Entrefilets

«Je ne fais que perdre mon temps au Conseil national», a déclaré l’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher le 9 mai 2014 à la direction de son parti et aux médias. Il a quitté ses fonctions au parlement fin mai pour se consacrer dorénavant à lutter de toutes ses forces contre le rattachement institutionnel de la Suisse à l’UE et contre l’immigration de masse. Les médias se sont largement fait l’écho de sa décision. «Il veut décider de l’avenir du pays avec l’aide des citoyens – contre le gouvernement, le parlement et tout l’establishment politique et économique», écrit l’hebdomadaire «Die Zeit» de Hambourg. La «Wochenzeitung» suisse qualifie ainsi son annonce: «L’adieu comme provocation, le chahut comme amplificateur, la diffamation comme figure stylistique (…). Le vieil homme entre dans son combat décisif, une lutte contre l’avenir.» La «Neue Zürcher Zeitung» non plus n’apprécie pas le style de l’ancien conseiller fédéral: «Christoph Blocher n’a pas omis de discréditer gravement les représentants élus par le peuple et les cantons ni de traîner dans la boue la démocratie parlementaire avec un splendide populisme.» Enfin, selon l’«Aargauer Zeitung»: «La démission de Christoph Blocher est avant tout le prélude à sa dernière bataille (…). Cela devrait sonner comme un avertissement à tous ceux qui défendent un pays ouvert et libéral.»

En mars 2009, les partenaires sociaux, c’est-à-dire l’Union patronale, l’Union des arts et métiers, l’Union syndicale (USS) et l’Organisation syndicale faîtière Travail.Suisse se sont mis d’accord pour éliminer ensemble le plus vite possible les inégalités salariales discriminatoires entre hommes et femmes dans les entreprises de Suisse. Ils ont reçu pour cela le soutien de la Confédération. Après cinq ans de «dialogue sur l’égalité des salaires», le bilan est mitigé. L’objectif visé, éliminer la discrimination salariale des femmes, n’a pas été atteint. Selon le communiqué de presse des organisateurs, bien trop peu d’entreprises – 51 exactement – ont participé au projet. 

Partager l’autorité parentale

Depuis le 1er juillet, les parents non mariés et séparés doivent exercer ensemble leur autorité parentale. Les pères divorcés ont lutté pendant des années pour obtenir ce droit car jusqu’à présent c’était surtout les mères qui exerçaient seules l’autorité parentale. On ne sait pas encore comment seront traités les cas de conflit. Les offices publics, notamment la Conférence des cantons en matière de protection des mineurs et des adultes, ont déjà déclaré qu’ils n’assumeraient pas le rôle d’instances d’arbitrage. Les tribunaux peuvent refuser l’autorité parentale à l’un des parents pour des motifs importants. 

 

 

Plus d’argent pour les ­organisations de l’ONU

Le Conseil fédéral a décidé en juin que la Suisse augmenterait ses contributions au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). La contribution de la Suisse à l’UNICEF pour les années 2014 à 2016 passera de 20 à 22 millions de francs par an, l’UNFPA percevra 16 au lieu de 14 millions par an. Cette hausse a été déclenchée par la décision du Parlement d’augmenter le crédit pour la coopération internationale au développement.

 

 

Une majorité de seniors

À partir de 2030, la majorité de tous les électeurs en Suisse aura plus de 55 ans. Aujourd’hui déjà, selon une étude de l’Université de Lausanne, plus de la moitié des électeurs a plus de 55 ans. Le déséquilibre entre une majorité de personnes âgées et une minorité de jeunes peut entraîner un conflit générationnel difficile à résoudre. Selon les chercheurs, le dialogue entre générations a déjà évolué de manière décisive: aujourd’hui, ce n’est pas la rébellion des jeunes mais le pouvoir des seniors qui fait de plus en plus souvent débat.

 

 

Nouvel hymne national – ­beaucoup de propositions 

Bien plus d’une centaine de propositions ont été soumises au concours pour un nouvel hymne national suisse. Outre les propositions de textes en allemand (70), français (40), italien (4) et rhéto-romanche (1), un texte en portugais a aussi été soumis. Conformément au règlement, il ne pourra pas être retenu. Un jury va à présent sélectionner un maximum de dix propositions qui seront présentées sur internet au printemps 2015. Les Suisses pourront alors choisir les trois meilleures propositions pour la finale. Un vote par téléphone et SMS permettra de désigner le texte vainqueur, qui sera proposé au Conseil fédéral pour remplacer «Sur nos monts quand le soleil» («Trittst im Morgenrot daher»). 

 

 

 

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