«Le français précoce» divise le pays

La Suisse fait face aujourd’hui à des luttes intestines de nature linguistique: des cantons alémaniques refusent désormais d’enseigner le français dans leurs écoles primaires. Les Romands voient la cohésion de la nation en danger.

La photo en couverture du magazine «L’Hebdo» de mai montre à quel point le conflit linguistique fait réagir la Suisse romande

Dans le bus de la Société de transport de Bienne, une dame parle en allemand à sa voisine. Celle-ci lui répond avec éloquence en français. Les deux interlocutrices se comprennent parfaitement. Elles mènent une discussion animée dans les deux langues, mêlant parfois dans une même phrase mots allemands et français. Rien d’étonnant, nous sommes à Bienne. Ces deux dames, à l’image de 63% de la population locale, sont bilingues ou multilingues.

Quadrilingue, multilingue

Mais Bienne est une exception. A fortiori, le quadrilinguisme officiel de la Suisse ne doit pas laisser penser que les quadrilingues sont légion en Suisse. Les Suisses maîtrisant les quatre langues nationales – allemand, français, italien et romanche – sont rares. Mais il est vrai que les Suisses ont très souvent l’habitude de parler une langue différente sur leur lieu de travail ou de formation et chez eux. Au quotidien, plus de Suisses parlent français qu’il n’y a de Romands et un nombre bien plus important de Suisses parlent le suisse allemand ou l’allemand standard à l’extérieur de chez eux que la Suisse ne compte de germanophones. Les quatre langues nationales jouent donc un rôle important et favorisent la compréhension mutuelle dans une société de plus en plus mobile. La loi fédérale sur les langues vise en ce sens «à renforcer le quadrilinguisme qui caractérise la Suisse» et «à consolider la cohésion nationale» en portant une attention particulière aux langues nationales. Cela semble une évidence pour la majorité des Suisses: plus il y aura de personnes parlant plus d’une langue nationale, ou tout au moins la comprenant, plus le concept de «Willensnation», c’est-à-dire de nation issue d’une volonté politique commune, fera sens. 

Une situation explosive

Mais la situation en Suisse est devenue explosive. La Suisse romande estime que la Suisse alémanique joue avec la paix linguistique de la nation. «La guerre des langues est déclarée», titrait ainsi l’hebdomadaire «L’Hebdo» en mai. Que s’est-il passé? L’origine du litige est ce qu’on appelle le français précoce, autrement dit l’enseignement du français dès la primaire. Alors que dans tous les cantons romands la première langue étrangère enseignée dans les écoles primaires est l’allemand, un nombre croissant de cantons alémaniques s’apprêtent à bannir le français des écoles primaires. Courant 2014, le parlement cantonal de Thurgovie a ainsi décidé de supprimer le français du programme d’enseignement des écoles primaires. Peu de temps après, le parlement cantonal de Schaff-house lui a emboîté le pas. Puis ce fut au tour du Gouvernement nidwaldien de poser les jalons d’une suppression du français en primaire. Par ailleurs, des initiatives populaires visant le même objectif ont été déposées dans les cantons des Grisons et de Lucerne. Et cela fait déjà plusieurs années que les cantons d’Appenzell Rhodes-Intérieures et d’Argovie ont supprimé le français précoce. La liste risque de s’allonger, d’autres cantons discutant actuellement d’un possible remaniement de l’enseignement des langues. Les arguments les plus souvent évoqués? L’allemand standard est la première langue étrangère que les petits Suisses alémaniques doivent assimiler, non sans difficulté. Dans ce contexte, demander aux enfants d’apprendre deux langues étrangères à la fois semble déraisonnable sur le plan pédagogique.

Français contre anglais

Lorsqu’un canton se dit défavorable à l’enseignement du français dès l’école primaire, il ne le supprime pas pour autant. Mais il le cantonne aux classes secondaires, réduisant de ce fait la durée d’apprentissage. Par conséquent, de plus en plus d’enfants reçoivent un enseignement dans une deuxième langue nationale bien plus tardivement et pour une durée fortement réduite. Au grand dam de la Suisse romande, la dévalorisation du français semble aller de pair avec un regain d’estime pour l’anglais. Ainsi, pas moins de 14 cantons alémaniques enseignent d’ores et déjà l’anglais comme première langue étrangère. Dans ces cantons, les premiers cours de français démarrent généralement deux ans après les premiers cours d’anglais.

Langue étrangère contre langue nationale

Le coup d’envoi avait été donné en 1998 par le canton de Zurich, qui avait alors introduit l’enseignement précoce de l’anglais dans les écoles primaires. L’ancien directeur de l’instruction publique du canton, Ernst Buschor (PDC), avait expliqué qu’il estimait dépassé le principe consistant à favoriser l’enseignement du français à celui de l’anglais dans les écoles. Il défendait avec ferveur l’anglais précoce, langue de l’informatique et de l’économie qui était selon lui la langue de l’avenir. Sa décision a jeté les bases du conflit linguistique actuel. Et les Romands n’ont pas tardé à réagir à cet «affront». Le journaliste romand José Ribeaud a critiqué avec virulence Ernst Buschor dans son livre «La Suisse plurilingue se déglingue» («Revue Suisse» 1/2014), dans lequel il dresse un état des lieux très documenté du paysage linguistique suisse. Au sujet de l’offensive d’Ernst Buschor concernant l’anglais, José Ribeaud dit encore aujourd’hui que «c’est le pire signal que l’on pouvait envoyer pour la Suisse». Il ne parle pas d’hostilité de la part des Suisses alémaniques, mais évoque «un manque critique de considération et de respect habituellement témoigné envers les minorités». Mais les deux hommes ne parlent pas de la même chose. Alors qu’Ernst Buschor parle du droit d’accorder une place appropriée dans le programme scolaire à l’enseignement de la langue étrangère la plus importante, José Ribeaud, lui, évoque le devoir d’accorder la place nécessaire aux langues nationales les plus importantes. 

Une mise à l’écart humiliante

Les responsables alémaniques des politiques éducatives ne sont pas à court d’arguments. Selon eux, l’enseignement précoce du français serait parfois trop lourd à la fois pour les écoliers et les enseignants. Le cours de langue devrait être évalué à l’aune de ses résultats, la question déterminante étant de savoir si à l’issue de la scolarité obligatoire, les jeunes sont en mesure de se faire comprendre dans une deuxième langue nationale. Car tel est bien l’objectif. L’âge à partir duquel son enseignement doit débuter, ainsi que sa durée, sont des questions secondaires. Mais la Suisse romande semble peu convaincue. Pour elle, l’attitude de la Suisse alémanique s’apparente à une mise à l’écart humiliante. Les responsables politiques romands de tous bords dénoncent cette attitude qui menace de briser un maillon clé de la cohésion nationale. L’ancien conseiller fédéral libéral Pascal Couchepin avertit que la Suisse alémanique risque de se marginaliser. «Que serait la Suisse sans les Romands et les Suisses italiens? Une province de l’Allemagne, d’une certaine manière.» D’autres brossent un tableau effrayant, avec de jeunes Suisses alémaniques devant parler uniquement anglais lorsqu’ils se retrouvent avec leurs compatriotes français. Les langues nationales ne seraient ainsi plus un puissant vecteur d’identité.

Les compétences linguistiques, gage de respect

À la tête de l’Office fédéral de la culture et à ce titre protectrice des langues, Isabelle Chassot, elle-même bilingue, place l’identité au cœur de ses réflexions. La fin de la paix linguistique serait une lourde perte pour la Suisse, a déclaré l’ancienne responsable de l’éducation lors de la polémique de cet été: «Il lui manquerait tout ce qui fait l’identité de ce pays: le respect des minorités, la compréhension de la diversité, la recherche du consensus et l’importance des équilibres.» Si la Suisse décidait d’adopter l’anglais comme langue de communication, il arriverait l’impensable: la langue serait réduite à son aspect utilitaire, alors qu’elle comporte aussi des aspects culturels: «Elle reflète l’environnement de ceux qui la parlent, leur vision du monde, leurs mécanismes de pensée, leurs traditions.» Les Romands souhaitent pouvoir parler leur propre langue tout en étant compris, explique Isabelle Chassot. Ils souhaitent être traités comme des Suisses à part entière, qui s’expriment en français: «Mais ils n’exigent pas que l’on parle français avec eux. En présence de personnes parlant différentes langues, un consensus très helvétique veut que chacun s’exprime dans sa propre langue.»

