Les conséquences du Brexit pour la Suisse

Un franc plus fort, une Europe plus faible, des taux encore plus bas: le vote britannique en faveur du Brexit est lourd de conséquences pour l’économie suisse.

Un bon présage? La première ministre britannique, Theresa May, a passé ses vacances d’été en Suisse, avec son mari Philip. Photo: Keystone

En juin, la Grande-Bretagne a décidé de quitter l’Union européenne (UE). Quel est l’impact de ce vote sur la Suisse et son économie? Il est multiple.

1. Les taux d’intérêt vont rester bas pendant encore quelque temps

Le Brexit restera dans les annales comme le krach boursier le plus inoffensif de l’histoire. Certes, au matin du 24 juin, une grande fébrilité régnait à New York, Londres et Tokyo – panique qui s’est toutefois estompée en quelques jours. Dès les premières semaines de juillet, la Bourse de Zurich avait déjà compensé ses pertes. Pourquoi? Entre autres parce que les investisseurs ont compris que le référendum n’aurait quasiment aucune conséquence concrète dans l’immédiat. Les négociations entre la Grande-Bretagne et l’UE devraient durer deux ans, voire plus. Il est encore tout à fait impossible de savoir quels liens économiques les uniront. Peut-être le Royaume-Uni entretiendra-t-il d’ailleurs avec l’Europe des relations relativement étroites, par le truchement de l’Espace économique européen?

La reprise boursière a toutefois une explication supplémentaire: une nouvelle baisse des taux. En effet, les grandes banques centrales comme la Réserve fédérale ou la Banque centrale européenne devraient continuer d’appliquer une politique monétaire très généreuse, ce qui dope les cours des actions. De fait, l’argent doit rester bon marché car la reprise ne s’annonce toujours pas, notamment en Grande-Bretagne. Là-bas, dans le sillage du Brexit, la Banque d’Angleterre a même abaissé son taux directeur à un niveau historiquement bas, en prévision d’un effondrement économique marqué.

Ces évolutions défavorables ont un impact sur la Suisse. En effet, les rendements des emprunts de la Confédération à 10 ans se sont entre-temps établis à -0,5 % – un record. La perspective de la normalisation espérée des taux dans le monde s’éloigne donc encore un peu plus. Cela signifie également que la Banque nationale suisse (BNS) est vouée à maintenir quelque temps encore des taux négatifs, et que les investisseurs internationaux et les détenteurs de trésorerie élevée se tiendront donc à distance du franc. Pour les caisses de pensions ou d’assurance maladie notamment, qui possèdent beaucoup de liquidités, c’est un coup dur.

2. La pression sur le franc reste forte

La Banque nationale suisse a bien résisté à la première tempête d’après-Brexit. Le cours de l’euro, tombé de 1,10 à 1,06 franc peu après le scrutin, a déjà regagné du terrain, s’établissant aux alentours de 1,08 ou 1,09 franc, grâce à la communication claire de la BNS et à ses interventions sur les marchés des devises. Alors que la campagne du Brexit battait son plein, la BNS a dépensé 11 milliards de francs pour acheter des devises étrangères. Cela étant, la Banque nationale est toujours très sollicitée. En effet, le marché des devises reste très fragile et la pression sur le franc suisse ne devrait pas diminuer. Selon les observateurs, la BNS devrait continuer de recourir aux achats de devises comme première ligne de défense, de manière à conserver un taux de change à 1,08 franc. Si les tensions en Europe se renforcent encore, elle pourrait éventuellement de nouveau abaisser ses taux, pour stabiliser le taux de l’euro aux alentours de 1,05 franc.

