Bataille pour la grande réforme des retraites

La grande réforme des retraites oppose deux camps en profond désaccord. Si le projet échoue en votation populaire cet automne, le 1er et le 2e piliers pourraient se retrouver en sérieuse difficulté.

Le conseiller fédéral Alain Berset pourrait bientôt voir «sa» réforme des retraites adoptée. Photo Keystone

Les femmes devront-elles bientôt travailler plus longtemps? La réforme prévoit un relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans pour les femmes. Photo Keystone

Voilà deux ans et demi que le Conseil national et le Conseil des États bataillent sur la réforme de l’AVS et de la prévoyance professionnelle. Ils se sont arc-boutés sur leurs positions respectives, au point qu’une conférence de conciliation des deux Chambres a été nécessaire en mars.

Cela pour une question à première vue insignifiante, à savoir si les futurs retraités recevraient ou non un supplément de rente AVS mensuel de 70 francs. Les révisions complètes de l’AVS et du 2e pilier ont finalement été adoptées en mars de cette année par une très faible majorité au Parlement. Le camp centre-gauche (PS, Verts, PDC et PBD), a rassemblé l’exacte majorité de 101 voix au Conseil national, requise pour le relèvement des rentes. Les deux représentants de la Lega et les sept Vert’libéraux ont fini par faire pencher la balance, les derniers approuvant la réforme à contrecœur, persuadés qu’augmenter les rentes n’était pas la bonne solution. Les léguistes, quant à eux, se sont réclamés au sein de la fraction UDC du programme socio-politique de leur mouvement, qui veut une extension de l’AVS.

Le ministre des Affaires sociales Alain Berset (PS) a maintenant l’opportunité, comme conseiller fédéral, d’entrer dans l’histoire comme l’artisan de la première réforme de l’AVS depuis les années 90, dotant aussi le 2e pilier d’une base plus solide en baissant le taux de conversion, déterminant pour le calcul des rentes. En 2010, le peuple a déjà refusé à 72 % d’abaisser le taux de conversion. Berset pense qu’une réforme globale et simultanée des deux piliers a plus de chance d’aboutir. Mais tout reste à jouer pour le conseiller fédéral fribourgeois (PS). Le 24 septembre, peuple et cantons se prononceront sur la hausse de la TVA, en lien avec le projet des retraites. Si le peuple refuse le financement complémentaire de l’AVS, il rejettera également la révision des 1er et 2e piliers.

Mise à l’épreuve historique pour l’AVS

Le besoin de réformer les assurances sociales ne fait aucun doute. Les partis sont unanimes. L’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss (PS) a fait passer la dernière révision de l’AVS devant le peuple, en 1995. Depuis, le nombre des retraités et l’espérance de vie ont continué d’augmenter. l’AVS, l’institution sociale la plus importante en Suisse, est mise à rude épreuve. Les baby-boomers partiront à la retraite ces 15 prochaines années. Lors de l’introduction de l’AVS en 1948, il y avait 6,5 actifs environ pour un retraité. Aujourd’hui, on ne compte plus que 3,4 actifs pour un retraité et dans 20 ans, le rapport sera de 2 pour 1. Dès le début de la prochaine décennie, l’AVS enregistrera chaque année des déficits qui se chiffreront par milliards et son capital sera épuisé d’ici à 2030, si un financement supplémentaire n’est pas mis en place ou si des mesures d’économie ne sont pas adoptées.

La présente réforme joue sur les deux tableaux. L’âge de la retraite pour les femmes sera harmonisé avec celui des hommes et porté à 65 ans. Dans le même temps, l’AVS recevra des recettes complémentaires annuelles de près de deux milliards de francs. Dans le deuxième pilier, les prestations de rentes seront ajustées à la croissance de l’espérance de vie, via une baisse du taux de conversion, déterminant pour le montant des rentes. Cela aboutira à une diminution des rentes de 12 %. Le Parlement a toutefois tiré des enseignements de l’échec de la votation sur le taux de conversion et décidé d’adopter des mesures compensatoires. C’est autour de ce rééquilibrage des rentes que s’affrontent le centre-gauche et le centre-droit. La majorité du Conseil national (PLR, pvl et UDC) souhaite compenser intégralement les pertes de rentes du 2e pilier par des cotisations d’épargne plus élevées. L’alliance centre-droit a fini par obtenir que les futurs retraités reçoivent un supplément AVS mensuel de 70 francs et les couples de retraités une rente maximale plus élevée.

