Une nouvelle constellation sous la coupole du Palais fédéral

Une majorité de droite renforcée entre les luttes de pouvoir et un «tournant pour les partis bourgeois», une gauche isolée et en état d’alerte: peu à peu, les nouveaux rapports de force se mettent en place sur l’échiquier politique.

Christian Levrat, président du PS, ici à l’assemblée des délégués du PS Suisse en juin 2016 à Coire, se dit en faveur d’une nouvelle politique d’opposition constructive de son parti. Photo Keystone

Les socio-démocrates tirent la sonnette d’alarme: la majorité bourgeoise aurait «perdu tout sens des responsabilités concernant l’intérêt général du pays et le bien commun». Qui plus est, «La majorité de droite progresse en force, avec à sa tête l’UDC. L’ordre du jour n’est plus au consensus. L’UDC définit les grands axes, le PLR et le PDC les suivent docilement.» Cette analyse succincte mais non moins détonante du PS figure dans un «Appel à une politique d’opposition constructive» du 25 juin.

Ce mot d’ordre s’inscrit dans l’histoire du parti. En 1984, suite au refus de l’élection au Conseil fédéral de Lilian Uchtenhagen, la candidate officielle du Parti socialiste (PS), le président du parti Helmut Hubacher déclare, lors d’un congrès du PS, qu’il est favorable au maintien du PS dans le gouvernement et à la poursuite d’une politique d’opposition constructive. Dans les faits, la portée de cette déclaration s’est révélée limitée. Pourtant, cette déclaration de 1984 resurgit mot pour mot aujourd’hui.

«Politique agressive de cadeaux fiscaux»

L’état d’alerte des socio-démocrates remonte aux élections parlementaires d’octobre 2015 qui ont renforcé les partis de droite. Par ailleurs, l’UDC, le PLR et le PDC ont à leur tête depuis le printemps dernier de nouveaux chefs de file – Albert Rösti, Petra Gössi et Gerhard Pfister – issus eux-mêmes de l’aile droite de leurs propres partis. Selon le président du PS Christian Levrat, les partis de droite suivent une politique agressive de cadeaux fiscaux. Le président du Parti socialiste cite l’exemple éloquent de la 3e réforme de l’imposition des entreprises. À elle seule, elle coûterait environ 1,5 milliard de pertes fiscales pour la Confédération. Le PS a donc lancé un référendum contre cette réforme, ouvrant ainsi un premier champ de bataille dans sa politique d’opposition constructive.

La conseillère nationale bernoise Regula Rytz, présidente du parti des Verts, évoque «l’heure des idéologues» chez les partis bourgeois et de droite. Le clientélisme politique à court terme a remplacé la recherche d’un équilibre social. La ligne politique suivie sur les plans financier et fiscal est particulièrement agressive. Mais cette politique de démantèlement massive, qui remet en question l’engagement international et le système de formation du pays, n’a pas échappé au peuple Suisse, ce qui pourrait rapidement compliquer la tâche des politiques. Regula Rytz souligne également le fort glissement du PDC à droite. La stratégie énergétique a par exemple encore bénéficié au parti durant la dernière législature, mais désormais, «il participe à la réduction des objectifs».

Le PDC semble changer d’orientation sous la houlette de son nouveau président Gerhard Pfister. Ce dernier affiche en effet un programme ambitieux. Plusieurs mois avant les élections à l’automne 2015, il rédigeait dans la «Basler Zeitung» un article intitulé «Gedanken zu einer bürgerlichen Trendwende» (Réflexions sur un tournant des partis bourgeois). Au sein du Parlement, «le parti socio-démocrate impose son calendrier sur des questions clés» alors même que les partis bourgeois bénéficient d’une nette majorité. La raison? Le PLR et le PDC ont trop élargi leur programme. Une «renaissance de la politique bourgeoise» est nécessaire. Mais pour cela, «l’UDC doit limiter sa radicalisation, le PLR ses revendications et le PDC son calendrier arbitraire».

Un tournant des partis bourgeois?