3. Pertes à l’exportation et dans le secteur du tourisme

La Grande-Bretagne accueille 6 % des exportations suisses. Quant à l’Europe, elle importe 40 % des ventes de produits suisses à l’étranger. La reprise poussive de ces marchés s’était révélée un précieux soutien de l’économie helvétique après le choc lié à l’annulation du taux de change plancher entre le franc et l’euro. Or, si non seulement les investissements mais également les dépenses de consommation reculent dans ces régions, cela a aussi un effet sur les entreprises suisses. Outre le secteur pharmaceutique, qui résiste bien à la crise, la plupart des secteurs exportateurs devraient ressentir les conséquences du Brexit. Pour le secteur du tourisme déjà malmené – au premier semestre, il a accusé un repli du nombre de nuitées –, ce sont là de mauvaises nouvelles. En règle générale, 700 000 Britanniques se rendent en Suisse chaque année. Avec l’atonie de la livre, nombre d’entre eux vont désormais rester au Royaume-Uni. Et même s’ils font le déplacement jusqu’à Lucerne, Mürren ou Verbier pour leurs vacances, leur budget souvenirs et gastronomie sera moins important. Toujours est-il qu’en août, Theresa May a passé ses vacances à Zermatt. Son séjour est tombé à point nommé: la nouvelle première ministre de la Grande-Bretagne, prenant la pose devant les montagnes suisses en pantalon de marche, polo et bâtons de randonnée, a déclaré aux médias britanniques à quel point il faisait bon se promener dans les Alpes suisses.

Mais les banques, elles, ne bénéficient pas d’une telle publicité. Les établissements tels que Credit Suisse ont souffert en Bourse, et le cours de la deuxième plus grosse banque de Suisse est même temporairement passé sous les 10 fr. Les institutions financières locales ne sont toutefois pas les seules à traverser une période difficile. La baisse des taux obère les revenus partout en Europe. De l’Italie à l’Allemagne, les banques souffrent d’une rentabilité en berne et de perspectives incertaines.

4. L’union avec l’Europe est reléguée au second plan

Le Brexit a définitivement fermé la porte à une mise en œuvre rapide et intégrale, dans le sens espéré, de l’initiative contre l’immigration de masse. Il est généralement admis que l’UE se gardera de faire des concessions en matière d’immigration tant que dureront les négociations avec la Grande-Bretagne. D’un autre côté, ce constat politique a poussé à accélérer la recherche d’une solution sans l’UDC. Un compromis se dessine, selon lequel l’initiative serait finalement mise en œuvre en assouplissant les conditions de la priorité aux ressortissants. En conséquence de cette proposition du PLR, les employeurs doivent d’abord notifier leurs postes vacants aux offices régionaux de placement en Suisse, avant de procéder au recrutement d’un candidat à l’étranger. En outre, une clause de sauvegarde régionale et sectorielle doit être appliquée, conformément aux propositions du PDC. Les experts n’excluent pas qu’un tel train de mesures, dépourvu de nombres maximums et autres contingents et, par là même, compatible avec les principes de l’UE, puisse être entériné avant le 7 février 2017.

Reste à savoir dans quelle mesure cette solution parviendrait à réduire l’immigration. Pour les entreprises suisses, qui dépendent d’un contexte stable et d’une immigration modulable, cette mesure serait toutefois positive.

5. La réaction en chaîne, scénario catastrophe du monde politique

Le oui au Brexit a donné un élan supplémentaire aux nationalistes. Les personnalités politiques de la droite conservatrice comme Marine Le Pen veulent à présent faire prévaloir l’hostilité à l’UE et à l’euro. Leur argumentation, selon lequel l’intégration européenne a apporté à leurs pays plus d’inconvénients que d’avantages, est étayée par l’évolution économique. D’après les indicateurs du dernier trimestre, la conjoncture dans l’espace européen est restée fragile. Seule l’Allemagne a enregistré une croissance positive, alors qu’en France et en Italie, c’est la stagnation qui prévaut.

En novembre, le projet européen sera de nouveau mis à l’épreuve. En effet, l’Italie se prononcera sur une réforme de sa constitution – scrutin au cours duquel le premier ministre Matteo Renzi jouera également son avenir politique. En 2017 aura lieu l’élection présidentielle en France. La victoire aux urnes de mouvements eurosceptiques comme le Front national français ou le Movimento 5 Stelle italien pousserait l’Europe sur la voie de la désintégration. D’ores et déjà, seuls 49 % des Italiens considèrent que la monnaie unique européenne est un avantage.

