Au Tessin, les frontaliers continuent de cristalliser les tensions

Dans le petit canton du Tessin, le nombre de pendulaires italiens sur le marché du travail est en hausse constante. En conséquence, la population locale a développé un réflexe de défense et a même adopté une initiative populaire pour la préférence nationale à l’échelle du canton. Les Italiens s’inquiètent.

Les frontaliers italiens donnent du fil à retordre aux Tessinois en raison des postes de travail mais aussi de la circulation aux heures de pointe, comme ici sur l’A2 au niveau de Mendrisio en direction de la frontière. Photo Keystone

Frontaliers étrangers selon le pays de résidence

Les frontaliers préfèrent prendre leur propre voiture pour se rendre au travail. Il en résulte chaque matin un flux sans fin de véhicules qui s’engouffrent dans le Tessin depuis les provinces frontalières de Côme et de Varèse et, le soir, un flux en sens inverse. Au passage de la frontière à Chiasso, les «Frontalieri» ont même une voie qui leur est consacrée aux heures de pointe. Le canton du Tessin, avec ses 350 000 habitants, compte à présent quelque 62 500 frontaliers. En quelques années, leur nombre a nettement augmenté. Plus déterminant encore: ils occupent plus d’un quart de tous les emplois. Dans aucune autre grande région de Suisse, le ratio entre frontaliers et population locale n’est aussi élevé. Précisons également que, contrairement aux années nonante, les frontaliers du Tessin ne travaillent plus presque exclusivement dans l’industrie, mais aussi de plus en plus dans les services.

Ces frontaliers prennent-ils le travail de la population locale et contribuent-ils au dumping salarial en étant prêts à accepter des salaires plus bas que ceux des Tessinois? La question divise depuis plusieurs années. En effet, la frontière géographique entre la Suisse et l’Italie est aussi une frontière salariale. En Suisse, les salaires sont au moins deux à trois fois plus élevés qu’en Italie. Même les salaires suisses les plus bas sont plus élevés que les salaires italiens. Des études ont montré qu’il n’existe pas d’autres régions en Europe centrale avec un écart salarial aussi frappant. En outre, en raison de la crise économique persistante et du taux de chômage élevé en Italie, beaucoup d’Italiens sont prêts à accepter de parcourir de longs trajets. L’essentiel étant pour eux d’avoir un travail. Le Tessin pour sa part est confronté à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée et beaucoup de postes ne peuvent être pourvus par les travailleurs suisses.

Ils n’ont pas évincé les travailleurs locaux

Une étude de l’Institut de recherche en économie de l’Université de la Suisse italienne (IRE) concluait en 2016 que la hausse du nombre de frontaliers et de résidents étrangers provoquée par l’accord sur la libre circulation des personnes n’a pas augmenté le risque de chômage pour la population locale du Tessin. Il n’est certes pas possible d’exclure que des travailleurs étrangers n’aient pas ponctuellement remplacé des locaux sur certains postes, mais on ne peut pas parler d’évincement systématique. Par ailleurs, le taux de chômage de 3,5 % est toujours aussi faible et correspond à la moyenne suisse.

Pourtant, beaucoup de Tessinois ont l’impression que leurs emplois sont en péril car la pression est plus forte. Ils craignent aussi pour leurs salaires et ils en ont assez des embouteillages quotidiens dans les zones proches de la frontière. Le résultat de la votation du 9 février 2014 reflète leur état d’esprit. L’initiative populaire «Contre l’immigration de masse» lancée par l’UDC, parti national-conservateur, a été approuvée par 68 % des électeurs du Tessin, soit le taux le plus élevé de tous les cantons suisses. Contrairement à la Suisse alémanique, où l’immigration effective a surtout joué un rôle dans le résultat de la votation, au Tessin, le phénomène des frontaliers a été déterminant dans la volonté de réintroduire des quotas de travailleurs étrangers.