Des pressions d’en haut

En Suisse, l’école est l’affaire des cantons. Et les Suisses n’apprécient guère que l’on touche à la structure confédérale de leur pays. À la fin de l’été dernier, le conseiller fédéral fribourgeois Alain Berset (PS) a pourtant dû préciser que l’État avait tout à fait le droit d’intervenir si l’intérêt général du pays était menacé. Le système éducatif est un aspect important du système fédéral de la Suisse, mais sans responsabilité à l’échelle de la Suisse dans son ensemble, le fédéralisme ne fonctionne pas: «Le fédéralisme ne consiste pas simplement à ce que chacun fasse ce qu’il veut dans son domaine, quelles que soient les répercussions pour la Suisse», déclarait Alain Berset dans un entretien au quotidien «Neue Zürcher Zeitung». La commission de l’éducation du Conseil national lui a emboîté le pas en augmentant également la pression. Son président, le conseiller national Matthias Aebischer (Berne, PS), a déclaré début octobre qu’il n’était plus question d’assister à l’abandon du français précoce par les cantons, les uns après les autres. Dans le même temps, la commission a discuté du projet de contraindre par la loi les cantons à enseigner une deuxième langue nationale à l’école primaire. Dans ce dossier, elle a surtout fait pression sur les directeurs cantonaux de l’Instruction publique. Ces derniers se sont rencontrés fin octobre à Bâle, où ils ont été obligés de réagir face à la charge émotionnelle qui entourait la polémique. Et ils ont rendu leur verdict: il n’est pas question de porter atteinte au principe de l’enseignement de deux langues à l’école primaire. Mais les cantons doivent pouvoir continuer à décider quelle langue enseigner en priorité, entre l’anglais et le français. 

Mais il y a un hic: ce verdict n’a aucune valeur contraignante. Les directeurs cantonaux de l’Instruction ­publique ne peuvent en effet pas dicter leurs choix aux cantons. Ils peuvent simplement leur soumettre des recommandations. Quant à savoir si les inquiétudes d’Alain Berset vont être entendues, si les exigences d’Isabelle Chassot vont être satisfaites et si la proposition de la commission de Matthias Aebischer va être écartée, la question reste ouverte. Suite à la rencontre des directeurs cantonaux, Alain Berset a donc accru davantage la pression. Il a déclaré que l’État n’hésiterait pas à intervenir si, au cours des prochains mois, un canton décidait de supprimer définitivement le français du programme de l’enseignement ­primaire.

Les responsables politiques de l’éducation, tous partis confondus, espèrent qu’en dépit des difficultés, l’État n’interviendra pas. Car si le cadre légal se durcit, un référendum pourrait être organisé en Suisse alémanique. Le cas échéant, les Suisses devraient se prononcer sur la paix des langues en Suisse; et lorsque les questions linguistiques d’un pays sont soumises au verdict des urnes, c’est rarement source d’apaisement. Compte tenu des risques potentiels, personne aujourd’hui ne souhaite de votation nationale. Le conseiller national fribourgeois François Steiert (PS), bilingue et partisan de l’enseignement d’une deuxième langue nationale à l’école primaire, estime qu’une votation populaire sur la question des langues «cimenterait la division de la Suisse en régions linguistiques, remettrait en question la cohésion nationale et déclencherait des remous d’une ampleur considérable».

L’offensive du «Schwyzerdüütsch»

Changeons de décor. En Argovie, les écoles enfantines gèrent actuellement un autre conflit linguistique. Depuis le début de l’année scolaire, seul le dialecte y est parlé. La demande qui consistait à initier les enfants à l’allemand standard dès l’école enfantine a été abandonnée. L’«allemand standard» – nom que donnent les Suisses au «bon» allemand ou à l’allemand écrit – ne peut plus être la langue d’enseignement depuis que les électeurs argoviens se sont prononcés en mai en faveur d’une initiative des Démocrates suisses (DS) qui impose l’enseignement en dialecte dans les écoles enfantines, contre la volonté du gouvernement. En 2011 déjà, les électeurs des cantons de Bâle-Ville et de Zurich s’étaient prononcés en faveur d’un renforcement du dialecte dans les écoles enfantines. Et dans le canton de Zoug, l’UDC vient de lancer une initiative visant à imposer le suisse-allemand comme langue d’enseignement dans les écoles enfantines mais aussi dans quelques matières dans les écoles primaires. 

Il est difficile de dire pourquoi la Suisse alémanique, en plein conflit linguistique avec la Suisse romande, se lance dans une autre bataille assez curieuse portant sur des dialectes suisses. Certains observateurs pensent qu’il existe une nostalgie du dialecte, difficile à expliquer d’un point de vue rationnel, dans laquelle ils voient plutôt l’expression de la «recherche d’une patrie» dans un monde de plus en plus globalisé. Peut-être, mais dans ce cas, les cantons qui encouragent explicitement le dialecte au détriment de l’allemand ne se facilitent pas la tâche. Qu’est-ce que le dialecte exactement? Les enseignants venus d’Allemagne enseigner en Argovie doivent-ils désormais apprendre le haut-alémanique parlé avec un accent argovien? Par dialecte, doit-on également comprendre le dialecte valaisan local parlé dans une classe de l’école enfantine de Viège, alors que les petits Argoviens le comprennent à peine? Et quid du fait que, pour des raisons historiques, il n’existe pas au sens propre du terme d’«Aargauerdüütsch»?

Une partie des Romands s’amusent des acrobaties linguistiques de la Suisse alémanique. Mais celles-ci commencent à échauffer sérieusement les esprits critiques comme José Ribeaud. Selon lui, les Suisses alémaniques portent doublement atteinte à la paix linguistique. Tout d’abord, ils se moquent du français. Ensuite, en négligeant l’allemand standard, ils froissent les Romands qui apprennent studieusement l’allemand et ne comprennent pas, loin s’en faut, le «Schwyzerdüütsch»

Le contrepoint tessinois

Au cœur du conflit, la Suisse peut également s’interroger sur elle-même. Pendant que les Suisses alémaniques et les Romands se disputent pour savoir à partir de quel âge et pendant combien de temps les jeunes doivent étudier une deuxième langue nationale, les Tessinois enseignent à leurs écoliers trois langues nationales durant leur parcours scolaire; l’italien, le français et l’allemand. La langue de Voltaire est initiée aux enfants à partir de neuf ans. Au bout de quatre ans, les élèves apprennent l’allemand, ­deuxième langue nationale obligatoire. Apprendre trois langues nationales en même temps, «Ce n’est pas la mer à boire». Les Tessinois ne sont pourtant pas plus talentueux que leurs voisins dans l’apprentissage des langues, mais en tant que minorité linguistique, ils n’ont d’autre choix pour se faire entendre que de connaître d’autres langues nationales.  

Marc lettau est rédacteur à La «Revue Suisse»

Les langues Nos 5 et 6, un non sens? Pas du tout

Outre les langues nationales officielles, la Suisse reconnaît deux autres langues: le yéniche (voir également la «Revue Suisse» 2/2014), déclaré «langue nationale sans territoire» et promue en ce sens, et le yiddish, également «langue nationale sans territoire». Cette minorité linguistique est d’ailleurs même en hausse, sans aucun soutien de l’État. Le yiddish ancestral de Suisse, originaire du Surbtal ou d’Endingen, est toutefois présumé disparu. Quelques expressions sont toutefois entrées dans le langage courant et l’on peut parfois entendre, entre autres mots suisses-allemands, des expressions telles que «Stuss», qui signifie «Unsinn» en allemand, ou «non sens» en français.
www.bilinguisme.ch

Commentaires (62)
  1. P. Baldwin P. Baldwin at 16.12.2014
    Ich kann mir ncht vorstellen dass eine zweite Spache auch in den schwizwer Primarschulen nicht obligatorisch sein sollte.
    Als Auslandschweizer mit einigen Jahen Frankreichaufenthalt und schon ein halbes Leben in Amerika verbrachte bin ich dankbar mshrspachig meine Existenzzuerringen.Fremdsprachen sind wie alle anderen Materien,wichtig im Lebensablauf und Sozialwesen.
  2. U.Rauen  Schibli U.Rauen Schibli at 17.12.2014
    Der grosse Vorteil der Schweiz war bis jetzt,dass wir mehr Sprachen lernen als in den restlichen Laendern in Europa. Wir haben 4 Landessprachen die auch gelernt werden sollten. Wir hatten auch franzoesich und englisch und Freifach italienisch und heute bin ich froh, dass die Sprachen so gefoerdert wurden in den Schweizer Schulen. Die Kínder werden spaeter dankbar sein. Daza kommt noch, dass es danach einfacher ist noch zusaetzliche Fremdsprachen zu lernen.Sprachen sind etwas vom wichtigsten in der heutigen Zeit. Diese Bildung ist auch der Grund,dass wir Schweizer als Sprachbegabt gelten. Ps. Ich finde allerdings,dass im Kindergarten ruhig gesprochen werden sollte, da wir zum Glueck immer noch Schweizer sind und die kleinen Kínder am TV schon genuegend Hochdeutsch hoeren.
  3. Beat Ledermann Beat Ledermann at 17.12.2014
    Je mehr Sprachen man spricht, desto einfacher ist es eine neue Sprache zu lernen.
    Um es kurz zu fassen, die Neue Weltordnung steht vor der Tür. Alle sollten englisch sprechen lernen, damit mit dieser Sprache die Welt regiert werden kann. Warum nicht auch das Deutsch im Unterricht streichen oder als Zusatzfach anbieten? Sind wir wirklich so dumm, dass wir nicht sehen wohin das führt?
    1. dany dany at 17.12.2014
      am besten jeder kanton spricht nur noch seinen dialekt odrrr?
  4. Katharina Bless Katharina Bless at 17.12.2014
    Das ist ja spannend... es gibt ganz wenige Welsche die wirklich (Schweizer-) Deutsch sprechen, ausser sie sind aus einer 2-sprachigen Region wie Biel! Theoretisch sollte ich mich in Genf oder Lausanne mit Schweizerdeutsch verständigen können... nicht wahr?
    Versucht es mal...