Il est très difficile d’imaginer les répercussions d’un tel scénario sur le marché financier. Assurément, le franc suisse atteindrait des niveaux records. Que la Suisse se le dise: si un pays comme l’Italie sort de l’UE, une augmentation du chômage et une récession seraient au minimum les conséquences d’ores et déjà prévisibles.

Simon Schmid est économiste en chef pour la «Handelszeitung».

Commentaires (28)
  • Hans Rudolf Knecht
    Hans Rudolf Knecht à 05.10.2016
    Ich frage mich was die SNB daran hindert, parkierte Gelder Schweizerischen Pensions- und Krankenkassen mit einem Negativzins zu belegen? Die SNB handelt als nationale Bank damit gegen die Interessen der eigenen Volkswirtschaft und müsste meiner Meinung in dieser Sache eine Nullzins-Option anbieten!
    • Emma Marxer
      Emma Marxer à 06.10.2016
      Endlich mal Stimmen, die bessere Fragen stellen, denn leider profitieren die Banken jetzt vom Wechselkurs und nicht vom Zins und da kann die Schweiz offensichtlich mit ihrem hohen Franken weniger konkurrieren. Mit der Destabilisierung des sozialen Gefüges in DE wird die EU sich selbst auflösen. Denn, wir haben einen Welt-Finanzkrieg, der reale Waffenkrieg muss nicht auch noch folgen. Aber den realen Krieg haben wir auch schon, es ist ein Krieg zwischen politisch links und rechts innerhalb eines Landes. Da gibt es nämlich nur versöhnliche Stimmen auf der moderaten rechten Seite, aber nicht auf der Linken. Aktivisten (Linke) nehmen den Krieg in Kauf, damit sie Ihre Ansprüche (politische Macht) weiterhin gegen die Allgemeinheit durchsetzen können.
      Emma Marxer-Tobler
  • Peter Lang
    Peter Lang à 06.10.2016
    Warum werden nur mutmassliche negative Seiten des Brexit erwähnt? Es gibt auch einen rieseigen positiven Effekt für die Schweiz: Durch den Brexit fällt der undemokratische Moloch schneller auseinander. Daher muss sich die Schweiz keinen Befehlen aus Brüssel mehr beugen.
    • Raphael klaesi
      Raphael klaesi à 06.10.2016
      Sehr Gute antwort ! Peter lang ????
    • Wave Dancer
      Wave Dancer à 07.10.2016
      Ganz einfach, die "Schweizer Revue" ist nicht neutral, sondern ein Instrument der Manipulation und Desinformation für den Bundesrat und gewisser pro EU-Polit-Eliten. Thema Zinsen: "Noch tiefere Zinsen auf Grund von Brexit" ist so eine Falsch-Formel die bewusst verbreitet wird! Die tiefen od. Negativzinsen gibt es nicht auf Grund des Brexites sondern weil die EU - masslos Geld druckt um die bestehenden bankrotten Staatsbanken und ihre Affilates zu retten. Merke - tiefe Zinsen = Plünderung der angesparten Bürger-Vermögen (BVG, Krankenkassen, AHV etc.) im Gegenzug erhalten die manipulatoren in der Finanzwirtschaft heute Milliardenkredite und müssen diese nicht mal zu 100% zurückbezahlen! Wussten Sie, dass der Bund Reservegelder der AHV schon in Hochzinszeiten mit Minimalzinsen von 1% od. weniger missbrauchte? z.B. Zur Deckung der Schulden der IV... Ihr habe keine Ahnung in welchem Masse ihr durch die von Euch gewählen Politiker betrogen werdet! Wer kontrolliert in der Bundesverwaltung die Milliarden an Geldflüssen???
    • Wave Dancer
      Wave Dancer à 07.10.2016
      Ganz einfach, die "Schweizer Revue" ist nicht neutral, sondern ein Instrument der Manipulation und Desinformation für den Bundesrat und gewisser pro EU-Polit-Eliten. Thema Zinsen: "Noch tiefere Zinsen auf Grund von Brexit" ist so eine Falsch-Formel die bewusst verbreitet wird! Die tiefen od. Negativzinsen gibt es nicht auf Grund des Brexites sondern weil die EU - masslos Geld druckt um die bestehenden bankrotten Staatsbanken und ihre Affilates zu retten. Merke - tiefe Zinsen = Plünderung der angesparten Bürger-Vermögen (BVG, Krankenkassen, AHV etc.) im Gegenzug erhalten die manipulatoren in der Finanzwirtschaft heute Milliardenkredite und müssen diese nicht mal zu 100% zurückbezahlen! Wussten Sie, dass der Bund Reservegelder der AHV schon in Hochzinszeiten mit Minimalzinsen von 1% od. weniger missbrauchte? z.B. Zur Deckung der Schulden der IV... Ihr habe keine Ahnung in welchem Masse ihr durch die von Euch gewählen Politiker betrogen werdet! Wer kontrolliert in der Bundesverwaltung die Milliarden an Geldflüssen???
    • Wave Dancer
      Wave Dancer à 07.10.2016