C’est une critique claire adressée à son prédécesseur Christophe Darbellay, qui entretenait des liens étroits avec les petits partis centristes des Vert’ libéraux et des bourgeois-démocrates (PBD). Dans un article paru dans le numéro de juin du magazine «Schweizer Monat», Gerhard Pfister prend clairement ses distances par rapport à ces deux partis. «Ils ne jouent aucun rôle dans le tournant des partis bourgeois», déclare le nouveau chef du parti. Le tournant, terme souvent employé, Gerhard Pfister l’entrevoit en premier lieu dans les «positions communes» avec l’UDC et le PLR.

Mais les trois partis doivent encore trouver une position commune sur des questions déterminantes. Le conseiller national bernois et président de l’UDC Albert Rösti se montre plus réservé dans un entretien qu’il a accordé à la «Revue Suisse». La collaboration entre les trois nouveaux chefs de parti est certes excellente et se déroule dans un «climat de confiance». Mais les chefs de parti n’ont pas de projet commun et ne collaborent qu’au cas par cas. Par ailleurs, les têtes de parti jouent un rôle moindre que les rapports de force qui ont évolué au sein du Parlement et du Conseil fédéral. On peut toutefois noter une «certaine amélioration» dans les domaines de la fiscalité et des redevances, avec la 3e réforme de l’imposition des entreprises. Concernant la stratégie énergétique également, quelques cas problématiques ont pu être réglés et d’anciennes décisions du Parlement, renversées.

Une politique européenne sans unité des partis bourgeois

Mais cela ne doit pas masquer les profondes divergences qui existent au sein des partis bourgeois, notamment en matière d’asile, de migration et de politique européenne. Pour Albert Rösti, la position du PLR au sujet de l’initiative contre l’immigration de masse est gênante, car les libéraux sont contre une mise en œuvre systématique de cette initiative. Albert Rösti déclare également «décevante» la position du Conseil fédéral, qui malgré une nette majorité UDC/PLR, prend plusieurs décisions de gauche.

Pour Petra Gössi, conseillère nationale du canton de Schwytz et présidente de PLR Suisse, très peu de choses ont finalement changé: «Le Parlement ne fonctionne pas très différemment depuis les élections de 2015, il existe encore des majorités variables». Sur les questions de politique sociale, il est très probable que l’on assiste à des ententes entre le PLR et le PS. Les questions de politique financière, fiscale et économique dominant actuellement l’ordre du jour, des accords sont trouvés en premier lieu parmi les partis bourgeois, facilités également par la mise en place de majorités plus nettes.

Toutefois, Petra Gössi critique l’UDC sur un point central: «L’UDC met tout en œuvre pour faire échouer les accords bilatéraux avec l’UE. Elle joue un jeu dangereux. Nous ne souhaitons pas fixer de limites ou des contingents dans la mise en œuvre de l’initiative en faveur de l’immigration de masse. Pour le PLR, la conclusion des accords bilatéraux est la priorité».

Pour Claude Longchamps, politologue et responsable du centre de recherche GfS Berne, le PLR a tracé des lignes rouges claires parce qu’il souhaite sauver absolument les accords bilatéraux pour des raisons économiques. Sur cette question, les libéraux et la gauche partagent des positions communes. Mais depuis les élections de l’année dernière et du fait de la présence de nouveaux présidents à la tête des trois partis bourgeois, la marge de manœuvre du PS s’est considérablement réduite. Comme avant, le Conseil des États ne fonctionne pas vraiment de manière partisane, mais il compte toujours son lot d’alliances variables et de conseillers aux États qui sortent des rangs. Au sein du Conseil national et du Conseil fédéral toutefois, un changement d’orientation se dessine clairement.

Plus de majorité d’origine

Claude Longchamps explique qu’au Conseil fédéral, le PS a perdu sa majorité d’origine en raison de la double représentation de l’UDC et du PLR. Jusqu’à présent, cette majorité avait fonctionné grâce à la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, issue du petit parti du PBD. «Le tournant énergétique mais aussi la politique bancaire reposait sur la constellation suivante: 2 PS, 1 PDC et 1 PBD.» Le conseiller fédéral PLR Didier Burkhalter est donc devenu aujourd’hui une pièce maîtresse de l’échiquier. Si son vote rejoint parfois celui du centre-gauche, «il n’est pas rattaché à cette constellation», explique Longchamps. Bien au contraire: son vote est étroitement surveillé, notamment par l’UDC, qui voit dans le PLR son principal partenaire.