L’UDC tessinoise a aussitôt doublé ce résultat d’une initiative cantonale intitulée «Prima i nostri!» («Les nôtres d’abord!») Ce projet demande que la préférence nationale sur le marché du travail soit également inscrite dans la Constitution cantonale. Les signatures requises ont rapidement été recueillies et, fin septembre 2016, 58 % des votants ont approuvé cette initiative constitutionnelle dans ce canton italophone.

La préférence nationale pour lutter contre le dumping salarial

Il est désormais inscrit dans la Constitution du Tessin que, à qualification égale, la préférence doit être accordée au travailleur local. Le but est d’éviter le dumping salarial. Par ailleurs, le Tessin est aussi chargé de surveiller le contenu des contrats internationaux conclus par la Confédération, comme l’accord fiscal sur les frontaliers entre la Suisse et l’Italie.

Les appels du gouvernement cantonal et de la majorité parlementaire à rejeter l’initiative de l’UDC, qui introduit des prescriptions de politique sociale, économique et étrangère ne relevant pas de la compétence du canton, ont largement été ignorés. Une expertise confiée à Giovanni Baggini, professeur de droit public, administratif et européen à l’Université de Zurich, concluait à la quasi-impossibilité d’appliquer cette initiative. Toutefois, une commission parlementaire spéciale élabore actuellement des propositions pour les domaines dans lesquels il semble possible de mettre en œuvre la préférence nationale, par exemple dans l’administration publique. Tout comme pour l’application de l’initiative nationale contre une immigration de masse à laquelle se heurte le Parlement suisse, les lois tessinoises doivent être compatibles avec les accords bilatéraux européens et avec la libre circulation des personnes.

Tensions aux frontières

En Italie, pays membre de l’UE, on s’inquiète des efforts déployés pour réintroduire la préférence nationale en Suisse. L’approbation de l’initiative populaire «Les nôtres d’abord» n’a pas vraiment contribué à apaiser les tensions entre le Tessin et les régions italiennes frontalières. En effet, ce vote a été perçu en Italie comme un vote contre les frontaliers. Le résultat de la votation a même fait la une du «Corriere della Sera», premier quotidien italien. L’idée d’une grève des frontaliers a été brièvement envisagée.

Plusieurs personnalités politiques italiennes rappellent que le Tessin doit aussi aux frontaliers son essor économique après l’entrée en vigueur des accords bilatéraux et l’ouverture du marché qui a suivi. Par ailleurs, la main-d’œuvre italienne ne peut pas être embauchée dans des institutions publiques comme les maisons pour personnes âgées ou les hôpitaux. Mais cet aspect est ignoré. Dans un premier temps, Roberto Maroni (Ligue du Nord), président de la région de Lombardie, a haussé le ton en déclarant: «Les travailleurs de Lombardie ne peuvent pas être humiliés tous les jours et considérés comme des résidents illégaux.» Mais la violence des réactions initiales face à l’approbation de l’initiative a été suivie d’un retour au calme. Après avoir rencontré le gouvernement du Tessin à Bellinzone, Roberto Maroni a expliqué que les régions frontalières suisses et italiennes continueraient de collaborer de manière constructive.

Jusqu’à présent, le canton de Genève était le seul à avoir une clause de sauvegarde pour le marché du travail. Cette règle en vigueur depuis 2012 ne s’applique toutefois qu’à l’administration cantonale, aux institutions de droit public ou aux fondations bénéficiant d’un cofinancement public. Avant de publier un poste et de le pourvoir, les offices régionaux de placement doivent impérativement regarder si un travailleur résidant dans le canton est disponible pour ce poste.

Gerhard Lob est journaliste indépendant au Tessin

Frontaliers étrangers selon le pays de résidence

En 2001, soit avant l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes avec les pays occidentaux de l’UE, l’Office fédéral de la statistique (OFS) dénombrait 151 133 frontaliers en Suisse. Ils sont à présent 314 110 (état: 3e trimestre 2016). La majorité d’entre eux viennent de France et travaillent principalement dans la région de Genève. Parmi les grandes régions suisses, c’est celle qui emploie le plus de frontaliers. On trouve ensuite la Suisse du Nord-Ouest, avec Bâle comme ville principale, où sont embauchés 72 556 frontaliers qui viennent principalement d’Allemagne, mais aussi de France. La plupart des frontaliers italiens travaillent au Tessin, et un moindre nombre dans les Grisons ou en Valais. En nombre total de travailleurs frontaliers, le petit canton du Tessin se place en troisième position après l’Arc lémanique et la Suisse du Nord-Ouest. Les frontaliers représentent 10 % de tous les actifs dans la région de Genève et sont proportionnellement aussi nombreux en Suisse du Nord-Ouest. Au Tessin, ils représentent 26,2 % de tous les travailleurs, soit le ratio de loin le plus élevé.