Majorité serrée

Une très mince majorité parlementaire n’est pas un bon point de départ pour convaincre le peuple d’adopter la réforme des retraites. L’alliance plutôt inhabituelle du PDC, du PS et des syndicats argumente qu’il s’agit d’un modèle équilibré, qui permet de maintenir le niveau des rentes et, en même temps, d’assurer le financement des systèmes sociaux jusqu’en 2030. Le PLR, l’UDC, l’Union patronale suisse et l’Union suisse des arts et métiers considèrent en revanche l’augmentation des rentes AVS comme irresponsable au regard de l’évolution démographique. Ce sont les générations futures qui paieront l’addition. L’augmentation des rentes annulerait tout simplement les économies obtenues par le relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes. Qui plus est, les opposants veulent tirer parti du fait que les actuels bénéficiaires de rentes ne recevront rien en cas d’augmentation des rentes, brandissant la menace d’une société à deux vitesses, avec d’un côté les rentiers de demain, mieux servis, et de l’autre, les rentiers d’aujourd’hui.

Même au sein de la gauche, la réforme des retraites ne fait pas l’unanimité. En Suisse romande notamment, les syndicats refusent de relever l’âge de la retraite pour les femmes. Certaines femmes syndicalistes réclament même une augmentation de rente substantielle pour les femmes, pour compenser leur retard salarial sur le marché du travail. Les leaders du PS et de l’Union syndicale suisse (USS) veulent convaincre leur base en arguant que la gauche aurait, pour la première fois depuis des décennies, contraint les partis bourgeois à relever substantiellement les rentes AVS.

Réforme en bonne voie

La réforme a quand même toutes les chances de passer. Le PLR, l’UDC et les associations économiques se regrouperont peut-être en un puissant comité d’opposants. Mais de nombreux parlementaires du PLR auraient de la difficulté à recommander le non. Si la réforme échoue, il sera compliqué, vu le durcissement des positions, d’adopter rapidement les mesures nécessaires pour éviter que l’AVS ne se retrouve en déficit. De plus, l’Union suisse des arts et métiers ne peut pas réellement s’opposer au projet, puisque certains de ses membres tels que les organisations interprofessionnelles Gastrosuisse et Hotelleriesuisse le soutiennent. Côté patronal, les associations romandes sont pour la réforme. Quant à l’UDC, on ne sait pas encore si elle s’opposera frontalement au projet ou non. Sur les retraites, ses électeurs sont souvent plus proches de la gauche que leur parti, strictement en faveur des mesures d’assainissement. La base de l’UDC a ainsi massivement rejeté la baisse du taux de conversion lors de la votation de 2010.

L’UDC s’allie néanmoins aujourd’hui au PLR pour défendre au Parlement un projet voulant non seulement relever l’âge de la retraite pour les femmes, mais à augmenter progressivement l’âge du départ en retraite jusqu’à 67 ans. En cas d’échec, l’UDC et le PLR tenteront d’assainir les institutions sociales par étapes, d’abord via une hausse de l’âge de la retraite pour les femmes et une légère augmentation de la TVA. Dans un deuxième temps, le taux de conversion devrait être abaissé grâce à des mesures compensatoires dans le 2e pilier. Enfin, la droite tentera d’imposer un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans.

Stratégie orchestrée en petit comité

Si le peuple et les cantons se prononcent favorablement, les instigateurs de la réforme auront la confirmation qu’une majorité est possible si les économies s’accompagnent de compensations sociales, telles que le bonus AVS de 70 francs et le relèvement du plafond pour les couples de retraités. Urs Schwaller (PDC, FR), Christine Egerszegi (UDC, AG), Verena Diener (pvl, ZH) et Paul Rechsteiner (PS, SG) sont les artisans de cette stratégie au sein de la commission sociale du Conseil des États. L’alliance centre-gauche a soumis ce compromis sur les rentes à la Chambre basse en septembre 2015, peu avant les élections parlementaires. Trois des quatre architectes de la réforme ne se sont pas représentés aux élections d’octobre 2015. Seul le président de l’Union syndicale suisse, Paul Rechsteiner, a conservé ses fonctions, ce qui n’a pas simplifié les débats au Conseil national.

La Chambre haute a pris comme une provocation le fait que quatre députés aux Conseil des États aient concocté une réforme qui, selon eux, représentait déjà un compromis définitif. Le Conseil national, qui a pris un virage à droite aux élections d’octobre 2015, ne veut pas se retrouver devant le fait accompli en ce qui concerne l’une des principales réformes de la décennie écoulée.

Markus Brotschi est correspondant parlementaire pour le «Bund» et le «Tages-Anzeiger».

