Parlement, polarisation, classe politique – et la voix du peuple

La démocratie moderne et pluraliste centrée sur le principe de souveraineté populaire ne saurait exister sans partis ou un système de partis.

Georg Kohler est professeur émérite de philosophie politique à l’Université de Zurich. Il observera et analysera la campagne électorale 2015 pour les Suisses de l’étranger tout au long de l’année.

L’émergence d’un projet démocratique et d’un processus décisionnel sur le modèle de la Landsgemeinde ou de l’assemblée de la polis athénienne est vouée à l’échec en raison de l’importance de la population, de la complexité des mécanismes de contrôle social et de la nécessité de trouver des représentants durables pour les courants d’opinion, parfois très antagonistes. La «souveraineté populaire» s’exerce comme interaction directe entre le gouvernement et les citoyens autonomes, en tant que processus de confrontation immédiate entre les parties au cours duquel les affaires sont débattues et tranchées par une opinion publique active, dans le cadre d’un débat collectif solidaire. Dès lors que l’État n’est plus à l’échelle d’une ville ou d’une petite entité régionale, la souveraineté populaire ne peut plus s’exercer en tant que telle. 

Les partis politiques revêtent une importance cruciale, y compris pour le modèle suisse très particulier. Les années où le parlement national, véritable forum et finalité des partis modernes existants, est élu et renouvelé, sont très importantes. On ne saurait parler des élections parlementaires sans évoquer l’impact des droits populaires qui s’exercent de façon corrective sur la démocratie parlementaire.

Nous illustrerons notre propos en développant trois aspects particuliers: primo, la question de la classe politique, deuxio, l’analyse du système politique qui, fondé en principe sur la concordance, connaît une tendance accrue à la polarisation et, tertio, la question de l’identité collective du pays, qui a pris ces dernières années une grande acuité.

1. Le concept de classe politique évoque une catégorie de personnes sujette à polémique et un phénomène sociologique. Dans une société où l’exercice du pouvoir exige un engagement qui n’a plus rien d’accessoire et implique un investissement considérable, il est indispensable qu’un groupe se constitue pour assurer de façon professionnelle les fonctions qui relèvent du système politique (dont font également partie les hauts ­fonctionnaires de la justice et de l’administration publique). Mais notre propos n’est pas de le démontrer ici plus en détail. Néanmoins, il est évident qu’un mandat du Conseil national n’est plus compatible avec une activité professionnelle à plein temps.

Il est naturel qu’une telle professionnalisation entraîne l’émergence d’intérêts catégoriels spécifiques – ce que reconnaissent ceux qui se penchent sur la res publica. «La vie politique se résume aux échéances électorales» – «Les responsables politiques ne font que satisfaire leurs électeurs» – «Tout ce qui les intéresse, c’est leur intérêt personnel», et ainsi de suite: telles sont les conclusions polémiques et, le plus souvent, précipitées que tire le «peuple» (et surtout ses défenseurs autoproclamés) de la profes­sionnalisation des fonctions politiques. C’est ainsi que la société contemporaine a donné naissance à cette expression à valeur de cliché démagogique, désignant une couche de la population composée de profiteurs éhontés de la démocratie.

Certes, la disparition des politiciens de milice dignes de ce nom est un sérieux problème pour un pays attaché au principe d’un service civil volontaire, plus ou moins bénévole. En outre, on ne peut nier la tendance de l’économie politique à sacrifier l’intérêt général dès lors que des intérêts professionnels personnels y sont contraires. La «classe politique» fait référence – d’un point de vue critique – aux phénomènes décadents que l’on observe dans de nombreuses régions du monde. Il en va différemment, cependant, lorsque ce terme sert à discréditer ceux qui, animés par des motifs honorables, s’investissent au Parlement national pour servir la démocratie (semi-)directe. 

La connotation péjorative attachée au terme de classe politique va presque toujours de pair avec un éloge simultané des droits populaires. Ces derniers sont considérés comme un véritable antidote à l’égocentrisme des fausses élites. En ce début de campagne électorale, il est d’ores et déjà fréquent d’entendre ce genre de propos, dangereux, extrémistes et contraires à l’esprit helvétique. D’une part, cette rhétorique sape la ­confiance de la population dans ses représentants et, d’autre part, en faisant l’apologie des droits populaires, elle érige en absolu un seul élément de notre Constitution qui, pourtant, ne fonctionne bien que dans le contexte global d’un système institutionnel soigneusement équilibré. Enfin, elle masque le fait que ses ­défenseurs font eux-mêmes partie de la classe politique professionnelle.