Frontaliers

Les frontaliers sont des ressortissants étrangers domiciliés dans la région frontalière étrangère et travaillant dans la zone frontalière suisse. Par zones frontalières, on entend les régions déterminées dans les accords frontaliers conclus entre la Suisse et les pays voisins. Les frontaliers doivent retourner au moins une fois par semaine à leur domicile principal à l’étranger.

Les frontaliers des États membres de l’UE/AELE jouissent de la mobilité professionnelle et géographique à l’intérieur de l’ensemble des zones frontalières de Suisse. Les ressortissants de l’UE-17/AELE jouissent de la libre circulation complète depuis le 1er juin 2007. Ils peuvent résider partout au sein de l’UE/AELE et travailler dans toute la Suisse, à la seule condition de rentrer chaque semaine dans leur domicile à l’étranger. Alors que les zones frontalières sont désormais abolies pour les frontaliers de l’UE-8, elles sont maintenues pour les ressortissants de l’UE-2.

Commentaires (20)
  • Schwab Norbert
    Schwab Norbert à 14.01.2017
    Bin nun 54 von 49 bis 53 suchte ich in der NWCH vergeblich einen Job. Bin Elek.-ingenieur uns spreche 5 Sprachen aber einschlägige Antwort zu alt, zu alt. So musste ich eine Entscheidung fällen. Wanderte aus in die Philippinen und lebe nun seit 2 Jahren mit neuer Familie und kleiner Tochter hier. Habe weniger als in der CH, bin aber zufriedener. In der CH gibt es keinen ehrlichen Politiker mehr, der wirklich an die eigenen Leute, welche ihn gewählt habe, denkt. Ohne Ausnahme. Ich war mal richtig stolz CHer zu sein. Aber man zwingt 50+ oder bereits, wie ich von Freunden mehr und mehr erfahre, 40/45+ eine andere Richtung zu wählen. Ausländer nehmen zwangszweise unsere Jobs weg und Sozialverantwortung gibt es in der CH nicht mehr!! Nun tut Tessin was und das gefällt mir richtig. Es geht in die richtige Richtung. Weiter so.
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    • Alex Wenger
      Alex Wenger à 14.01.2017
      Sie haben absolut RECHT! - mit 50 ist vor allem fuer besser Ausgebildete Schweizer/innen "finito"; in der Schweiz warden die eigenen Buerger in vielen Bereichen, v.a. aber im Arbeitsmarkt, DISKRIMINIERT wie kaum in einem Land; in den USA haette es schon laengstens entsprechende "Discrimination Lawsuits" gegeben; auch Volkswirtschaftlich macht es keinen Sinn, die Leute eigentlich gut auszubilden und schon nach ca. 25 Jahren auf das Abstellgeleise zu schieben. TRAURIG was in unserem Land laeuft - Bern macht nichts! eine Volksinitiate ist darum UEBERFAELLIG!
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    • Rolf
      Rolf à 19.01.2017
      To Norbert Schwab's comment: Isn't what you did, finding work in another country, exactly what the Italians coming across the border into Tessin are doing? Except they have the luck that the country with jobs and good salaries is just a car commute away, while you chose a country that is on the other side of the planet.
      I am an expat too and am grateful that I am welcome here and my work is valued here. It amazes me that other expats in similar positions are unwilling to expand the same welcome to foreigners into our homeland: Switzerland.
      Age discrimination is a real problem. So is traffic. We should work on solutions for those and not confuse them with "other" people coming to work in Switzerland.
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  • Jean Thomas Weber
    Jean Thomas Weber à 14.01.2017
    Liebe HH Schwab + Wenger. "Bern macht nichts!" Es sind nicht die Linken und Netten und weiss Gott wer; die Schweiz wird nach wie vor bürgerlich regiert. Und so lange Sie bürgerlich, insbesondere SVP wählen, wird weiterhin nichts passieren. "Wer hinter den Flöten nachläuft, bleibt immer eine Ratte", nicht nur in Hammeln.
    Und Herr Schwab, seien Sie ehrlich, das Eine hat mit dem Anderen nichts zu tun.
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    • Marie-Dominique Forster
      Marie-Dominique Forster à 15.01.2017
      Je suis Genevoise et le "problème " frontalier, je connais. Il faut arrêter de mettre tous les problèmes du travail et autres sur leur dos. Arrêter de croire que limiter leur nombre est la solution miracle. La Suisse a besoin de personnes qualifiées mais également de personnes dans les fabriques d'horlogerie, dans nos magasins etc.
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    • Erwin Balli-Ramos
      Erwin Balli-Ramos à 14.03.2017
      Sehr geehrter Herr Jean-Thomas Weber