    Glücklicherweise war das Französisch für mich keine Plage, ich habe die Sprachen geliebt und habe auch weiterhin Sprachen gelernt. Ich stimme da zu: je mehr Sprachen man lernt, desto leichter wird es.

    Ich denke die Welsch-Schweizer haben keine Grund sich zu beschweren! In meiner Erfahrung sind die Deutsch Schweizer viel mehr geneigt Fremdsprachen zu lernen als die Welschen und die Tessiner...!! Heute kann man es sich fast nicht mehr leisten nicht Englisch zu sprechen wenn man sich in der Welt bewegen will. Ich habe das nachgeholt und das Französisch und Italienisch das ich damals gelernt hatte, hat mir dabei sehr geholfen.
  5. Andreas Ernst Andreas Ernst at 17.12.2014
    Englisch lernt (fast) jeder frueher oder spaeter, weil es omnipraesent, prestigetraechtig und nuetzlich ist. Fruehenglisch ist deshalb ueberfluessig. Unsere Kinder und Jugendlichen zsollen zuerst Franzoesisch (bzw. Deutsch) lernen. Das Minimum ist die passive Kenntnis der andern, grossen Landessprache. Den Anspruch im Welschland Schweizerdeutsch zu sprechen, halte ich fuer absurd. Wir schreiben unsere Kommentare hier auch problemlos auf Hochdeutsch.
    1. Stephan Bernhard Stephan Bernhard at 17.12.2014
      Herr Ernst, ich bin mit Ihnen einverstanden. Sie haben verstanden, wie die heutige Welt funktioniert. Ohne gemeinsame Sprache - mindestens Basiskenntnisse der zweiten grossen Landessprache - , wird es schwierig werden, den künftigen Generationen zu erklären, wie die Schweiz funktioniert. Ausserdem sind wir Schweizer auf der ganzen Welt für unsere Sprachkenntnisse bekannt; und ich spreche da nicht von Englisch, weil das mittlerweile viele sprechen. Geben wir diesen Vorteil nicht wegen Faulheit auf!
  6. Grazia Berger Grazia Berger at 17.12.2014
    Ich pflichte unbedingt Herrn Andreas Ernst bei, Englisch lernt man sowieso, warum dann nicht den Heimvorteil benutzen, um möglichst früh mit Französisch anzufangen. Ich verdanke diesem Heimvorteil enorme Vorteile in meiner neuen Heimat Belgien, sowohl beruflich als privat und kulturell. Ein klein bisschen kritische Distanz gegenüber einer globalisierten Einheitswelt und -kultur kann niemandem schaden, im Gegenteil. Die Schweiz sollte zudem an ihrer kulturellen und sprachlichen Vielfalt auch intern festhalten, sonst verarmt sie nicht nur sprachlich, sondern vor allem was ihre tolerante, offene Vielfalt angeht. Die Tessiner haben ganz Recht, sich anzustrengen für dieses Land, das sie in dieser Vielfalt lieben, und nur weil sie absolute Mehrheit in unserem Land darstellen, sollten sich die Deutschschweizer, was die Sprachen angeht, nicht auf die faule Haut legen. Es lebe das Vorbild der Tessiner und Rätoromanen!
  7. Janine Janine at 17.12.2014
    Ich stimme vollends mit Katharina Bless überein. In meiner ganzen Karriere habe ich nie erlebt, dass sich ein Welscher die Mühe macht, Deutsch zu sprechen. Sorry, es sind die Deutsch-Schweizer, welche sich den Umständen zugunsten der Verständigung anpassen.

    Seit zwei Jahren lebe ich als ehemalige Bernerin in Brüssel. Brüssel ist international, Belgien offiziell drei sprachig. Was stelle ich fest? Hier herrschen dieselben Sprachhürden und Probleme. In der Schweiz sind "meistens" alle Formulare für Behördengänge etc in allen vier Landessprachen plus xy vorhanden. Hier je nach Region in franz. oder holländisch. Die Wallonier unterrichten nur in Französisch, die Flamen beidsprachig. Letztere sind aus meiner Sicht viel offener und sprachfreudig.

    Meine Französisch Lehrer hier in Brüssel, welche u.a. auch aus der franz.Schweiz stammten, konnten kein Wort "Deutsch" nicht Ch-Deutsch!