2. Ces vingt dernières années, la polarisation est devenue un trait dominant de la politique intérieure suisse. Autrefois basée sur le juste équilibre des forces, la démocratie concordante suisse s’est transformée depuis le début du siècle en une communauté d’avis divergents qui se contente de conclure péniblement les compromis requis par les instances institu­tionnelles. Citons à titre d’exemple le différend actuel sur l’interprétation de la «formule magique», autrement dit, le conflit sur la répartition proportionnelle des sept sièges du Conseil fédéral entre les partis représentés à l’Assemblée.

Les raisons de ce changement dans la culture politique du pays sont diverses, la principale étant probablement le glissement, après la rupture de 1989, de la place occupée par la ­Suisse dans le système des États européens. Passant du statut d’un petit État neutre respecté de tous et incontestablement lié au monde occidental, la Suisse est devenue un pays marginal, dont la réputation ne correspond plus tout à fait au poids économique.

La nouvelle place de la Suisse en Europe est un facteur essentiel dans le débat sur l’identité collective du pays, qui explique l’étonnante multiplication des initiatives constitutionnelles (acceptées) au cours de la décennie écoulée. Ce qui replace au centre du débat le rôle des droits populaires dans la politique intérieure.

Alors que dans la période d’après-guerre (1945-?1990), le référendum – possibilité de faire échec par décision populaire à une loi adoptée par le parlement – imposait la constitution d’un consensus (seules les lois issues de compromis «référendaires» avaient alors une chance d’être validées par votation), la Suisse est aujourd’hui en proie à de violents conflits sur des projets d’initiatives à forte charge émotionnelle.

S’il est plus facile qu’avant d’organiser et de gagner des ­initiatives constitutionnelles dans la nouvelle démocratie orchestrée par les médias, c’est notamment aussi pour des raisons technologiques. La mobilisation est plus facile avec des moyens numériques qu’avec les anciens médias analogiques. À cela s’ajoute que l’un des partis fédéraux, l’UDC, est particulièrement bien organisé et dispose d’un puissant appareil de parti, capable d’intervenir sur le climat social lorsqu’il s’écarte de la politique officielle. Ce climat exprime souvent une certaine nervosité et une irritation provoquées par des phénomènes sociaux d’ordre général, il s’agit d’une réaction collective qui n’est pas directement politique, mais peut être instrumentalisée: le «peuple» devient alors l’antipode de la classe politique et l’UDC intervient comme le défenseur et le porte-parole de ses revendications.

Cette stratégie, qui mobilise souvent plus de la moitié des électeurs aux côtés de l’UDC, a toutefois un prix, à savoir la polarisation déjà mentionnée et, partant, l’abandon de processus consensuels pratiqués de longue date, qui faisaient de la Suisse un pays politiquement stable et prévisible, sans grandes surprises, mais économiquement attrayant à bien des égards.

Il ne s’agit pas d’une critique, mais d’un constat, qui s’explique par le fait que l’évolution de la civilisation post-industrielle, qui s’est encore accélérée à la fin de la guerre froide, sape également les traditions politiques du pays, plaçant celui-ci dans une position profondément contraire aux conditions ­requises jusqu’à présent pour le bon fonctionnement de ses ­institutions. De ce fait, la prochaine campagne électorale et son issue serviront également de plébiscite pour le programme ­politique de l’UDC – et pour la culture politique de la Suisse ainsi mise à l’épreuve.

3. «Qui sommes-nous?» – Telle est la question qui se posera plus ou moins clairement pour chacune des divergences majeures au cours l’année électorale 2015.

Du fait des conditions macro-politiques, c’est-à-dire ­continentales, auxquelles est exposée la Suisse – au cœur de l’Europe –, cette question exige une réponse plus explicite que par le passé. En effet, les anciennes définitions – point de repère pour la Suisse, sa politique étrangère et intérieure – se sont ­effritées. Il y a trop d’éléments qui semblent contredire les ­notions identitaires connues et enracinées dans la conscience collective… 

La Suisse, pays armé, neutre, républicain et inoffensif, ­petit État dont les citoyens mènent des affaires dans le monde entier tout en vivant sur un îlot autonome fondé sur une démocratie propre, sur une petite planète, pour ainsi dire, étrangère au reste du monde… cette vision est-elle encore d’actualité?