      Haben Sie meinen besten Dank und Respekt für Ihre sdachliche Richtigstellung.

      mfG Erwin Balli
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  • Claudio Dutler
    Claudio Dutler à 14.01.2017
    Text der Foto ist Falsch. Wir sind nicht auf der A2 bei Mendrisio in Richtung Grenze. Die Foto wurde in Ponte Chiasso (Como-Italien) Richtung Chiasso, an der Grenzübergang Chiasso-Strada, genommen.
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  • Rick Jones
    Rick Jones à 15.01.2017
    Absolutely correct! 'Prima i nostri' are doing the right thing in insisting that jobs should go to the Ticinese firstly and not border workers. As a Swiss living abroad I am constantly aware of the tensions created by border workers when I return to Lugano, my adopted city of 23 years. Ticino is only a small canton and should not have to suffer the economic and congestion problems associated with the influx of (mainly) Italians, transforming poor Lugano into some kind of Italian enclave. Keep the national Swiss character of this area alive and well!
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    • Alfred Moresi
      Alfred Moresi à 15.01.2017
      I agree wholeheartedly with your view.
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    • Isabelle K.
      Isabelle K. à 16.01.2017
      Absolutely right! I am a Swiss citizen currently living in London, looking to return to Lugano but stuck here, due to a lack of properly remunerated jobs in Lugano. I have a 75 year old mother paying over half her pension in rent for a tiny one bedroom in Ticino. She is left with nothing after her bills are paid. Her health insurance keeps creeping up and her landlord wants her out. I should be able to earn a decent wage in Switzerland and help her out. Unfortunately someone from across the border is willing to accept half the pay...
      Furthermore, Lugano is congested by traffic and there is no tube. The air and noise pollution between Paradiso and Parco Ciani is unbearable. It takes an hour from point A to point B in the morning/evening, but less than 2 minutes at night!!
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  • Kurt Stauffer
    Kurt Stauffer à 15.01.2017
    Das ist leider so. dass man im Alter von 57 Jahren,trotz sehr guten Referenzen unmöglich noch Arbeit findet in der Schweiz.Niemand ist interessiert einen 57 jährigen anzustellen obschon noch Fit und vielen jungen in Sachen Berufsefahrung weit voraus!So blieb meiner Frau und mir nichts anders übrig als nach Südafrika auszuwandern!Es geht uns hier gut!Aber es ist nicht unsere Heimat und dies bedrückt uns!Es ist nicht einfach im Alter von 57 Jahren seine Heimat zu verlassen!Wir haben den Glauben an unsere Regierung verloren.Hier werden zugunsten der Wirtschaftsbosse die Karten gemischelt.Tatsache ist, dass die Löhne in der Ch runtergedrückt werden mit der Anstellung von Ausländern!!!
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  • Thomas B
    Thomas B à 15.01.2017
    Schuld an der Misere sind heute immer mehr die multi-nationalen Betriebe. Ich war im Management einer D-A-CH Unternehmung tätig. Ich habe abwechslungsweise fast zu gleichen Teilen in allen 3 Ländern gearbeitet.
    Mit 52 wurde ich entlassen mit der Begründung, dass es einfacher sei, in der CH jemandem zu kündigen als in D oder A, da dort Kündigungsschutz und Gewerkschaften die Arbeitnehmer viel besser schützen. Zudem sei ich zu teuer. Mein Nachfolger aus A hat dann für weniger als 3000 Euro gearbeitet.
    Eine neue Anstellung hat sich nicht mehr ergeben. Lauter Absagen mit "zu teuer" und "überqualifiziert" musste ich hinnehmen.
    Zum Glück konnte ich es mir leisten nun nach Thailand auszuwandern.
    Die heutige Wischi-Waschi-Politik aus Bern wird die CH leider nicht weiter bringen. In der jetzigen Zusammensetzung des Parlamentes scheint eine Politik in die eine oder andere Richtung nicht möglich zu sein, dafür wird die CH mittel- bis langfristig büssen müssen, leider.
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  • Peter.
    Peter. à 15.01.2017
    richtig.No more comment..
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  • Ricardo Chichet
    Ricardo Chichet à 16.01.2017
    C'est pas tout à fait vrai que tous les postes ne puissent pas être pourvus par tessinois, moi, étant tessinois j'ai été rejeté dans l'enseignement tessinois en 2012, bien que par contre le "diparimento della pubblica educazione" de l'époque ait embauché des frontaliers italiens plus jeunes. Ça ne vous semble-t-il pas étonnant?
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    • Elena Riva
      Elena Riva à 17.01.2017
      Il pourrait ne pas être si étonnant que cela? Ne vous en déplaise pas, mais à compétences égales donner la préférence aux tessinois, ne veut quand-même pas dire "ne pas embaucher des personnes plus aptes à faire ce travail".

