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Sauvé du déclin

Sa situation près de la ligne ferroviaire de l’Albula est spectaculaire, son intérieur renversant, sa cuisine exquise: la Kurhaus Bergün a reçu la distinction d’hôtel historique de l’année. Ce grand hôtel de luxe avait ouvert ses portes en 1906, trois ans après l’inauguration de la ligne ferroviaire de l’Albula. Mais le projet – attirer à Bergün les touristes en quête d’air pur et les curistes – avait échoué. Le bâtiment avait en effet été transformé en auberge de famille avec des appartements après avoir subi un incendie en 1949, puis s’était dégradé à vue d’oeil. Il y a une dizaine d’années, un groupe d’habitués de longue date a décidé de sauver l’hôtel de son déclin.

Le bâtiment a peu à peu été rénové en douceur. La distinction «Hôtel de l’année» se justifie par l’exemplarité de la rénovation en matière de respect du patrimoine. Ce prix est remis par ICOMOS Suisse, une association réunissant des spécialistes engagés dans la conservation du patrimoine. L’éditeur hier+jetzt a publié un petit guide qui répertorie les hôtels et restaurants primés en 2012. On y trouve par exemple aussi l’Hôtel Bellevue des Alpes sur la Petite-Scheidegg, le restaurant «Zum Goldenen Schäfli» à Saint-Gall, l’Harmonie à Berne ou l’hôtel de montagne Aescher-Wildkirchli à Weissbad, en Appenzell.
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De la musique entre les pages

Créé en 1983, l’ensemble «I Salonisti » jouit d’une renommée internationale depuis 1997. Le réalisateur James Cameron avait alors engagé les musiciens de Berne pour jouer l’orchestre à bord dans «Titanic». Après cette histoire d’amour avec des millions de spectateurs, les cinq musiciens ont fini par retrouver un «quotidien normal». Piotr Plawner (violon), Lorenz Hasler (violon), Ferenc Szedlák (violoncelle), Béla Szedlák (contrebasse) et André Thomet (piano) se fixent toutefois des exigences de qualité et de créativité toujours aussi élevées. À l’occasion du 30e anniversaire de l’ensemble, un livre magnifique a été publié avec les portraits des musiciens, le compte rendu d’une répétition, un bilan sur l’histoire de la musique de film et de salon, un merveilleux hommage au chef d’orchestre hongrois György Mondvay, et bien plus encore. Le livre inclut le DVD «Die Donau» avec des extraits de concerts et des textes.
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I Salonisti, éditions Stämpfli, 128 pages, broché avec DVD
ISBN 978-3-7272-1142-3, CHF 38.00

Du hockey à la chanson

Rares sont les artistes qui dès leur ballon d’essai mettent tout le monde d’accord. A seulement vingt ans, Bastian Baker a d’entrée cartonné avec sa chanson «Lucky» et son album «Tomorrow May Not Be Better». Cet ancien joueur de hockey semi-professionnel a saisi sa chance et enregistré ses compositions à Paris avec l’appui de musiciens anglais et américains. Sa pop-folk efficace et son visage d’ange ont fait chavirer le coeur des jeunes filles en fleur et convaincu les professionnels de la musique. Même la chanteuse française Mylène Farmer a été séduite. Les radios et les grands festivals lui ont ouvert leurs portes.

Depuis moins d’un an, le Lausannois égrène les salles de concerts suisses, d’abord seul avec sa guitare, puis avec son groupe. L’année 2012 a commencé sur les chapeaux de roues puisqu’en janvier, il jouait devant la Suisse entière à l’émission Swiss Awards à Zurich et assurait la partie musicale de la Coupe Davis à Fribourg sous les yeux de Roger Federer en février. Pour l’occasion et sous l’impulsion de Stanislav Wawrinka, le chanteur a même composé l’hymne de l’équipe suisse de tennis, «We’ll Follow You». Sa chanson-phare «Lucky» est une bouffée de bonne humeur qui grave un sourire. Gageonsle, Bastian Baker n’a pas fini de provoquer la chance.
AW
www.bastianbaker.com