Les élections parlementaires de 2015 permettront au peuple de faire entendre sa voix sur ce thème, dans un sens ou dans l’autre. Reste à savoir si le résultat sera polyphonique ou dissonant.

Commentaires (8)
  1. Bruno Baertschi Bruno Baertschi at 20.01.2015
    Die Polare definieren sich aktiv immer wieder neu. Der interssierte Teil des Volkes steht eher passiv dazwischen, wird zerrieben, beworben/aufgehetzt, gar angelogen oder hinters Licht geführt oder mundtot gemacht. Das sind die Uebel. So geschieht es zwischen West/Ost, EU intern, EU/CH und auch in der Schweiz zwischen Links/Rechts. Das Volk an sich agiert nicht - es reagiert. Und zwar zurecht und zuweilen gar heftig, sobald an den Fundamenten gerüttelt wird, welche der Mehrheit als bewährte und für gut empfundene Errungenschaften dienen. Gut Ding will Weile haben! Es darf nicht sein, dass dem kurzfristigen Profit von Wenigen das Allgemeingut der Uebrigen geopfert wird - dem Deckmantel des Globalisierungsdrucks zum Trotz. Die, die vorausrennen wollen, sollen gehen; Paradebeispiel EU-Chaos; die haben vergessen, das Volk mitzunehmen! Ich hoffe, solches bleibe der CH erspart, auch durch "kluge" Wahlen in laufenden Jahr.
  2. Erwin Balli-Ramos Erwin Balli-Ramos at 20.01.2015
    Sehr geehrter Herr Bärtschi
    Die Schweiz hat sich in den 700 Jahren seit ihrer Gründung zu einer mehr schlecht als recht funktionierenden Demokratie entwickelt.
    Da sind die Fortschritte der, ach so bösen EU in ihrem knapp 50
    jährigen Bestehen doch ganz beachtlich. Und das ohne Sonderbundskrieg
    Ganz nebenbei und ohne Bosheit, solange wir in der Schweiz in bezug
    auf Demokratie Zustände haben, die denjenigen einer Bananenrepupik verdammt nahekommen,ist die Position des Schulmeisters, hoch zu Ross
    alles andere als angebracht.
    1. Bruno Baertschi Bruno Baertschi at 26.01.2015
      Sehr geehrter Herr Balli
      auch wenn Sie die schweizerische Demokratie nahe der einer Bananenrepublik sehen, ist sie wohl eine der am besten funktionierenden weltweit. Der Volkswille wird noch gehört; wieviel ihm auch Nachdruck verschafft wird, steht auf einem anderen Blatt. Und ausser der preussischen Kavallerie sehe ich keine anderen Leute hoch zu Ross. Die Errungenschaften der €urokraten der letzten 50 Jahre sind tatsächlich beachtlich; 25% Arbeitslose, Ausweitung der Schulden von Staaten/Ländern/Kommunen auf das X-fache, teilweise Aushebelung der Bestimmungshoheit der Landesparlamente (Demokratieverlust) durch Einsetzung demokratisch nicht legitimierter Entscheidungsträger, EU-Vertragsbruch noch und noch, usw. und so fort. Mit dem TTIP-Freihandelsabkommen werden die nationalen Gerichtsbarkeiten zugunsten dubioser Schiedsgerichte ausgehebelt, aber die Haftung der Länder/Steuerzahler dingfest gemacht (Damit hätte sich die SNB letzthin massive Probleme eingehandelt, als sie die Reissleine zog und die €U-Titanic vom Stapel ging). Aber vielleicht werden uns die Global-Player dennoch später in Haftung nehmen, weil wir der €U-Titanic die Schwimmwesten finanziert haben. Und apropos Sonderbundskrieg, der Balkankrieg ist noch keine 50 Jahre alt; schon vergessen, weil man die Wunden mit Geld/EU-Beitrittshoffnung zugepflastert hat? Krieg in der Ukraine im Entstehen – und wieso? Weil sich die EU gedrängt fühlt, die junge Braut Ukraine zu heiraten, obwohl da noch ein anderer Freier um die Hand anhält. Vielleicht sollte die Braut selber entscheiden, denn auch zu Adelsherrscher-Zeiten gingen Zwangs-Verheiratungen selten gut aus. Aus den guten Ansätzen des EU-Gedankens gingen bisher nur wenige positive Errungenschaften hervor; so da die