    Sprachen lernen finde ich toll. Aber nicht jeder hat die Affinität dazu. Am meisten ärgert mich, dass in Stelleninseraten Mehrsprachigkeit verlangt wird, aber danach nicht umgesetzt werden kann. Dasselbe Problem habe ich nun als Schweizerin in Brüssel: Deutsch, Französisch, Englisch und Italienisch reichen nicht aus: zusätzlich Holländisch mit flämischem Akzent ist erwünscht, da die eigenen Landsleute nicht zweisprachig sind. Und so ergeht es vielen, mehrsprachigen, qualifizierten Arbeitskräften.
    1. Grazia Berger Grazia Berger at 18.12.2014
      Liebe Janine,
      lassen Sie sich nicht entmutigen, in Brüssel gibt es für Leute wie Sie bestimmt Stellen - und Niederländisch macht viel Spaß, wenn man mal drinnen ist ! Bei mir ging es auch erst sehr langsam voran, aber mit der Zeit kommt das schon, auch hier in Brüssel !
      Herzliche Grüsse von einer anderen Deutschschweizerin in Brüssel ! Wir können gern Kontakt aufnehmen, wenn Sie wollen !
    2. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      Als Franzoser, der Deutsch aber auch Niederländisch spricht, kann ich mich also als echter Belgier ansehen... Beherrscht man die deutsche Sprache, so bildet Niederländisch keine unüberwindbare Hürde. Was mich jedoch bei den meisten Befürworter der englischen Sprache stört, ist dass sie stets vermeiden zu melden, dass Englisch eine sehr schwierige Sprache ist. Leider glauben die meisten English zu beherrschen, wenn sie sich nur auf Globish oder Airport-English äussern können, und sie keineswegs zwischen den Zeilen de New York Herald Tribune lesen oder die Feinheiten einer BBC-Sendung geniessen können. Jede Sprache ist Trägerin einer Kultur. Aber was hinter den meisten "gemeinten" Englisch-Kenntnissen steckt, kann nicht als Kultur betrachtet werden, bloss Kommunications-Kauderwelsch für Plauderer.
    3. Didier VILLARD-ASPRI Didier VILLARD-ASPRI at 06.01.2015
      En tant que double national franco-suisse du Doubs voisin,j'ai débarqué à 19 ans à Zürich avec mon Hochdeutsch!J'ai tout d'abord été dépassé de ne rien comprendre ...du tout.Quelle était cette planète à moins de 100 km de ma France natale? J'ai tout d'abord voulu fuir car les gens se donnaient rarement la peine de me répéter en allemand standart.Même les affiches publicitaires étaient écrites en Schwytzertütsch ! J'ai trouvé ça étrange et interessant à la fois et puis j'y suis resté 11 ans .Et je peux affirmer que le suisse allemand est ma seconde langue.
      Des Welschs qui parlent suisse allemand il y en a pas mal l'inverse aussi en français fédéral certes ! Cette particularité bien helvétique est une richesse!!!
      A l'heure où l'anglais envahit toute la sphère internationale on assiste à la fois à la propagation de la langue de Skakspear et à un début sa dislocation de la même forme que le latin lorsqu'il était la langue de l'empire romain et à donné naissance à une multitude de langues locales. L'anglais ne restera pas longtemps langue internationale,à mon sens, le mandarin et l'hindi le supplante d'ore et déjà.N'y voyez aucune forme que ce soit de prosélytisme francophone. Je trouve seulement logique d'accorder la priorité à l'apprentissage d'une langue nationale car il serait dangereux de creuser davantage le Röstigraben!!!
  8. Doris Doris at 17.12.2014
    ZU meiner Zeit gab es leider erst in der Sekundarschule Französischunterricht. Ich wäre - aus heutiger Sicht - froh gewesen, wenn wir in der Primarschule schon Französisch hätten lernen könne und dann in der Sekundarschule italienisch. Nicht nur ein halbes Jahr - wie bei mir -. Da lernt man nichts. Ich wohne jetzt seit langer Zeit in Deutschland. Für die Kinder hier ist es vollkommen normal schon sehr früh mit Englisch und einer weiteren Fremdsprache zurechtzukommen. Es lernt sich im Kindesalter auch leichter.
  9. Vera Stavemann Vera Stavemann at 17.12.2014
    Ich habe einige Jahre im Kanton Zürich gut und gerne Französisch in der Sek B unterrichtet. Ich kann jetzt nicht behaupten, dass alle Schülerinnen und Schüler begeistert waren, Französisch lernen zu müssen, aber bei ca. einem Drittel hat es sich gelohnt. Ich habe mich oft gefragt, ob der ganze methodisch-didaktische Aufwand wirklich Sinn macht, wenn der Rest der Klasse dann am Ende der Schulzeit doch kaum einen richtigen Satz über die Lippen bringt. (Sicher gibt es noch bessere Lehrer/innen als mich, die es schaffen, noch mehr aus den Schülerinnen und Schülern herauszuholen. Und sicher gibt es auf höheren Stufen (Sek A oder Gymnasium) effizientere Ergebnisse.)
    Wie wir alle wissen lernt jeder Mensch im frühkindlichen Alter am allerbesten. Ich fände es deshalb am sinnvollsten, wenn man bereits in der Spielgruppe (eben auf spielerische Weise) ohne Stress und Notendruck 2 oder vielleicht 3 Sprachen von "Muttersprachlern/innen" vorgelebt bekommt. Kinder bekämen somit einen Vorgeschmack und vielleicht Lust auf eine Fremdsprache. Und wenn sie in die Schule kommen, wissen sie schon, was eventuell auf sie zukommt. Ich würde das Erlernen einer Fremdsprache schweizweit schon in der Primarschule (und nicht erst in der Sekstufe) als "halbfreiwillig" gestalten: Eine zweite Landessprache wäre dann "Wahlpflicht". Englisch würde ich als "ganz freiwillig" anbieten.
    Somit könnten die Deutschschweizer/innen statt Französisch eben Italienisch oder Rätoromanisch, die Tessiner/innen statt Deutsch eben Französisch oder Rätoromanisch und die Suisse romands statt Deutsch auch Italienisch oder Rätoromanisch lernen. Der dafür organisatorische Aufwand wäre sicher auch zu leisten.
    Somit hätten wir so jedes Problem gelöst und die Debatte, wer wen bevorzugt, würde entfallen.
    1. Margret P-J Margret P-J at 18.12.2014
      Vera Stavemann sagts richtig: Je früher der Erwerb einer Zweit- oder Drittsprache einsetzt, desto einfacher. Mehrsprachigkeit hat viele Vorteile, nicht nur in Sachen Sprache. Erwiesenermassen erweitert sich die Sicht auf die Welt, analytisches Denken wird vielseitiger, mehrsprachige Kinder habens in der Schule in der Regel leichter. Lediglich – und ausgerechnet – im Sprachunterricht kann es zu geringen Schwierigkeiten kommen, die sich jedoch mit der Zeit ganz ausgleichen.
      Als Auslandschweizerin bin ich stolz auf die ausgezeichnete und umfassende Schulbildung, die ich in jungen Jahren (1959-1968) in der Grund- und Sekundarschule geniessen durfte. Dass mein Vater nebst (schweizer)deutsch auch italienisch konnte und meine Mutter nebst (schweizer)deutsch fliessend französisch sprach und gute Englischkenntnisse hatte, war ein riesiges Plus. Später lernte ich nebst etwas Latein noch Spanisch und "Touristenarabisch". In jüngerer Vergangenheit habe ich angefangen, schottisches Gälisch zu lernen, eine Minderheitensprache, die in Schottland wieder in der Schule unterrichtet wird, bereits in der Vorschul-/Kindergartenstufe. Denn es ist so: Sprachenvielfalt ist Kultur vom Feinsten, öffnet Türen und Herzen und fördert die Verständigung über viele Grenzen hinweg.
      Chèr_e_s compatriotes romand_e_s, continuez à lutter pour l'enseignement bi- et trilingue dans TOUTES les écoles suisses!
    2. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      Erwähnenswert wäre auch zu verzeichnen, dass das Ohr eines kleinen Kindes noch sämtliche Tonfrequenzen vernimmt, um sie ins Hirn einzuspeichern. Ab 7 Jahren oder noch früher verliert das Ohr die Fähigkeit sich vielen Sprachtönen anzupassen, was das Erlernen einer Fremdsprache erschwert. Die französische Sprache benuzt z.B. ganz wenige und enge Tonfrequenzen, was mit der Zeit die "Ausschaltung" des Vernehmens vieler Tonfrequenzen verursacht und zum Teil den sprachmässigen Analphabetismus der meisten Franzosen erklären könnte.
  10. El Suizo El Suizo at 18.12.2014
    Die Welschen verkennen, dass Schweizerdeutsch nicht einfach ein deutscher Dialekt ist, sondern "die Sprache der Deutschschweiz" (obwohl aufgeteilt in unterschiedliche Akzente). Die Romands haben ihre Sprache (Frankoprovenzalisch) schon lange verloren... Ein Dialekt ist letztlich nichts anderes als eine "Sprache ohne Status", es ist also eine rein politische Frage (Kroatisch und Serbisch sind sich ähnlicher Als Hochdeutsch und Schweizerdeutsch. Man hat aber politisch entschieden, dass es sich nach der Trennung um zwei Sprechen handelt). Es ist deshalb nachvollziehbar, dass Schweizerdeutsch als Unterrichtssprache im Kindergarten gelten soll (in welchem Land wäre das schon nicht der Fall..?).
    Ebenfalls ist nachvollziehbar, dass man als Deutschschweizer Hochdeutsch lernen muss, um zu kommunizieren, vor allem schriftlich und gegenüber Welschen und Tessinern.