      Ganz einfach, die "Schweizer Revue" ist nicht neutral, sondern ein Instrument der Manipulation und Desinformation für den Bundesrat und gewisser pro EU-Polit-Eliten. Thema Zinsen: "Noch tiefere Zinsen auf Grund von Brexit" ist so eine Falsch-Formel die bewusst verbreitet wird! Die tiefen od. Negativzinsen gibt es nicht auf Grund des Brexites sondern weil die EU - masslos Geld druckt um die bestehenden bankrotten Staatsbanken und ihre Affilates zu retten. Merke - tiefe Zinsen = Plünderung der angesparten Bürger-Vermögen (BVG, Krankenkassen, AHV etc.) im Gegenzug erhalten die manipulatoren in der Finanzwirtschaft heute Milliardenkredite und müssen diese nicht mal zu 100% zurückbezahlen! Wussten Sie, dass der Bund Reservegelder der AHV schon in Hochzinszeiten mit Minimalzinsen von 1% od. weniger missbrauchte? z.B. Zur Deckung der Schulden der IV... Ihr habe keine Ahnung in welchem Masse ihr durch die von Euch gewählen Politiker betrogen werdet! Wer kontrolliert in der Bundesverwaltung die Milliarden an Geldflüssen???
    • Wave Dancer
      Wave Dancer à 07.10.2016
      Ganz einfach, die "Schweizer Revue" ist nicht neutral, sondern ein Instrument der Manipulation und Desinformation für den Bundesrat und gewisser pro EU-Polit-Eliten. Thema Zinsen: "Noch tiefere Zinsen auf Grund von Brexit" ist so eine Falsch-Formel die bewusst verbreitet wird! Die tiefen od. Negativzinsen gibt es nicht auf Grund des Brexites sondern weil die EU - masslos Geld druckt um die bestehenden bankrotten Staatsbanken und ihre Affilates zu retten. Merke - tiefe Zinsen = Plünderung der angesparten Bürger-Vermögen (BVG, Krankenkassen, AHV etc.) im Gegenzug erhalten die manipulatoren in der Finanzwirtschaft heute Milliardenkredite und müssen diese nicht mal zu 100% zurückbezahlen! Wussten Sie, dass der Bund Reservegelder der AHV schon in Hochzinszeiten mit Minimalzinsen von 1% od. weniger missbrauchte? z.B. Zur Deckung der Schulden der IV... Ihr habe keine Ahnung in welchem Masse ihr durch die von Euch gewählen Politiker betrogen werdet! Wer kontrolliert in der Bundesverwaltung die Milliarden an Geldflüssen???
  • Frank Lauscher
    Frank Lauscher à 06.10.2016
    Je schneller die EU aufgelöst wird, desto besser. Die EU und der Euro bergen ein sehr hohes Konfliktpotential - bis hin zu Krieg - und sind nur das Baby der Anhänger einer zentralen, nicht gewählten Einheitsregierung, welche nicht der Bevölkerung dient.
    Ein EWR und/oder europäischer Binnenmarkt hat jahrelang gute Dienste geleistet. Wir kommen sehr gut oder sogar besser ohne EU und Euro aus. Von einigen Erschuetterungen bei der Abschaffung abgesehen handelt es sich bei meiner vorgeschlagenen Lösung um die längerfristig bessere.
  • Raphael klaesi
    Raphael klaesi à 06.10.2016
    The EU has long reached it's used by date !
    Peter Lang the question marks are a mistake
  • Jean Duvide
    Jean Duvide à 06.10.2016
    Der Artikel von Simon Schmid ist zu einseitig. Er berücksichtigt nicht die vielfältigen Möglichkeiten, die sich für Grossbritanien auftun, da die Bindung an die überbordenden Gesetze und Regulierungen der EU zukünftig wegfallen. Da ist z.B das tiefe Pfund, das den Export enorm begünstigt und auch die ungeahnten Vorteile für die Finanzwelt sind zu erwähnen, welche Standorte mit tiefstmöglichen Einschränkungen bevozugen, sprich Steuervergünstigungen für Unternehmer. Auch Vorteile für Privatanleger werden entstehen, die ihr Vermögen vor den z.T. schon diebischen Forderungen der Steuerbehörden zukünftig in Sicherheit bringen können. :-)
    Die CH würde gut daran tun, sich von der EU nicht alles gefallen zu lassen und sich vermehrt Grossbritannien anzunähern.
    Jean Duvide
  • Michel Piguet
    Michel Piguet à 06.10.2016
    C'est une très belle démonstration si on sait lire entre les lignes du prix de l'alleingang de la Suisse.
    Ce qui n'est pas dit, c'est combien le citoyen suisse paie ce luxe. J'ai vu que la BNS sort des milliards et des milliards pour que notre pays reste concurrentiel.
    Mais finalement, si l'ensemble des citoyens payent, quelles sont ceux qui en retirent, cela ne doit pas être les mêmes dans les mêmes proportions.
    De cette politique, on peut remarquer qu'on a crié très fort quand on a abandonné brusquement ( il faut bien que certains avisés fassent de gros bénéfices ) la politique d'achat de l'Euro qui l'a fait chuter à pratiquement la parité. Mais je n'ai pas vu beaucoup de journaux qui ont écrit que très rapidement la parité a changé et est revenue de 20% à 10%.
    C'est comme les banques qui pleurent sans arrêt sur leurs difficultés et paradoxalement on voit de plus en plus de bâtiments bancaires partout. (idem pour les assurances qui nous volent notre pain)
    Il en est de même pour les grosses entreprises qui viennent s'installer gratuitement sur certaines communes et qui posent leurs bénéfices soit dans des communes fiscalement avantageuses ou même dans les îles Caïman ou Bermudes et ne demandant pas à ces dits paradis fiscaux de participer à l'infrastructure du lieu de production.