Personenfeizügigkeit, die es nicht nur Asylbewerbern und Salafisten erleichtert, sich innereuropäisch frei zu bewegen. Den 25% Arbeitslosen und deren in Mitleidenschaft gezogenen Familienangehörigen, den Teilzeit-jobbern/Hartz4- und den Mindestlohn-Empfängern ist jedoch weniger nach Reisen zumute. Ebenso den wegen Niedrigstzinsen um ihr Alterseinkommen fürchtenden Rentnern. Bereits eine ganze Generation von jungen Schulabgängern in den Club-Med-Ländern musste ihr Glück nicht in der EU, sondern in den alten (gleichsprachigen) Kolonien oder noch weiter fern suchen. So reagierten die Griechen gestern und sprachen sich als erstes Volk vom fernen EU-Diktat los (wenn man sie denn lässt). Die Erfolgsstory EU hatte sich früher doch anders angehört! Oder hab ich da was verpasst? Sie sehen im Vergleich, es geht der beinahe-Bananenrepublik-Demokratie Schweiz relativ gut. Sie meistert ihre Aufgaben nicht perfekt, aber als nicht-global-player doch ansprechend. Vielleicht lese ich einfach nur zuviel Nachrichten und sehe alles mit einem Brett vor Augen, das die klare Sicht auf die Dinge, die da laufen, versperrt. Um Ihrer Frage zuvorzukommen – Nein, ich bin weder frustriert noch leide ich an einer Phobie; es geht mir überdurchschnittlich gut, ich bin glücklich. Ohne Bosheit - ich hoffe, Sie sind es auch.
  3. Markus Immer Markus Immer at 22.01.2015
    Herr Kohler; Sie stellen selber Fragen und geben keine Antworten: "Wer sind WIR" und "in welche Richtung wollen wir gehen"? Geschluckt durch die EU, islamisiert und versklavt, ohne eigenen Willen (als Willensnation)?
    Klar zum Ausdruck kommt auch, dass der Souveraen durch Politik und Verwaltung mittlerweile als "eklig" angesehen wird - oder? Ich bin nicht so "gebildet" wie Sie, aber habe mindestgens so viel Lebenserfahrung und bin sicher, ein unabhaengiger Kleinstaat, der um seine Freiheiten (nicht die der Politiker, sonders die des mehrheitlich einfachen Buergers!)kaempfen muss, ist allemal die cleverere Loesung, als die eines Lakaienstat von Gnaden einer Grossmacht "EU"! Allerdings braeuchten wir wieder einige Patrioten in Regierung und Parlament und nicht nur solche denen der Lobbyistencheck am naechsten ist und solche die fuer ihre teils absurden politischen wie religioesen Glaubensbekenntnise ALLES zu opfern bereit sind. Dann kommen noch die kuehlen Beobachter und die schamlosen Profiteure die aus allen Konstellationen ihren Profit zu schlagen wissen, z.B. die UBS die schon laengst keine Schweizerbank mehr ist aber sich immer noch den rot-weissen Anstrich gibt. "Farben" und Ideologien sollten in Zukunft in der Schweiz weniger mehr eine Rolle spielen, aber eventuell wieder ein klareres patriotisches Bekenntnis und die Dinge wieder beim Namen nennen zu duerfen, waere auch noch ein Wunsch. Zum Schluss noch eine Frage von mir: Was haben eigentlich Schweizer Politiker und Wirtschaftsleute an den Bilderberger-Meetings zu tun? Man weis dass sie dort sind od. waren, aber man hoert so nichts? Was laeuft da? Was laeuft ab mit Europa, als Sammelplatz fuer die Millionen von Muslimen die noch kommen werden?
  4. Wilhelm Tschol Wilhelm Tschol at 22.01.2015