Le politologue note également une lutte de pouvoir entre le PLR et le PDC. Avec à leur tête le nouveau président, Gerhard Pfister, les démocrates-chrétiens souhaitent être considérés, par rapport au PLR, comme le parti qui défend le mieux les valeurs économiques; ils sont également prêts à collaborer davantage avec l’UDC qu’avec le PLR sur les questions de politique agricole et commerciale. Gerhard Pfister souhaite davantage positionner le PDC comme nouvelle force du centre et défend des valeurs conservatrices en matière de politique sociale et familiale. «Son prédécesseur Christophe Darbellay regardait à gauche et à droite et prenait ce qui l’intéressait», dit Claude Longchamps. Cela laissait une certaine marge de manœuvre au PS. Le président du PS Christian Levrat a pu, avec des «offres raisonnables» faites au PDC et PBD dans quelques domaines politiques, trouver les majorités nécessaires et participer ainsi également au calendrier politique. Mais cela ne fonctionne plus aujourd’hui: «La gauche ne dispose plus de plan de bataille qui lui permettrait de trouver de manière active des majorités», selon Claude Longchamps.

Jürg Müller est rédacteur à la «Revue Suisse»

Commentaires (9)
  • Juerg Schwendenr
    Juerg Schwendenr à 05.10.2016
    Das ist eine recht gute Analyse der heutigen Regierung. Die Sprüche der SP sind ja bekannt, wenn ihnen die Felle davonschwimmen und Levrat ist nicht gerade die Leuchte die man hier zeigen müsste. Trotzdem bin ich gespannt, wie die MEI umgesetzt werden wird. Versuche, das Problem unter den Tisch, oder sonstwohin zu wischen gab es ja schon viele. Ich hoffe, dass die Demokratie nicht wegen den Bilateralen begraben werden wird.
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  • W. Bless
    W. Bless à 05.10.2016
    Die Bilateralen, ich denke nicht das diese so wichtig sind, um sie nicht aufkündigen zu können. Die meisten Wirtschaffts-und Handels- Verträge bestanden ja schon vorher, und sind nicht in diesen Bilateralen Verträgen eingeschlossen. Und ob Horizon wirklich das gelbe vom Ei ist, wenn irgendwelche 'Eierköpfe' die Geldtöpfe verwalten, ich weiss nicht. Innovativ ist das sicher nicht, mal schauen wieviel da in Lausanne verbraten wird.
    Also kann das Parlament, wenn es dann will, wieder zurück zu den Wurzeln, tiefe Steuern und mit Augenmass verteilte Sozialleistungen. Und die Sicherheit wieder in die eigene Hand nehmen.
    Vielleicht gibt es ja auch die Einsicht, das illegale Wirschafts-Einwanderer gegen Gesetze verstossen, und dafür nicht belohnt werden sollten, sondern verurteilt, wie z.B. in TH, und dann ausgewiesen.
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  • Felix P. Aebi
    Felix P. Aebi à 06.10.2016
    Dem ersten Satzt von Juerg Schwendener, und nur diesem, kann ich voll beistimmen. Der erste Satz von W. Bless hingegen ist meines Erachtens eher töricht (genau wie der BREXIT-Entscheid im Vereinigten Königreich) und der Rest seines/ihres Kommentars kurzsichtig und zu sehr von der SVP-Propaganda beinflusst. Alles, was die Bilateralen gefährdet, ist schlecht für die Schweiz, auch eine harte Umsetzung der MEI (diese wurde ja nicht von der Mehrheit der Stimmberechtigten, sondern von einer knappen Mehrheit der Stimmenden, bei tiefer Stimmbeteiligung, angenommen). Die Schweiz ist kein Insel-Paradies und braucht eine soziale (nicht sozialistische) und offene Wirtschaftspolitik und nicht nur eine Politik der Steuersenkungen für die Unternehmen (s. z.B. Unternehmenssteuerreformen).
    Nicht nur illegale Wirtschafts-Einwanderer verstossen gegen Gesetze, sondern auch sogenannt brave Eidgenossen. Und der schlimmste Verstoss ist der gegen die Menschlichkeit, Kriegsvertriebene und vor allem Kinder sollten in unserem reichen Land willkommen(er) sein.
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    • Erwin Balli-Ramos
      Erwin Balli-Ramos à 08.10.2016
      Selbstverständlich müssen wir, nicht nur aus humanitären Grúnden, den Flüchtlingen mehr Solidarität entgegenbringen,
      Denn, entgegengesetzt aller Hetze gegen Einwanderer liegt unsere
      Geburtenrate deutlich unter der Reproduktiosquote von 2 Kindern
      pro Familie. Ergo est, bitte schnallen Sie sich an.