    Il en est de même de l'insouciance des négociateurs avec l’Extrême-Orient qui permet d'acheter aux prix locaux et de revendre au prix suisse. Dans le fond, cela semble correct, mais à réfléchir, cela ne va pas non plus.
    que se passe-t-il dans un ménage quand on achète plus qu'on produit? Il faut passer par des combines etc.
  • Michel Piguet
    Michel Piguet à 06.10.2016
    Juste encore un petit commentaire plus directement attaché au sujet:
    La sortie de la Grande Bretagne est peut-être "légèrement" défavorable pour la finance, mais peut représenter une réelle chance pour les autres aspects de l'Europe, vu que pour tout ce qui n'était pas finance, les Britanniques n'avaient qu'un mot à la bouche qui ressemble au "niet" soviétique.
    • Philippe Suter Rio de Janeiro
      Philippe Suter Rio de Janeiro à 06.10.2016
      Et cela depuis des siècles, la Grande Bretagne a toujours préféré le Grand large comme l'a dit Churchill à De Gaule. Elle a toujours passé d'une alliance à l'autre sur le continent. Qu'elle reste une île, et que nous cessions d'en être une, notamment envers les pays qui nous sont limitrophes et qui ont chacun l'une de nos cultures nationales.
  • M.Buda-Loeb
    M.Buda-Loeb à 06.10.2016
    Décidément,nous suisses on veut toujours ,le petit pain,et la monnaie du petit pain.La G B faisait
    partie de l'union Européenne,pas la Suisse,mais c'est la Suisse qui se plaint des conséquences.
    Insuportable,a la fin.Ne suis pas souvent fière d'être Suisse,quand je lis ces pages,et quand je
    M'informe de la politique Suisse.Contente d'habiter à l'étranger et 100 pro Européenne .
    M.Buda
    • Andrew Ketteridge
      Andrew Ketteridge à 07.10.2016
      I'm no economist but it seems to me that the problem with the world's economy is obvious and has very little to do with Brexit. There is so much private wealth sloshing around in banks that the banks don't know what to do with it. Governments already massively in debt can borrow or refinance at very cheap interest rates (or don't want to borrow any more), the banks don't make any real profit, can't afford to pay small savers a return (and certainly don't need to) and are at high risk of failure if loans are not repaid or if there is a call on deposits. Only a rebalance between collective debt (governments) and private wealth will allow the world economy to become viable again whilst banks would be able to reduce the difference between loans and deposits. Anyone would rather lend to someone who is less endetted than otherwise and likewise one is more likely to borrow if the prospects of paying back the total debt are better. In such situations lenders to banks (savers) would benefit.
  • G. Serex
    G. Serex à 07.10.2016
    Actually the fastest growth has been in the UK post brexit, compared to the rest of the EU.
    • John.
      John. à 07.10.2016
      Absolutely correct. Great to see someone paying attention. Yesterday (5 Oct) the IMF came out with new no's for Global growth. Britain was forecast to at a 1.8% v/s 1.6% for USA for instance, and put at the top, ie, best of the all! They were one of the worst critics of Brexit. So, now they are backtracking. Also note that those International politicians are only looking their own positions of power. Notice LaGarde or Merkel, Hollande, the idiocy in The Netherlands, Belgium, Greece, Italy, Spain and revisit those that were legitimately elected and denied their rightful place in Coups (Greece, Portugal, etc). Notice the out of control Central Banks in this world, that are bankrupting your savings and are effectively through the illegitimate taxation (of a citizens), bailing out the criminal banks, making everyone not involved in this mess a slave to those politicians and those bank cartels scumbags. Negative interest rates indeed.