    Die Welschen sind es sich gewöhnt, dass man mit ihnen Französisch spricht, und weil sich diese Tendenz langsam ändert, sind sie dementsprechend frustriert. In jedem anderen Land, das eine Sprachen-Mehrheit von 70% hat, wäre diese Sprache alleinige Amtssprache. Die Schweiz ist ein Sonderfall, da wir uns 3 Amtssprachen leisten. Das ist nicht schlecht, aber Französisch und Italienisch haben nun einmal bei weitem nicht das Gewicht von Deutsch. Es ist zuvorkommend der Deutschschweizer, dass sie die beiden anderen Amtssprachen ebenfalls anerkennen. Klar wäre aber, dass jeder Schweizer Deutsch verstehen muss. Versuchen Sie das aber einmal in Genf, da sind nicht einmal SBB Angestellte in der Lage, Deutsch zu sprechen...
    1. Enzler Enzler at 18.12.2014
      Bitte vergessen Sie nicht, die Vielfaltigkeit der Sprachen bereichert die Kultur eines Landes!
    2. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      Je crains devoir chercher longtemps un cheminot genevois parlant l'allemand. Tout comme je connais des mécaniciens de locomotives alémaniques qui sont totalement perdus lorsqu'ils doivent dialoguer avec le personnel de gare de Delémont... :-)
  11. Enzler Enzler at 18.12.2014
    Unsere Enkelkinder wachsen 4-sprachig auf und haben dabei keine Hemmungen ! Wie frueher desto besser, das sehen wir heute ! Ich frage mich wo liegt das Problem ? Nur im Kopf der Politiker weil sie si h irgenswie bemerkbar machen muessen. Enzler Spanien
  12. Enzler Enzler at 18.12.2014
    Unsere Enkelkinder wachsen 4-sprachig auf und haben dabei keine Hemmungen ! Wie frueher desto besser, das sehen wir heute ! Ich frage mich wo liegt das Problem ? Nur im Kopf der Politiker weil sie si h irgenswie bemerkbar machen muessen. Enzler Spanien
  13. Michèle du Périgord Michèle du Périgord at 18.12.2014
    Ein Satz "Die in der Debatte am häufigsten genannten Argumente: Man verkenne, dass genau genommen Hochdeutsch die erste Fremdsprache sei, die sich Deutschschweizer Kinder mühsam aneignen müssten. Und gleich zwei Fremdsprachen aufs Mal zu lernen, sei pädagogisch unsinnig." widerspricht meiner Meinung nach dem anderen "Bereits in 14 Deutschschweizer Kantonen wird heute als erste Fremdsprache Englisch unterrichtet. Das «Frühfranzösisch» folgt in diesen Kantonen in aller Regel zwei Jahre nach der ersten Englischlektion."
    1. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      Bien vu, Michèle ! Ganz gut gesehen: Für Französisch sind sie zu faul, aber für das Förderkauderwelsch der internationalen Unkultur, lese globish oder airport english, da haben sie Lust. :-)
  14. Michèle du Périgord Michèle du Périgord at 18.12.2014
    Wo bleiben die Romands ? Où sont les commentaires des francophones ?
    1. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      C'est effectivement la réflexion que j'allais aussi faire. Il est tout de même curieux que les intervenants sur cet article rédigé en français soit quasi exclusivement des Alémaniques, ou du moins des personnes possédant la langue allemande. J'aurais bien une explication à formuler, mais je crains qu'elle ne soit pas politiquement correcte : en fait, les Suisses romands ressemblent bien aux Français. C'est un sujet qui les passionne pas et dont ils se moquent éperdument. :-)
  15. D. García Carballeda D. García Carballeda at 20.12.2014
    Das Titelbild in "L'Hebdo" finde ich nicht gut, denn es sind nicht die Schüler, die über Lerninhalte entscheiden. Ich stelle fest, dass seit den 60er Jahren, 1968 war ich 23 Jahre alt, eine Tendenz da ist, das Lernpotenzial der meisten jungen Menschen zu unterschätzen. Das führt dazu, ihnen immer weniger zu "zumuten", denn sie könnten traumatisiert werden. Nach unzähligen (unseligen) Reformen, die neue Lehrbücher, welche für Lehrer wie mein Mann einer war, nicht zu brauchen sind (er und viele seiner Kollegen der Oberstufe waren gezwungen, selbst den nötigen Stoff zusammen zu suchen und zu stellen, der die Schüler dann ermöglichen sollte, eine Lehrstelle zu finden!!!) wird jetzt mit dem Lehrplan 21 alles überboten: Lernlandschaften, Altersdurchmischung, "individualisiertes" Lernen am PC, Lehrer als eine Art "Aufseher", kein Pädagoge mehr, wird alles viel schlimmer werden: Der Zusammenhalt der Schüler wird schon in der eigenen Klasse nicht entstehen können, geschweige denn mit den Rest der Menschen! Wir laufen einer Katastrophe grösseren Ausmasses entgegen, denn die Konsequenzen können sich alle ausmalen. Sie schreiben in Ihrem Artikel: Im Tessin schaffen die Schüler in der Unterstufe sogar 2 zusätzliche Sprachen!
    Man müsste nochmals in Erinnerung rufen: Lernen ist etwas Schönes und ein Privileg und jeder kann lernen, wenn er gesund ist. In meinem Fall sieht es so aus: Muttersprache Spanisch, mit 19 Jahren zugewandert und in allerlei Jobs gearbeitet, daneben gelernt (zuerst Deutsch, dann Wirtschaftsmatur, Englisch, Französisch, Italienisch). Bin ich besonders Intelligent? NEIN!!!
  16. D. García Carballeda D. García Carballeda at 20.12.2014
    Was ich vergass zu sagen: ich brauchte keine besondere Intelligenz, um alles zu lernen, was ich gelernt habe. Ich hatte gute, engagierte Lehrer, die mir mit Erklärungen weiter halfen, wenn ich nicht verstanden hatte - und ich hatte die Klassengemeinschaft. Wir lernten ungeheuer viel von einander, auch von den Schülern, die schlechter waren als man selbt. DAS SOLLTE, DAS WÜNSCHE ICH MIR, DEN NEUEN GENERATIONEN ERHALTEN BLEIBEN UND NICHT DIE UNWEIGERLICHE "ATOMATISIERUNG" ALS FOLGE NEUER REFORMEN.
    1. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      "Automatisierung" oder "Atomisierung"? :-)
  17. Philippe Buhlmann Philippe Buhlmann at 20.12.2014
    Wo in diesem Artikel habe ich das Frühdeutsch verpasst? Etwas mehr Information über den Deutschunterricht in der welschen Schweiz wäre wünschbar gewesen. Als ich aus der Schweiz ausgewandert bin, hatte man noch 4 Jahre Primarschule und 6 Jahre Primarschule in anderen Kantonen; im Kanton Bern hatten wir Französisch in der fünften Klasse als es den Ausdruck Frühfranzösisch noch gar nicht gab. Jetzt wohne ich im Norden der USA, und hier gibt es Schulen mit Frühchinesisch. Vielleicht wäre es gar nicht so schlecht, wenn die Schweiz auch mal über die Landesgrenzen schaut.
  18. Conny Williamson USA Conny Williamson USA at 20.12.2014
    Das finde ich doch schade. Ich bin als Deutschschweizerin mit Deutsch, Franzoesisch, Englisch und Italienisch aufgewachsen. So viele Vorteile mit Fruehunterrricht einer Fremdsprache. Zudem ist franzoesisch eine offizielle Landessprache. Der Schulunterricht kann ha immer mit einem Sprachaufenthalt ergaenzt werden.
  19. Verena Kaplan Verena Kaplan at 20.12.2014
    Die vielsprachigkeit der Schweiz macht die Schweiz aus. Ich habe in diversen Laendern gelebt. Man kann nie zu viele Sprachen sprechen. Sprachen aus dem Lernprogramm zu streichen, ist wirklich das duemmste, was ich je gehoert habe. Es sollten, im Gegenteil, mehr Sprachen zugefuegt werden.
  20. Heinz Lyner Heinz Lyner at 21.12.2014
    Toll dass die Romands hier eine Bresche für die Vielsprachigkeit schlagen, aber vieleicht sollten sie doch auch ein wenig vor der eigenen Tür aufwischen. Wer von ihnen SPRICHT denn deutsch, ich meine aber eben wirklich "sprechen" (können tun es ja die meisten, oder). Dass ich als Deutschschweizer Lieferant in der Romandie französisch sprechen musste, ist ja klar, aber wenn ein Verkäufer aus der Romandie zu uns kam, ratet mal wie er sprach? Ich verstehe ja durchaus, dass wenn man mit einer so eleganten Muttersprache ausgestattet ist, es einem schon schwer fällt, dieses harte Deutsch zu sprechen, aber trotzdem: Meine Erfahrung ist doch, dass es gerade die Romands sind, welche nur ihre eigene Muttersprache bevorzugen und anwenden, so oft und wo immer es geht. Das machst sie aber nicht weniger sympathisch, so sind sie halt :)
  21. Amo Fuchs Amo Fuchs at 21.12.2014
    Ich verstehe die Vorliebe fürs Englisch, versucht mal auf Französisch auf'm Compute zu klempern! Zunächst: eigentlich klempert man nicht aufm Cmputer, sondern aufm Ordinateur.
    Genügt das English für Computerbedarf nicht?
    Ueberall in der Welt begnügt man sich mit dem Computerenglisch, pardon, computer english, ohne sich mit der Neuerfindung des Kuckucksei zu beschäftigen, also sollte das auch für den genialen schweizer Buschi-Kopf auch möglich sein, oder?
    Ops! da ist mir ein Baseldytsches Wort entschlüpft... als ich einmal in einer Zürcher Metzgerei besonders zartes Fleisch für's Buschi verlangte, meinte man ich wollte es für die Katze (Busi), dass kann einem in der Schweiz passieren, wo Deutsch nicht gleich Deutsch ist. Aber ich hab gehört dass es jemand auch in Deutschland passieren kann, zwischen Bayern und Preussen ...
  22. Christophe Mirault Christophe Mirault at 22.12.2014
    Ich lache aber es ist so traurig..Es hat niemals einen nationalen Zusammenhang gegeben. Wenn die franzosiche seite sag "ja" die deutche Schweiz sag "nein". Immer!
    Romands und Swiitzerdütsch sind 2 verschiedene Länder. Man denkt gleich nich. Immer! Ich bin Genfer, 46, und habe keine Freunde, die Deutsch sprechen können, weil die haben nie praktiziert. Die Schule programme sind nicht gut genug.
    Aber wir haben unterschiedliche Mentalitäten. Das kann nicht klappen.
    C'est frustrant qu'en on est Romand, de voir que chaque fois que l'on veut quelque chose au niveau national, c'est refusé par les Suisses-Allemands. Et quand on habite Genève, avec 600'000 habitants, des gens du monde entier, et que l'on voit des cantons comme Appenzell ou Argovie, on se dit que l'on n'habite pas la même planète...
    Let me tell you one more thing. When I meet a Swiss German we usualy speak in english because he can't speak french more than I can speak german. This is the reality!
    1. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      Du côté latin, ce n'est pas beaucoup mieux... Les réunions de travail entre les marines française, espagnole et italienne ont lieu en anglais... peut-être pour que les Français ne soient pas gênés de devoir constater que leurs homologues ibères et cisalpins maîtrisent parfaitement le français.
  23. Mueller Mueller at 22.12.2014
    Bleibt Euren Wurzeln und Eurer Kultur treu!
    Die Viersprachigkeit ist eine Gabe und einzigartig. Es gibt den Meisten ein Sprachverständnis, dass es einem leichter tut, eine neue Sprache zu erlernen.
    Es sollte eine Pflicht sein, dass ALLE ALLE vier Sprachen lernen sollten. Es ist ein Teil der Schweiz, die Viersprachigkeit, und damit auch ein Teil unserer Identifikation.
    Englisch wird immer eine dominierende Rolle als Weltsprache haben. Das bedeutet aber nicht, dass man sich von seiner Kultur entfernen muss...
  24. Max Plattner Max Plattner at 23.12.2014
    En tant que suisse romand ayant vécu et fait mes écoles et études à Berne, puis ma vie professionnelle à Genève, je suis parfaitement bilingue et ne peux que m'étonner de cette guerre linguistique.
    Comment peut-on donner la priorité à l'anglais par rapport au français dans des écoles suisses allemandes, ou à l'anglais par rapport à l'allemand dans des écoles romandes? Quand on sait combien il est utile - au-delà des points de vue de la cohésion nationale et de la sauvegarde de notre culture - de connaître (posséder serait mieux) plusieurs langues, on doit considérer comme simplement stupides de telles décisions. Car tant l'allemand que le français sont des langues difficiles. Or, plus on est jeune, mieux on apprend une langue.
    L'anglais - du moins l'anglais courant - est moins exigeant, et surtout, il est de toute façon présent partout. Tous les enfants l'apprendront inévitablement au cours de leur adolescence, et un enseignement en classes secondaires comme seconde langue étrangère est amplement suffisant. Si on fait d'abord apprendre l'anglais aux enfants, il n'apprendront jamais correctement le français, respectivement l'allemand.
    En outre, les Suisses allemandes feraient bien d'apprendre dès le plus jeune âge l'allemand "standard", car il est vrai que c'est également une langue étrangère pour eux. Leur dialecte, ils le parlent à la maison et entre eux, ils n'y a pas besoin d'instaurer un enseignement.
    1. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      C'est effectivement le monde à l'envers si l'apprentissage de l'allemand "standard" doit être sacrifié au profit d'un dialecte alémanique. Quoiqu'en disent certains, les enfants comprennent très bien que l'allemand standard, c'est la langue de l'école, et le dialecte la langue de la cour de récréation et du domicile.
      Ich verstehe nicht gut, wieso man das Erlernen des Schriftdeutches auf dem Altar des Dialektes opfern sollte. Denn Schriftdütsch, oder Hochdütsch oder auch Standard-Dütsch ist unvermeindlich die Sprache der schriftlichen Kommunikation. Eine bedürftige Kenntnis der Schriftsprache hilft leider niemandem.
    2. Verena Baltes-Kallas Verena Baltes-Kallas at 30.12.2014
      Je suis d'accord avec Max Plattner.