      Die Schweiz ist ein EINWANDERUNGSLAND

      Lassen Sie mich boshafterweise den Faden weiterspinnen. Wenn wir
      weiterhin bei dieser Geburtenrate bleiben und auf, Teufel komm
      raus, keine Zuwanderung wollen, wird der Urschweizer in absehba-
      rer Zeit aussterben. In meinem Testament werde ich mit einem Scherflein dazu beitragen, dass man den Letzten dieser Gattung
      ausstopft und dem Prähistorischem Museum zur Verfügung stellt
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  • Michel Piguet
    Michel Piguet à 06.10.2016
    Ce qui me déplait, c'est qu'une majorité de Suisse-Allemands et une minorité de Suisse-Romands ont oublié une chose essentielle:
    La construction de l'Europe n'est pas qu'une affaire financière, mais aussi un garde-fous contre une éventuelle troisième guerre mondiale. Ce manque de responsabilité d'un parti populiste bien connu et les gens qui suivent ce type de mots d'ordre me chagrinent.

    La deuxième partie, c'est la question des migrants:
    - Tout d'abord un constat, ce ne sont pas habituellement les autochtones qui développent un pays, mais bien le sang neuf de personnes qui ont passé par des épreuves difficiles de survie, épreuves qui forge leur volonté.
    - En suite, on ne peut que déplorer le laisser aller de l'Europe, si je suis pour ouvrir les frontières, comme ce fut le cas lors de la guerre froide (Hongrie et Tchécoslovaquie) ceci doit être accompagné de mesures très complètes pour des personnes qui ne partagent pas la même culture.
    Peu de requérants à l'asile posent problème autrement que par leur présence, (c'est vrai que c'est pénible de cotoyer plus pauvres que soit pour certains et la peur non vérifiée de l'inconnu est traumatisante pour une grande partie de la population.)
    L'étranger qui ne veut pas se soumettre à des mesures de contrôle n'a rien à faire chez nous! ça c'est évident, mais encore faut-il lui faire connaître les limites de ses droits et obligations et que nous on le sache aussi.
    Le port du voile intégral est clairement quelque chose qui sort de nos traditions et représente un danger, alors que le port d'un voile qui ne cache que les cheveux est aussi l'apanage des religieuses chrétiennes, tant catholiques que protestantes. Ceci évidemment pour des principes de sécurité de la population que le port d'un voile qui cache la figue doit être interdit. Comment distinguer un terroriste, d'une femme musulmane nikabée ou burkadée, si l'on ne voit que les yeux.

