Une année ponctuée d’étapes majeures dans la politique suisse des transports

2016 est une année décisive pour la politique des transports en Suisse, au cours de laquelle d’importants jalons seront posés dans les infrastructures de transport actuelles et futures.

Le 28 février, le peuple suisse s’est prononcé sur la rénovation du tunnel routier du Gothard de 17 kilomètres. En approuvant le second tunnel, les électeurs ont fait le choix d’une liaison routière sûre, rapide et durable sur l’axe nord-sud, en accord avec les importantes exigences de la protection des Alpes.

L’étape suivante sera franchie ces jours-ci avec l’inauguration du tunnel ferroviaire du Gothard, le plus long du monde. Il fait partie de la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NFLA). Il réduit considérablement le temps de trajet des personnes et des biens sur rail et constitue un axe essentiel de la politique de transfert, dont le but est de déplacer de la route vers le rail le transport de marchandises d’une frontière à une autre. Cette politique repose aussi sur d’autres piliers tels que le tunnel de base du Ceneri et le corridor de quatre mètres pour le transport des marchandises à travers les Alpes avec lequel l’infrastructure ferroviaire de tous les tronçons d’accès au tunnel de base du Gothard sera adaptée aux normes actuelles, augmentant ainsi les capacités du trafic combiné (camions transportés sur rail). Ces ouvrages améliorent les conditions-cadres de l’économie et le bien-être des générations futures.

Toutefois, ces avancées ne se feront pas sans frais. Pour continuer à prendre soin de ses infrastructures de transport, la Suisse a besoin d’un financement solide. Il n’est pas pertinent de transférer tout simplement l’argent d’une mission étatique vers une autre, comme l’exige l’initiative populaire «Pour un financement équitable des transports» (aussi appelée «initiative vache à lait») lancée par «auto-suisse», que le Conseil fédéral recommande de rejeter et qui sera soumise au peuple le 5 juin. Cette initiative demande que toutes les recettes de la Confédération issues du trafic routier soient reversées exclusivement à ce secteur.

Le financement des infrastructures de transport requiert un concept global. Conscient de cela, le Conseil fédéral a entamé les premières démarches dans ce sens. Le 1er janvier 2016, il a mis en vigueur le projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF). Le peuple avait approuvé en février 2014 la modification correspondante de la Constitution, qui vise à financer l’exploitation, l’entretien et l’aménagement futur des infrastructures ferroviaires avec une seule et unique caisse, le fonds d’infrastructure ferroviaire.

Le Conseil fédéral veut à présent appliquer à la route ce qui a déjà été mis en œuvre pour le rail. La mobilité croissante des personnes et des marchandises met à rude épreuve l’actuel réseau routier national qui nécessite de nouveaux aménagements. Pour garantir le financement des routes nationales et du trafic d’agglomération à long terme, le Conseil fédéral a décidé de créer au niveau constitutionnel un fonds de durée indéterminée, le Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA). Ce fonds sera alimenté avec les recettes actuelles et de nouvelles rentrées d’argent. Cette question est actuellement en délibération au Parlement. Le Conseil des États est la première Chambre à avoir approuvé le FORTA en mars 2016. Pour finir, le peuple se prononcera sur la modification de la Constitution.

De simples aménagements ne seront pas suffisants pour faire face à la croissance exponentielle du volume du trafic en Suisse: l’utilisation des routes existantes doit être encore plus efficiente et intense. Nous avons besoin pour cela avant tout d’une gestion du trafic efficace, avec tous les outils existants. La «mobilité intelligente» nous offre une nouvelle chance à ne pas négliger. Aujourd’hui déjà, nos véhicules communiquent de manière autonome avec leur environnement au moyen de systèmes d’assistance au conducteur. Certains modèles disposent même d’équipements techniques leur permettant de rouler sans conducteur. Cette année, CarPostal SA va expérimenter pour la première fois une navette autonome transportant des passagers sur un itinéraire déterminé à Sion, une nouvelle étape au cours de cette année 2016 riche en événements. Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) et en particulier l’OFROU participent activement à ces évolutions, dans l’intérêt d’une mobilité sûre, durable, écologique et abordable financièrement.

Jürg Röthlisberger, Directeur de l’Office fédéral des routes (OFROU)

Commentaires (1)
  1. Ernst  Ruetimann , Trang Ernst Ruetimann , Trang at 26.06.2016
    Noch mehr Strassen ; noch mehr zubetonierte Landschaft . Kein Wunder kann der zunehmende Regenfall das Wasser nicht mehr ordentlich abfliessen lassen ,so dass es zu massiven Ueberschwemmungen kommt . Mir ist schon klar , mehr Fahrzeuge = mehr Strassen . Aber mann muss auch vor allem Bedenken , das groessere Problem ist wo all diese Autos abstellen . Die Staedte mit dem engen Strassen sind einfach nicht dafuer gebaut .- Da gibt es nur eins , wie in Singapur , wo Wohnbloecke erstellt werden , es zur Pflicht wird ein entsprechend grosses Parkhaus zu errichten , damit all die Fahrzeuge abgestellt werden koennen , und nicht mehr auf der Strasse stehen .-

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