      En tant que suisse alémanique ayant fait mes études à Genève, je trouve qu'on devrait accorder la priorité à l'enseignement des langues nationales. D'autant plus que l'Allemand est une langue importante au niveau européen, und Französisch eine Weltsprache... La pluralité des langues est une richesse de la Suisse qui mérite d'être cultivée.

      Je trouve aussi que des bonnes bases d'allemand et de français (ou italien) peuvent faciliter l'apprentissage de l'anglais, qui a des racines dans les deux, et qui est plus facile (sans accents ou Umlaut ou accords ou derdiedas).

      Et sourtout, il faut commencer le plus tôt possible! Je vis actuellement au Liban où les enfants commencent avec l'anglais et/ou le français quand ils sont encore au jardin d'enfants, mais l'arabe classique est toujours un sujet de première importance, et le dialecte local se porte à merveille. Les parents et les enseignants au Liban se font beaucoup moins de soucis qu'en Suisse que les enfants soient débordés avec tant de langues, ou qu'ils perdent leur identité.

      To insist on using the Swiss dialect in the lower classes while foregoing German and the other national languages just limits the linguistic capabilities of the school children without giving them anything - typical of the Blocher backlash.
  25. Marco Winkler Marco Winkler at 24.12.2014
    Bonjour à tous ! Pour ma part, je ne comprends pas pourquoi le Suisse Allemand n'est pas enseigné au plus tôt dans les écoles romandes ?
    Je trouve ça totalement absurde d'apprendre l'Allemand, qui n'est pas la langue que parlent les Suisses Allemands. C'est cela qui selon moi crée une vraie barrière entre nous... En tout cas c'est comme ça que je l'ai ressenti la première fois où je n'ai rien compris à ce que disaient des jeunes que j'aurais pourtant aimé comprendre. Maintenant, je me soigne, j'espère acquérir une bonne compréhension passive mais j'ai abandonné l'espoir de parler vraiment le Suisse Allemand. Quelle tristesse de ne pas bien comprendre les chansons de Mani Matter, Stiller Has, Phenomdem et j'en passe... Les Suisses francophones devraient se bouger un peu pour apprendre le Suisse Allemand. Et les Suisses Allemands ne devraient pas non plus renoncer au Français. Et plus on apprendra tôt ces deux langues et plus la cohésion nationale pourra être forte. Si vous cherchez une langue parasite là-dedans, hé bien, ne cherchez plus : Oui, c'est l'Allemand... Le Français, l'Italien, le Romanche sont bien des langues maternelles suisses. Pas l'Allemand. Ça pouvait se justifier à un moment mais aujourd'hui, je ne suis plus d'accord. Il est temps de replacer le Suisse Allemand à sa vraie place... Et tant pis si mon avis vous choque. ????
    1. Philippe Calle Philippe Calle at 24.12.2014
      N'exagérons rien... Se mettre à portée des dialectes alémaniques et autres (allez donc écouter le frison ou le Platt en Allemagne du Nord) n'est pas si compliqué lorsque l'on maîtrise l'allemand standard.
      Urchig Schwiizerdütsch rede, das chöne au sogar Franzose... :-)
  26. Marcel Thevoz Marcel Thevoz at 24.12.2014
    cette soi-disante guerre linguistique est une tempête dans un verre d eau.Lorsqu 'il s agit d 'éducation de nos enfants, ne faut-il pas leur ouvrir des portes sur un monde qui dépasse nos frontieres ? leur enseigner le respect d autrui...leur faire sentir ce qui nous unit tous en tant qu'être humain...chercher ce qui nous unit
    en tant que membre de ce beau pays est un idéal de haut
    niveau au lieu de se tirer la langue comme le portrait de cette jeune femme sur la couvertur de l'Hebdo ! Je fais partie de ces 700 000 suisses qui vivent à l' étranger et lorsque nous nous rencontrons peu importe la langue utilisée pour communiquer...c est le coeur qui parle et nous partageons le même amour de la Patrie !
  27. Eric Fiechter Eric Fiechter at 25.12.2014
    NON SENSE! Stop the politicians and force them to accept the fact that English is the lingua franca of today's world and that French a become a dialect even if it used to be the diplomatic language in Euurope!!!

    Nos enfants sont nés à Genève, et ils y ont fait toute leur scolarité y compris l'université, comme nous leurs parents, mais nous avons réussi à faire en sorte qu'ils parlent le suisse-allemand entre-eux, c'est dire que le bilinguisme est quelque chose dont ont ne parle pas seulement dans notre famille, mais que nous vivons au quotidien.

    Il est évident que les Suisses-romands s’excitent à l'idée que les Suisses-allemands ne sauraient plus aussi bien le français qu'autrefois, car les Suisses-romands forcent leurs enfants à apprendre une langue qu'ils ne veulent pas parler parce que c'est la langue de la majorité. Aucune méthode ne pourra corriger ce vice fondamental.

    Tant que l'on ne partira pas de cette réalité profonde, et qu'on restera dans le mythe du plurilinguisme, on empêchera nos enfants d’acquérir les outils pour être meilleurs que les pays qui nous entourent.

    Singapore par contraste prépare ses enfants au monde de demain qui a déjà commencé aujourd'hui: ils parlent le malais langue du chant national, ou le tamil, mais tous, Malais et Tamils apprennent dès l'école enfantine l'anglais et le Mandarin, deux langues qui ne sont pas celles de l'immense majorité des habitants.