    Pour les questions économiques, c'est très difficile de trancher dans le contexte du tissu politique de la Suisse avec toutes les places avec avantages fiscaux etc. Tant que l'unité fiscale ne sera pas réalisée, on ne peut blâmer les riches d'essayer de payer le moins possible et de se fait de soustraire à l'état un certain revenu.
    Pour les partisans de la liberté à tout prix, on peut leurs poser la question: Y compris la liberté de les tuer? de les spolier?
    On voit clairement que cela n'existe plus depuis le moyen âge.
    À la fiscalité, on peut ajouter la prévention de santé où on peut constater qu'un Suisse Allemand qui émigre en terre romande devient subitement un être plus malade alors qu'un romand qui s'expatrie en terre germanique recouvre la santé. Allez comprendre pourquoi. Ayant habité à Berne plusieurs années, je peux vous affirmer que je n'ai pas eu l'impression d'être en meilleure ou en moins bonne santé que quand j'habitais sur les bords du Léman. donc qu'il y ait des primes maladies différentes suivant votre lieu de domicile est une énorme connerie qui perdure au désavantage de la Suisse Romande qui se fait spolier des millions de francs par ce biais.
    J'ai vu que la votation à ce sujet a été massivement refusée en terre germanique et acceptée en terre romande et pour cause si les romands subventionnent la maladie des germaniques. C'est pas faire preuve d'esprit fédéral qu'une majorité impose à une minorité une attitude inéquitable.
    À long terme cela ne peut rien amener de bon.
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  • Michel Piguet
    Michel Piguet à 06.10.2016
    En complément à mon ressenti de la politique suisse, j'aimerais ajouter ceci:
    La gauche isolée et ne pouvant plus participer aux décisions du fait de la perte de partenaires partageant des points communs devrait, sortir du gouvernement et engager la lutte pour avoir son mot à dire par d'autres moyens.
    C'est évident que ceci amènerait certains désordres sociaux, mais il est aussi de la responsabilité de la droite de savoir jusqu'où tendre la corde avant qu'elle ne casse. Si par une attitude égoïste, ne vivant que pour la grande finance et creusant l'écart entre les bien lotis et les mal lotis, elle ne doit pas s'étonner si arrivée à un certain point, la concordance n'est plus possible.
    Je suis surpris de l'attitude conciliante devant l'attitude agressive d’une minorité! de personnes qui y gagnent dans les propositions de la droite.
    On peut y voir aussi l'influence des médias qui sont malheureusement toutes de même orientation politique et manquent d'indépendance, ce qui se remarque bien quand on est à l'étranger avec un autre son de cloche.
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    • Philippe Suter Rio de Janeiro
      Philippe Suter Rio de Janeiro à 06.10.2016
      Tout à fait d'accord. En plus, une démocratie directe ou semi directe, ne peut souffrir ni distribution de richesses par trop divergente (Salaires de certains dirigeants) ni pratiques consistant à mettre certaines idéologies ou choix de société particuliers en priorité devant l'individu (gauche et verts d'un côté, absence de mesures d'accompagnement d'un autre, loi du marché toute puissante), ni traditionalisme destiné à défendre des intérêts corporatistes (UDC et paysans, cantons subventionnés) pour fonctionner correctement (Voir 9 février éviter les votes protestataires). Par ailleurs, il faut faire de l'ordre. Par exemple un conseiller national ou aux Etats ne devrait en aucun cas appartenir à un organe dirigeant d'une caisse maladie.
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  • Erwin Balli-Ramos
    Erwin Balli-Ramos à 08.10.2016
    Meine sehr geehrten Damen und Herren
    Was muss es doch für ein erhabenes Gefühl sein, bei passender oder unpassender Gelegenheit, mit stolz geschwellter Brust die, ach so böse EU zu verschreien. Ohne daran zu denken, dass wir als Exportnation über 40% unserer Produkte in diese Zone liefern.
    Lasset uns daher, zu wem auch immer, beten, dass es der EU weiterhin so gut geht wie bisher. Das Gegenteil würde sich bei uns in Arbeitlosenzahlen im 2-stelligen % Bereich niederschla-
    gen.
    Wo sind wir denn besser?
    Wir sind weder fähig, noch willens, ein von Experten ausgearbeitetes standardisiertes Bildungsystem zu installieren, ohne dass dieses zum Politikum wird.
    Unser Sozialsicherungsystem, die AHV. wird demnächst 170 jährig.
    Heute befinden wir uns in einer total anderen Situation, als im Jahre 1948. Ich bedaure, feststellen zu müssen, dass wir auch in
    dieser Angelegenheit nicht in der Lage sein werden, eine Lösung einzuführen, die verhindert, dass schon unsere Kinder in die Altersarmut. Sehen wir zu dass wir ihnen genug Hüte zum Betteln vererben, denn nicht jeder kann Pfandflaschen sammeln.
    Das Alles tönt boshaft, ist es aber nicht. Denn ich weine innerlich vor Scham, unseren Nachkommen dieses Land in diesem Zustand zu übergeben müssen.
    Haben Sie, meine sehr geehrten Damen und Herren, meinen besten Dank für Ihre Aufmerksamkeit.
    Erwin Balli
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  • Margrit Kendrick
    Margrit Kendrick à 10.12.2016
    Die AHV ist nur bald 70 Jahre alt nicht 170. Wir haben hier in der USA das gleiche problem mit funding.
    Margrit Kendrick-Jegge.
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