    Herr Kohlers Analyse der Entwicklung unseres politischen Systems ist hervorragend. Wenn er im Zusammenhang mit dem Wahljahr über unseren "Kleinplaneten" spricht, der als "autonomer Fels" sich oftmals heftig mit seiner globalen Orientierung auseinandersetzt, so dürfte sich nach der Freigabe des CHF gegenüber dem EUR diese Diskussion noch intensivieren. Seit drei Jahren in Deutschland wohnend, und die unsäglichen Diskussionen um PEGIDA, LEGIDA, oder ähnliche Proteste verfolgend, bin ich der Meinung, dass die politischen Parteien im bevorstehenden Wahlkampf sich auf die wichtigsten Zukunftsthemen des Landes konzentrieren sollten. Eine vernünftige Neuorientierung kann nicht aus gegenseitigen Provokationen entstehen. Jede Partei, insbesondere die SVP, hat sich darüber Rechenschaft zu geben, dass wir mit einem aufgeheizten Klima als Gesellschaft mehr zu verlieren als zu gewinnen haben. Die existenziellen Fragen der Zukunft gehen über die Währungsfrage hinaus! Die Fragen unserer Mission als multikulturelle Gesellschaft gegen aussen und innen steht zur Diskussion. Jene die meinen, dass die Schweiz in Zukunft in der Welt ausschliesslich durch wirtschaftlichen Erfolg - wie auch immer entstanden - bestehen kann, die irren. Wir haben die Verpflichtung unserer jungen Generation auch jene traditionellen Werte zu vermitteln, die gesellschaftlichen Konsens, Weltoffenheit, Fairness, Hilfsbereitschaft über die Grenzen hinweg, und Anerkennung Andersdenkenden zu tun haben. Zeigen wir ihnen durch Vorleben den Weg!
  5. Erwin Balli-Ramos Erwin Balli-Ramos at 29.01.2015
    Sehr geehter Herr Bärtschi
    Es freut mich ungemein, dass es Ihnen sehr gut geht und dass Sie sich als "glücklicher Mensch" bezeichnen können. Ich erfeue mich auch ähnlichen Gegebenheiten. Bitte lassen Sie mich nur auf eines von Ihnen aufgeführten Beispiele eingehen.
    Griechenland. Wenn ich einer Person, die jahrzehntelang über ihre Verhältnisse gelebt hat Geld leihe, teilweise à fond perdu, habe ich das verdammte RECHT gewisse Vorschtriften bezüglich seiner Haushalt-politik zu machen. Denn ich will mein gutes Geld ja nicht verlieren, oder in absehbarer Zeit neue Kredite nachschiessen. Ich erlaube mir nicht Ihre diesbezüglichen Ausführungen als das zu bezeichnen was diese sind. Die neue Regierung in Athen hat Geld um die Februarlöhne zu bezahlen, um dann auf den fälligen EU-Check zu
    warten, der aber, und das mit gutem Recht, unter den obwaltenden Umständen nicht eintreffen wird.
    In Ihrem Ausführungen haben Sie kein einziges Argument, das einer streng wissenschaftlichen Überprüfung standhält (ähnlich der SVP)
    Es würde den Rahmen dieser Diskussion sprengen auf jedes von Ihnen
    vorgebrachten Argumente einzugehen, daher mein Vorschlag.
    Geben sie mir Ihre el. Koodinaten (die ich streng vertraulich behandeln werde) und ich werde ihnen beweisen wo Sie mit Ihrer
    Rethorik sind.
    IMMER VORAUSGESETZT, SIE HABEN DEN MUT NEUE ERKENNTNISSE ZU GEWINNEN. Die SVP hat diesen bis dato nicht.mfG
    1. Bruno Baertschi Bruno Baertschi at 30.01.2015
      Sehr geehrter Herr Balli.
      Es liegt mir absolut fern, jemanden von meinen Ansichten überzeugen zu wollen. Ich hoffe sehr, dass sich niemand angegriffen fühlt.
      Was mich zu einer Antwort an Sie bewegt hat, war lediglich ihr Vergleich der Schweiz als "Bananen-Republik" mit der "ach so bösen" (vermutlich ironisch gemeint) EU, deren Errungenschaften sich doch so sehr positiv von denen der Schweiz abheben. Ich sehe und empfinde es halt so, dass unser kleines Land sich geschickt durch die Stürme bewegt und uns (im Vergleich mit der EU) mehr Wohlstand beschert hat (wobei ja jeder seinen Beitrag leisten muss) = Glück.
      Das Diskussionsthema ist aber die Politik und die CH- Demokratie.
