecht, St-Quentin, Frankreich à 01.12.2019
    Ich bin sehr geschockt! Nie hätte ich gedacht, dass es so schlimm war, so viele Menschen betroffen waren und es bis 1981 gedauert hat! Meine Großmutter verlor mehrere Kleinkinder, weil ihr 1.Ehemann Tuberkulose hatte und die Kinder leider sehr früh starben oder behindert waren. Als ihr Mann schlussendlich starb, wurden ihr die zwei überlebenden Kinder weggenommen. Ihr Sohn kam (Gott sei Dank) zu den Großeltern nach Bern, aber ihre kleine Tochter Christine hat sie nie wieder gesehen. Sie wurde ein Verdingkind auf einem Bauernhof im Kanton Luzern.
    Ich bin heute, nach all den Jahren immer noch geschockt und traurig. Die Zeiten zwischen den Weltkriegen waren hart, aber das ist in keinem Fall eine annehmbare Erklärung für solche unmenschliche Methoden!
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  • Verena Zürcher, Q.Roo, Mexico
    Verena Zürcher, Q.Roo, Mexico à 04.12.2019
    Als ich 1971 17-jährig schwanger wurde und in Begleitung meiner Mutter einen Frauenarzt aufsuchte zwecks Vorsorgeuntersuchung in der Schwangerschaft, wurde uns nahegelegt, einem Schwangerschaftsabruch zuzustimmen, ansonsten ich - laut Gesetz - als minderjährige Mutter in ein Heim eingewiesen würde. Ich bin jetzt 65 Jahre alt und kinderlos geblieben.
    In was für einem Märchenland bin ich aufgezogen worden!
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  • Pierre Gustave Félix Denoréaz, Yokohama, Japon
    Pierre Gustave Félix Denoréaz, Yokohama, Japon à 04.12.2019
    La rédaction se réserve le droit de ne pas publier tout commentaire à caractère discriminatoire, raciste, déshonarant ou haineux.
    Ce qui veut dire que je dois dire que la Suisse est un pays magnifique ? Où tout baigne dans l'huille ! Que les montagnes sont belles, etc.

    J'ai lu cet article, je suis encore sous le choc. Moi, qui vis à l'étranger depuis une cinquantaine d'années... je sais bien que la Suisse n'est pas au-dessus de tout soupçon (Jean Ziegler), mais après avoir lu cet article... Désolé, mais je ne suis pas fier d'être suisse.
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  • Marlene Amsler, Rødovre, Dänemark
    Marlene Amsler, Rødovre, Dänemark à 04.12.2019
    Ich bin schockiert und empört, dass dieses unmenschliche Gesetz bis 1981 aufrechterhalten wurde. Mein Vater wurde 1926 als 12-Jähriger zu einem Bauern verdingt, weil sein Vater gestorben war. Dort wurde er geschlagen, musste von morgens bis abends arbeiten, und bekam wenig zu essen. Als junger Mann wurde er wegen angeblicher "Arbeitsscheu" ein 1/2 Jahr in die Justizvollzugsanstalt Witzwil überwiesen. Mein Vater war kein liebevoller Mensch, und ich habe ihn in meiner Kindheit/Jugend gefürchtet, aber ich kann ihn seit einigen Jahren verstehen und bedauern, da er nie Liebe und Wärme bekommen hat.
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  • Toni Kuhn, Tepoztlán, Mexiko
    Toni Kuhn, Tepoztlán, Mexiko à 26.12.2019
    Besten Dank, Susanne Wenger, für Ihren Artikel.
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  • Katya Tomasini, Wiesweiler, Deutschland
    Katya Tomasini, Wiesweiler, Deutschland à 03.01.2020
    Danke, dass Sie meinen Beitrag veröffentlicht haben.
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