      The Brits simply said enough. We will go it alone, work for our own future and will no longer submit to the politics of idiotic those Globalist control fantasies. They are the real terrorist.
  • Richard Walther
    Richard Walther à 12.10.2016
    Richard
    Es ist interessant, wie primär nur rechtsgerichtete Briefe-schreiber in deutscher Sprache reagieren. Im Stile der SVP, d. h. mit Anschuldigungen und Behauptungen, die sie nicht belegen können. Stichworte wie Moloch, linke Aktivisten, Plünderung zeigen dies deutlich. Mehr Sachlichkeit und Diskussion wäre angebracht. Und nicht nur unhaltbare Behauptungen. Zu einer Diskussion gehört auch das Zuhören, was ich in diesen Reaktionen leider vermisse. Und von Kompromissen ist immer weniger zu spüren ...
    Mit etwas gutem Willen auch der rechten und nationalistischen Kreise könnten wir gemeinsam auf eine wieder zuversichtlichere Euro-Zone zugehen.
    Richard Walther, Frankreich
    • Erwin Balli-Ramos
      Erwin Balli-Ramos à 15.10.2016
      Sehr geehrter Herr Walther
      So richtig Sie auch mit Ihrer Einschätzung liegen, bitte verstehen Sie doch folgendes.
      Die SVP WILL UND KANN doch nicht, auf Grund von sachlich und korrekten Basisinformationen diskutieren. Wo kämen wir da hin????
      Da gilt doch nur Rechtspopulismus auf Teufel komm raus. Wenn da
      keine sachlichen Argumente vorliegen, bedient man sich doch mit
      dem was man hat. Eben rechtspopulistische Rohrkrepierer, damit
      kann man in der Schweiz 30% Stimmenanteil holen.
      Quo vadis confoederatio helveticae??
  • Erwin Balli-Ramos
    Erwin Balli-Ramos à 15.10.2016
    Meine sehr geehrten Damen und Herren
    Wie ist es doch so erhaben, bei passender und unpassender Gelegenheit die, ach so böse EU zu verschreien.
    Ohne sich bewusst zu sein, dass unsere Exporte zu über 40% in diese Zonen gehen.
    Fakt ist doch, kommende Historiker werden analysieren können, ob die EU gut oder schlecht ist.
    Bis dahin gilt, beten wir doch, zu wem auch immer, dass es der
    garstigen EU möglichst lange gut geht. Denn damit ist auch unser Wohlergehen gessichert.
    Wonn denn bitte sind wir besser????????
    Wir sind nicht un der Lage ein, von Experten geschaffenes stan-
    dardisiertes Bildungssystem zu installieren, ohne dass das zum Politikum wird.
    Unsere AHV, ein Vehikel aus dem Jahr 1948 an dem die letzten 20 Jahre nichts, aber auch gar nichts geändert wurde. Das heisst, wir werden etwas ganz anderes aufbauen müssen. Denn die im Jahr
    2016 haben wir ganz andere Voraussetzungen als 1948.
    Ich glaube nicht, das wir es(mit unserer "direkten Demokratie) schaffen etwas auf die Beine zu stellen, das verhindert, dass unsere Kinder in die Altersarmut abgleiten.
    Wir haben eine sehr gute und effiziente Verwaltung. Die man mit
    einem schlankeren Staat um mindesten 50% verringern könnte. Schon mal etwas von Hochlohnland gehört????
    Daurch ist unsere Tourismussparte, einst eine Stütze unseres Volkseinkommens seit Jahren mit mit Negativwachstum.
    Die Uhrenindustrie muss, wenn diese nicht kurzfristig etwas bahnbrechend Neues bringt, in Billiglohnländer ausweichen. Wo-
    her soll denn das Geld für Forschung und Entwicklung kommen bei
    einem Negativwachstum von9%????
    Meine sehr geehrten Damen und Herren, galt doch vor noch nicht langer Zeit die Regel. Zuerst muss es vor der eigenen Haustüre
    sauber sein. DANN, UND NUR DANN, KANN MAN KRITISIEREN, UND WENN
    DOCH BITTE SACHLICH.