      Zum €uro-Chaos: Auch ich bin ihrer Meinung, dass jemand, der Schulden eingeht, für diese gerade stehen muss. Absolut! Und es ist zwingend, dass man sich an Verträge hält. Und Sie haben wiederum recht, wenn Sie sagen, dass Vertragsbrüche/polit. Argumente eben keiner wissenschaftliche Prüfung standhalten können. Da beginnt Politik = wie kommt man aus dem Schlamassel wieder heraus. Wenn Banken vorher gegen Zins Geld ausgeliehen haben und man nach der Sozialisierung des Risikos neues (Steuer-)Geld nur unter Auflagen nachschiesst um einen Teil des überbürdet bekommenen Risikos zu retten, dann kommt eben die Politik zum Zug. Aber was nützen Auflagen, wenn sie nicht eingehalten werden? Was machen die Eltern mit einem störrischen Kind? Die Angst ist gross, dass die Geschwister auch noch angesteckt werden! Geben und Nehmen funktioniert bekanntlich nicht einseitig. Und mit endloser Toleranz (Gutmenschen) ist keiner Seite geholfen. Entweder sie erziehen ihr Kind - oder sie werden vom Kind erzogen. Das von Ihnen beanspruchte verdammte RECHT wird einfach ignoriert. Wäre das Risiko=Verlust nicht sozialisiert worden, wäre das Spiel zwischen den ürsprünglichen Vertragspartnern nämlich schon aus. Damit sind wir wieder beim "too big to jail". Der Deal mit der UBS hat nur funktioniert, weil Sicherheiten geboten wurden und man dem Vertragspartner (nach Prüfung des Sachverhalts) vertraut hat. So lief es in der Schweiz. Welche Sicherheiten werden der EU geboten? Dass sich niemand an Verträge hält! Die EZB nimmt Ramschpapiere als Sicherheit = Prinzip Hoffnung.
      Es ist mir bewusst, dass noch vieles mehr damit in Zusammenhang steht.
      Aber es soll jeder selber befinden, welche die bessere Politik betreibt: Demokratie oder Bürokratie. Ich bleibe bei meinem Favoriten. MfG
  6. Erwin Balli-Ramos Erwin Balli-Ramos at 31.01.2015
    Sehr geehrter Herr Bärtschi
    Nichts liegt mir ferner, denn Ihnen meine Überzeugung aufoktrinieren zu wollen. Was Sie für richtig finden ist doch absolut Ihre Angelegenheit, NUR wenn Sie schon argumentieren,dann bitte mit Zahlen und Fakten die stimmen. Die durchschnittliche Arbeitslosigkeit in der EU ist nicht wie Sie darlegen 25% sondern knapp 12%.
    Deutschland war im Jahre 2005 der wirtschaftlich kranke Mann in Europa, heute jedoch steht dieses Land, dank der damals eingeführten Harz-Reformen blendend da. Sicher haben diese Reformen auch Schattenseiten.
    Griechenland waf vor der Einführung des Euros am Rande des Staatsbankrotts. Goldman&Sachs/USA halfen die Bilanzen so zu fälschen, dass ein Eintritt in die Euro-Zone möglich wurde. Als dann der Beschiss aufflog hat Die Euro-Zone sehr viel Geld in die Hand genommen um den armen, netten Griechen zu helfen.Dass dabei die Griechen Auflagen zu erfüllen hatten hat nichts mit einer EU-
    Diktatur zu tun, sonderN ist Bestandteil eines jedes Geldgeschäftes.
    Ich habe 13 Jahre in diversen Bananenrepupliken in Südamerika ge-
    lebt. Dort gibt man seine Stimme demjenigen Kandidaten, der einem
    der grössten Warenkorb, Ventilator etc. schenkt.
    In der Schweiz hat die Partei am meisten Zulauf deren Programm sich auf eine dumme Agrarpolitik, Fremden-und EU-Feindlichkeit be-
    schränk. d.h. ein Programm das sich zu 80% ausserhalb der Realität befindet. Da wird mit grossem Getöse und populistischer Polemik,
    bitte verzeihen Sie, "politischer Dünnschiss verbreitet" und diesem wird mit Bravo-Gegröle und Klatschen zugestimmt

    Wo bitte ist da der Unterschied zu einer Bananenrepuplik
    Ich kann Ihnen z.B aufgrund von wissenschaftlich erarbeiteten Studien beweisen, dass jedes hochentwickelte Land Zuwanderung braucht.
    Ich bin nur ein kleiner Betriebsingenieur, der gelernt hat vor jeder Stellungnahme die entsprechenden Fakten und Zahlen zu recher
    chieren, diese zu verifizieren, und unter ständiger Kontrolle zu
    vedichten und zu vernetzen.
    DENN DANN WEISS ICH VON WAS ICH REDE

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