      Par contre, je m'associe à votre remarque sur le "petit canton". Ce n'est pas parce qu'on est une minorité linguistique que notre canton rétrécit! Perception faussée mais intéressante sur la façon de voir le Tessin par ses compatriotes?
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  • Ricardo Chichet-Taddei
    Ricardo Chichet-Taddei à 16.01.2017
    ah, j'ai oublié.. Le Tessin n'est pas un "petit canton"... Il est en surface parmi les plus grands de toute la Suisse
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    • Philippe Cassard
      Philippe Cassard à 16.01.2017
      Vous avez raison Ricardo, j'ai été étonné aussi par cet adjectif.
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  • Elena Riva
    Elena Riva à 17.01.2017
    Il faudrait peut-être regarder QUI profite vraiment de la situation, c'est-à-dire les entreprises qui embauchent, au lieu de rejeter toujours la faute sur les personnes embauchées..
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  • Ernst  Ruetimann , Trang
    Ernst Ruetimann , Trang à 21.01.2017
    Nach meiner Lehrzeit ausserhalb des Wohnortes und zwei folgenden Arbeitsstellen ( ein Ort Wochenendaufenthalter der andere Pendeln [ OeV ] schwor ich mir keine Stelle mehr anzunehmen , wo laengere Hin- und Herfahrten anfallen . Die Pendelei ist so einen Verschwendung von Zeit und Geld , ganz zu Schweigen von der Belastung der Umwelt ( Autos ), dass es Volkwirtschaftlicher Unsinn ist .- Da sind Loesungen fuer dieses Problem gefragt .- Ich fuhr dann waehrend 19 Jahren zur See > Arbeitsstelle = Wohnort . Zurueck in der Schweiz konnte ich mit dem Fahrrad bequem von Kloten an den Flughafen gelangen .-
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  • Thomas Schneider
    Thomas Schneider à 24.01.2017
    Für juristisch an Grenzgängern Interessierte gibt es ein gutes Buch: Dr. Marc Enz hat in "Grenzgängerregelungen" (Stämpfli Verlag, 2012) die Thematik aus rechtlicher Sicht analysiert.
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