    Haben Sie, meine sehr geehrten Damen und Herren, meinen besten Dank für Ihre gefl. Kenntnisnahme
  • Erwin Balli-Ramos
    Erwin Balli-Ramos à 15.10.2016
    Ergänzung Diktat aus Brüssels
    Meine sehr geehrten Damen und Herren
    Bitte erlauben Sie mir, festzustellen, dass wir in einer globalisierten, digital vernetzten Welt leben. Da gelten belastbare Zahlen, Fakten und Daten.
    Die da sind
    Die Bevölkerung der Schweiz entspricht knapp 1,5% derjenigen Eu-
    ropas, dahin liefern wir über 40% unserer Exporte. Der Exportanteil Europas an die Schweiz liegt bei ça 2,2%
    Und nun erklären Sie mir bitte mit was für einem Demokratiever-
    verständnis Sie mit dem Ausdruck "Diktatur von Brüssel" operieren.
    Ich habe schon in der Primarschule rechnen, und später gelernt, dass die Mehrheit nun einmal sagt, was zu gehen hat, und was nicht.
    Ach übrigens, nur so nebenbei noch,
    Dass unsere Geburtenrate weit unter der Reproduktionsquote liegt
    und wir somit ein EINWANDERUNGSLAND sind hindert uns doch nicht daran, unseren besten Kunden mit Zuwanderungsquatsch zu belästi-
    gen. Mit dem Risiko, auch da ein Entscheid einer Mehrheit, die Schweiz aus dem Binnenmarkt zu kippen.
    Aber eben, denken macht müde und Kopfweh.
  • Robert Keller
    Robert Keller à 17.10.2016
    Ich kann nur unterstreichen ::::
    Ganz einfach, die "Schweizer Revue" ist nicht neutral, sondern ein Instrument der Manipulation und Desinformation für den Bundesrat und gewisser pro EU-Polit-Eliten.
  • Michael Howard
    Michael Howard à 23.10.2016
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