    Si l'anglais était promus au niveau de langue nationale utilitaire, il n'y aurait plus de minorités en Suisse. Tous seraient égaux et tous seraient mieux placés que nos voisins dans la compétition économique internationale.

    Et même l'apprentissage de l'allemand et du français deviendrait plus facile, car libéré des crispations identitaires actuelles.

    J'ai fait toute ma carrière d'avocat en Suisse et travaillant à 80% en anglais. Cela m'a ouvert beaucoup d'horizons nouveaux, sans me priver de la diversité des dialtectes dans mon cercle familial!
  28. Eric Fiechter Eric Fiechter at 25.12.2014
    NON SENSE! Stop the politicians and force them to accept the fact that English is the lingua franca of today's world and that French has become a dialect even if it used to be the diplomatic language in Europe!!!

    Nos enfants sont nés à Genève, et ils y ont fait toute leur scolarité y compris l'université, comme nous, leurs parents, mais nous avons réussi à faire en sorte qu'ils parlent le suisse-allemand entre-eux, c'est dire que le bilinguisme est quelque chose dont ont ne parle pas seulement dans notre famille, mais que nous vivons au quotidien.

    Il est évident que les Suisses-romands s’excitent à l'idée que les Suisses-allemands ne sauraient plus aussi bien le français qu'autrefois, car les Suisses-romands forcent leurs enfants à apprendre une langue qu'ils ne veulent pas parler parce que c'est la langue de la majorité. Aucune méthode ne pourra corriger ce vice fondamental.

    Tant que l'on ne partira pas de cette réalité profonde, et qu'on restera dans le mythe du plurilinguisme, on empêchera nos enfants d’acquérir les outils pour être meilleurs que les pays qui nous entourent.

    Singapore par contraste prépare ses enfants au monde de demain qui a déjà commencé aujourd'hui: ils parlent le malais langue du chant national, ou le tamil, mais tous, Malais et Tamils apprennent dès l'école enfantine l'anglais et le mandarin, deux langues qui ne sont pas celles de l'immense majorité des habitants.

    Si l'anglais était promu au niveau de langue nationale utilitaire suisse, il n'y aurait plus de minorités en Suisse. Tous seraient égaux et tous seraient mieux placés que les enfants de nos voisins dans la compétition économique internationale.

    Et même l'apprentissage de l'allemand et du français deviendrait plus facile, car libéré des crispations identitaires actuelles.

    J'ai fait toute ma carrière d'avocat en Suisse en travaillant à 80% en anglais. Cela m'a ouvert beaucoup d'horizons nouveaux, sans me priver de la diversité des dialectes dans mon cercle familial!
  29. France Lamoureux Allenbach France Lamoureux Allenbach at 25.12.2014
    Bonjour, je suis Canadienne française et le problème est omniprésent au Québec. Je trouve malheureux quan même que l'on veuille sacrifier l'apprentissage du français à l'école primaire, mais force est d'admettre que les petits Suisses allemands doivent bien apprendre au moins une langue correctement : l'allemand! Le suisse allemand n'est compris que dans un pays, la Suisse, et selon la région, même les Suisses ont du mal à se comprendre. Ce n'est pas le cas que l'on soit Québécois, Belge, Français ou autre. Le français, malgré ses régionalismes, est universel! Les Suisses allemands qui se privent d'apprendre une deuxième langue sont comme les francophones qui font de même. Ils se privent d'une grande richesse. Apprendre une deuxième langue, une troisième même, c'est s'ouvrir à une autre culture. C'est une grande richesse.

    Je parle couramment deux langues et je me débrouille assez vien en allemand et en suisse allemand. Quand on veut communiquer , c'est essentiel!
  30. Christiane Johnson Christiane Johnson at 25.12.2014
    It is sad to say but Switzerland better be careful with Europe without borders, we are getting so insular that we are loosing ground worldwide. Within our country, we are 3 countries : a german, a french and italian. Teaching our children another language when they are young is easier on them. The brain is not yet so clogged up that any new informations takes longer to imprint.
    Je suis aux USA et nee près de Lausanne et après plus de 50 ans de vivre aux USA, mon français deviens de plus en plus difficile de parler. Mon allemand est non-existant et l'italien est un tout petit peu mieux.
    Mon avis: enseigner no langues maternelle/paternelle est une obligation. Nous ne pouvons pas risquer de devenir si insulaire, que nous allons être gobler par nos pays voisin.
    1. Marcel Thevoz Marcel Thevoz at 26.12.2014
      Comme vous , ne en Suisse romande, a blonay, Je via de plusieurs decades aux USA.. We are part of more than 700000 expatriates...our love for our country of birth transcends by far a reality
      where Swiss might be in the strange situation of communicating only in another language than the one of the 4 national ones...what you say about young brains capable of absorbing many languages is the truth that every one should understand....example...my first great great grandson
      is being spoken Chinese by her mother...it does not bother me.....
  31. Patricia Morand Patricia Morand at 26.12.2014
    Je suis enchantee de voir que l anglais va ENFIN unir les Suisses, qui jusqu ici se sont toujours sentis tres DIFFERENTS et passablement eloignes, culturellement, A CAUSE JUSTEMENT DE CES LANGUES SI DIFFERENTES et si difficiles a apprendre... L anglais utile s apprend en 6 mois. Les Suisses de la prochaine generation ne feront plus de la scrogneugneuserie autour du probleme de l en/deca et de l au/dela de la Sarine. La Sarine sera une riviere gentillette, comme toutes les rivieres... au sein d un pays prospere. J ai visite il y a deux ans Novartis, il n y avait aucun francophone pour m informer, a la reception, ils/elles etaient des employes de toutes sortes de nationalites, et TOUS les depliants d information sur cette entreprise etaient en anglais ou en allemand. C est un plus pour le marketing. Indeed.
  32. Yvonne Yvonne at 28.12.2014
    Wir leben seit einigen Jahren in Kärnten. Unsere Kinder sind hier zur Welt gekommen und sprechen den Kärntner Dialekt. Ich habe mit meinen Kindern aber immer Schweizerdeutsch gesprochen, weil das meine Muttersprache ist. Genauso spricht mein Mann in seiner Muttersprache mit den Kindern. Da er in Südafrika aufgewachsen ist, ist das Englisch. Unsere Kinder verstehen sowohl Schweizerdeutsch als auch Englisch, geben aber auch inm Kärntner Dialekt Antwort da sie genau wissen, wir verstehen sie. Multi-Kulti nennt man das. Witzig ist, wenn wir als Familie wohin gehen und jeder von uns in seiner Muttersprache redet. Ist es da nicht genial, dass jeder den anderen versteht weil Sprachen lernen etwas so wichtiges ist. Unsere Kinder bekommen hier ab der ersten Klasse Englischunterricht, ab der dritten können sie Italienisch lernen und weil wir so Grenznah wohnen, findet ein Großteil des Unterrichtes nebst Deutsch auch in Slowenisch statt. Kinder lernen so einfach und spielerisch. Wir Erwachsenen müssen dafür so hart lernen. Seid froh, wenn die Kinder Sprachen in jungen Jahren lernen können denn später zahlt man viel Geld für Sprachkurse und Sprachaufenthalte. Abgesehen davon fällt einem das Lernen auch nicht mehr ganz so einfach in den meisten Fällen.
    Übrigens arbeite ich in einem Hotel und bin so froh, dass ich in der Schweiz in der Schule Französisch gelernt habe. Zwar habe ich viel auch wieder vergessen, doch ich kann mich mit den Französisch sprechenden Urlaubsgästen doch noch mit mehr als nur Händen und Füssen unterhalten....
  33. alfred ditisheim alfred ditisheim at 28.12.2014
    jajajaja, nous revenons à la tour de babel
  34. Pierre Metral Pierre Metral at 29.12.2014
    Bonjour/Grüezi de/aus Toulouse ...

    Je travaille chez Airbus / Ich arbeite bei Airbus
    Avec mes collègues allemands / Mit meinem deutsche Kollegen
    on parle Anglais pour les réunions de travail / Whärend Arbeit gespräsche sprechen wir English
    Et Français OU Allemand ailleurs / und Deutsch ODER Französisch anderswo
    symétrique / symmetrisch !
    Un bon exemple , pas vrai / Ein gutes Beispiel , nicht wahr !
  35. Daniella Daniella at 29.12.2014
    Notice that the article is written in English yet all comments are either in German or French?
  36. Marianne Gerber Marianne Gerber at 01.01.2015
    En temps que suissesse d'origine, je ma targue de parler trois langues nationales: le français, l'allemand (schift deutch), à cet égard je dois préciser que mes grands-parents maternels furent des sourds démutisés, donc parlant le "bon" allemand et, par la suite j'ai fais des cours l'italien et, je n'ai aucun problème, ni au Tessin, ni en Italie.
    Je sui scandalisée de l'attitude des cantons alémaniques de ne plus vouloir enseigner le français, voire l'italien.
    Comme l'a relevé l'un des intervenants, l'anglais s'apprendra au fil des défis professionnels, sans difficulté (car nous en somme abreuvés, tout au long des jours de des pubs).

    Marianne, Saône-et-Loire, France
    1. Maria Dolores Garcia Maria Dolores Garcia at 02.01.2015
      Liebe Marianne, Sie wären noch mehr entsetzt, wenn Sie sehen würden, was für ein riesiger Abbau von Lerninhalte stattfindet! Es sind nicht "die Deutschschweizer", welche dies sich so wünschen, es sind diejenigen die an den Schalthebeln der Bildungspolitik stehen, welche ein solches Verbrechen an unserer Jugend begeht. Wenn Sie mehr darüber erfahren wollen, lesen Sie doch den Blogg von Urs Kalberer, "Schule Schweiz".

      Moi, je sui spagnole, je parle aussi l'anglais et l'talien et je suis hereuse l'avoir appris!
    2. Maria Dolores Garcia Maria Dolores Garcia at 02.01.2015
      Liebe Marianne, Sie wären noch mehr entsetzt, wenn Sie sehen würden, was für ein riesiger Abbau von Lerninhalte stattfindet! Es sind nicht "die Deutschschweizer", welche dies sich so wünschen, es sind diejenigen die an den Schalthebeln der Bildungspolitik stehen, welche ein solches Verbrechen an unserer Jugend begeht. Wenn Sie mehr darüber erfahren wollen, lesen Sie doch den Blogg von Urs Kalberer, "Schule Schweiz".

      Moi, je sui spagnole, je parle aussi l'anglais et l'talien et je suis hereuse l'avoir appris!
    3. Maria Dolores Garcia Maria Dolores Garcia at 02.01.2015
      Liebe Marianne, Sie wären noch mehr entsetzt, wenn Sie sehen würden, was für ein riesiger Abbau von Lerninhalte stattfindet! Es sind nicht "die Deutschschweizer", welche dies sich so wünschen, es sind diejenigen die an den Schalthebeln der Bildungspolitik stehen, welche ein solches Verbrechen an unserer Jugend begeht. Wenn Sie mehr darüber erfahren wollen, lesen Sie doch den Blogg von Urs Kalberer, "Schule Schweiz".

      Moi, je sui spagnole, je parle aussi l'anglais et l'talien et je suis hereuse l'avoir appris!
  37. Susanna R.L. Susanna R.L. at 02.01.2015
    The benefits of learning one or more languages at infancy or as early an age as possible, have been documented and validated multiple times in longitudinal research studies over the years. As a huge advantage, the language centre within the brain is in close proximity and links to the music and mathematics centres. Albeit that youngsters will adopt a language of preference prior to their teenage years, attempting to learn a new language in the golden years is not only possible, but beneficial to cerebral wellbeing.
    I pride myself being raised speaking and being exposed to multiple languages - and have found this nothing short of an enourmous asset. Therefore, backed by academics and personal experience, I'm in full support of teaching young children multiple languages. And Switzerland - to my knowledge - has four of the most basic languages, considering Swiss German/Germanic having preceded Latin, and Romanish a root-language in itself (ref: Swiss Review articles).
    Pushing a target population towards learning a particular language to satisfy a global economic necessity, should be carefully considered (I'm not referring to English as the language of IATA). IT English, specifically, is largely scripted. Powerful world economies have come and gone - Japanese in the 70's; Russian in the 90's; Mandarin and Cantonese on the upswing; and speculatively Hindi to follow. Learning an additional language during the early years is crucial, however, never at the expense of Switzerland's national languages!
  38. Jean-Pierre Abndreoli-de Villers Jean-Pierre Abndreoli-de Villers at 04.01.2015
    En tant que Suisse du Tessin, je suis très fier qu'on y enseigne trois langues nationales. Vivant au Canada, dans un pays bilingue et qui compte le rester, je ne puis qu'être stupéfait que le gouvernement de Berne n'insiste pas,de façon directe, pour l'enseignemenet obligatoire de deux langues nationales au primaire.

    La langue porte la culture. La culture française est l'un des joyaux de l'Europe de l'Est. On ne peut penser à une Suisse entièrement germanique et germanisée.

    La nation est au bord du gouffre.

    Jean-Pierre de Villers (Andreoli) Ph. D.
  39. Alexander Porte Alexander Porte at 06.01.2015
    Originally from Baden, raised near Lyons and now living in the outskirts of Seattle I got the opportunity to learn and speak several languages. After growing up in France and going back to study in Lausanne I was astounded to find how much friction and distrust there is in Switzerland between the French and German speaking sides. I still remember vividly the reactions when the French-clan found out I spoke Swiss-German and actually came from the "wrong-side" of the Röstigraben.

    The problem here is not that the teaching of a national language is being dropped in favor of English, the problem is that French is being dropped period and it is simply inconceivable that the crown-jewel of all languages is not being favored. If French was being replaced by Italian or Romansh we would still have the same hissy fit.

    This discussion is not about national unity or the benefits of learning foreign language; this discussion is mix of fear of becoming obsolete and misplaced pride. We should instead be proud of being Swiss, embrace our differences and focus in what makes us strong. Even if English became the language that unites us, does'it really matter? I see this as a great opportunity making our workforce even more competitive than it already is.

    My job as a parent is to make sure my kids are proud of their heritage but above all give them a great start in life and the best opportunities possible. Thus living in the U.S. we decided that they would learn Spanish in primary school. It was not a passionate decision (though I would have preferred French), we were just being pragmatic which in my mind is one of the biggest quality of Swiss regardless of what language they speak.
  40. Henri Biner, Longueuil, Québec Henri Biner, Longueuil, Québec at 18.01.2015
    Votre problème est purement politique. D'un point de vue éducatif, il est nécessaire que les enfants européens apprennent au moins une langue latine ET une langue anglo-saxonne, car ce sont les deux groupes les plus présents en Occident. Un enfant qui maitrise le bon allemand pourra facilement s'adapter au Schwyzertutsch, et ensuite à l'anglais, qui sont de la même famille. Ayant moi-même grandi en Suisse et appris l'allemand au secondaire, puis l'anglais, je suis capable de faire ces transferts avec un minimum de mise à niveau. De la même manière, un enfant qui a des bases en français pourra se débrouiller avec l'italien, l'espagnol et le portugais.
    Si vous acceptez qu'un Appenzellois n'apprenne que le suisse-allemand et l'anglais, c'est comme un Québécois qui n'étudierait que le joual et l'espagnol! Ça n'irait pas loin dans la vie....
  41. Kati Lyon-Villiger Kati Lyon-Villiger at 11.02.2015
    Only stupid and lazy people would allow our children's minds to attrify. Don't even speak about it! Only a few people---loosers of our society---would advocate cutting back on the curriculum of our precious children. We want them to excel...and that includes le français parfait und perfektes Deutsch des jeunes Suisses de 17 ans. What whould these idiots want next? No more mathematics? No more algebra? No more physics?

    Sorry about that, but the image of the lazy, insolent kid in your paper just should not represent our young Swiss in any Swiss publication, less it give the low-class concept credence.

    Thank you!

    K. Lyon-Villiger (kati.lyonvilliger@hotmail.ca
  42. Prof. Wenger Prof. Wenger at 03.04.2016
    Was ich in einem absolut unbedeutenden teil der bevölkerung immer wieder höre: französisch ist eine wichtige sprache. Aber niemand auf der welt spricht mehr französisch. Nicht in asien, nicht in südamerika, nicht in australien. Die französischen kolonien wurden mit gewalt entrissen und wollen unter keinen umständen mehr etwas mit der alten kolonialmacht zu tun haben. Umsomehr als die ganze welt heutzutage die verfehlte integrationspolitik der franzosen beobachten kann. Man kann also getrost sagen , frankreich ist geschichtlich, militärisch und kulturell tot! LA GRANDE NATION EXISTE PLUS! Und jetzt wollen uns ein paar frankophone zwängköpfe eine kultur näher bringen, die uns deutschschweizer als "tratra" bezeichnet und die es mit disziplin und arbeit noch nie so genau genommen hat. Lasst uns doch einfach ehrlich sein. Englisch ist DIE weltsprache und nur weil die welschen nicht deutsch und die deutschschweizer nicht welsch lernen wird es keine schon oft vorhergesagte konflikte geben (oder sogar bürgerkriege). Ist es ihnen auch egal wenn ein thurgauer und ein genfer zusammen geschäftlich englisch sprechen? Sehr gut. Denn genau das passiert doch schon seit jahrzehnten. Lieber gut englisch als schlecht französisch! Und das selbstverständlich für beide lager.

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