Principales nouveautés de la prévoyance vieillesse 2020

  • À partir de 2018, l’âge de la retraite pour les femmes sera relevé de trois mois tous les ans. Dès 2021, les femmes aussi devront avoir atteint l’âge de 65 ans pour recevoir une rente non réduite..
  • L’âge de la retraite sera flexible. L’âge de référence est de 65 ans – les assurés ont alors droit à une rente de vieillesse dans le premier et le deuxième piliers sans subir de réduction. Il est dès lors possible de continuer à travailler au-delà de l’âge de la retraite de 65 ans et de bénéficier, avec les cotisations AVS, d’une rente de vieillesse plus élevée jusqu’à concurrence de la rente maximale. Des lacunes de cotisation peuvent également être comblées dans l’AVS, ce qui n’était pas possible auparavant.
  • L’AVS reçoit des fonds supplémentaires: à compter de 2018, 0,3 point de TVA seront transférés au fonds AVS. Il n’est pas nécessaire d’augmenter la TVA pour cela, puisqu’il s’agit de recettes fiscales affectées jusqu’à présent au financement de l’assurance invalidité. En 2021, la TVA sera de nouveau relevée de 0,3 point de pourcentage pour renflouer l’AVS.
  • Ceux qui prendront leur retraite à partir de 2019 recevront un bonus AVS de 70 francs. Avec ce supplément, la rente AVS maximale sera rehaussée de 2350 à 2420 francs. Les couples mariés pourront bénéficier d’une augmentation de jusqu’à 226 francs par mois. Cela parce que pour les couples mariés, le plafond sera relevé à 155 % de la rente vieillesse maximale. Le relèvement des rentes a pour fonction de compenser une partie des pertes dans le deuxième pilier.
  • Le relèvement des rentes AVS sera également financé par une hausse des cotisations sur les salaires de 0,3 point de pourcentage, répartie à parts égales entre l’employé et le patron. Mais ce financement ne suffira que jusqu’en 2030.
  • Dans la prévoyance professionnelle obligatoire, le taux de conversion sera progressivement abaissé de 6,8 % à 6 % à compter de 2019. Cela signifie qu’une rente calculée sur un avoir de vieillesse de 100 000 francs passera de 6800 à 6000 francs par an. Néanmoins, les pertes seront partiellement compensées par un abaissement de la déduction de coordination: les futures cotisations de caisse de pensions seront calculées sur des parts salariales plus élevées. Le capital constitué sera par conséquent plus important.
  • De plus, une génération de transition (sur 20 ans) recevra une garantie de rente. Tous ceux qui sont âgés d’au moins 45 ans au moment de l’entrée en vigueur de la réforme se verront allouer, dans le cadre de la prévoyance professionnelle obligatoire, une rente avec un taux de conversion de 6,8 %. 85 % des assurés ont une caisse de pensions à prestations surobligatoires, c’est pourquoi seule une minorité bénéficie de cette garantie de rente.
  •  

Ce que la réforme apporte aux Suisses de l’étranger

Les Suisses de l’étranger assurés à l’AVS profiteront également de l’augmentation des rentes de 70 francs et du relèvement du plafond pour les couples mariés retraités. Certains changements au niveau des cotisations de l’AVS auront également des retombées sur les Suisses de l’étranger:

  • Les enfants de moins de cinq ans qui accompagnent leurs parents à l’étranger et ceux qui sont nés à l’étranger ne peuvent plus adhérer à l’assurance facultative. Ils peuvent désormais, en revanche, tenir compte de la période de préassurance de l’un ou l’autre de leurs parents au moment où ils sont tenus eux-mêmes de cotiser (en tant qu’actif après 17 ans révolus et en tant qu’inactif après 20 ans révolus). Jusqu’à ce moment-là, les enfants ne subissent aucun désavantage sur la foi des nouvelles dispositions, car ils ont droit, le cas échéant, à des mesures de réadaptation de l’AI, en vertu de la loi fédérale sur l’assurance invalidité (LAI).
  • Les membres de la famille non actifs de personnes qui travaillent au service de la Confédération à l’étranger et qui bénéficient de privilèges et immunités (par exemple diplomates) sont désormais automatiquement assurés.
  • Les travailleurs qui effectuent une mission à l’étranger pour un employeur établi en Suisse doivent désormais avoir cotisé trois ans en Suisse au lieu de cinq.
  • Les conjoints sans activité lucrative qui accompagnent le travailleur à l’étranger, assuré à l’AVS, doivent désormais continuer à être assurés et présenter trois années de cotisation antérieures (jusqu’à présent assurance d’adhésion sans durée d’assurance préalable); les conjoints sont désormais traités sur un même pied d’égalité, empêchant ainsi que des personnes sans lien suffisant avec la Suisse ne puissent être assurées à l’AVS.
  • Les collaborateurs qui travaillent au service d’organisations humanitaires privées, subventionnées par la Confédération, dans un État non lié par la convention ne sont plus assurés à titre obligatoire. Ils peuvent continuer à être assurés s’ils prouvent avoir cotisé trois ans en Suisse.

En règle générale, l’assurance à l’AVS demeure facultative pour les Suisses de l’étranger. S’ils souhaitent continuer à être couverts par l’AVS, les Suisses de l’étranger doivent pouvoir justifier, au moment de leur départ de Suisse, d’une assurance préalable sur au moins cinq ans sans interruption. En cas de maintien de l’assurance, par exemple si la personne assurée travaille à l’étranger pour un employeur suisse, la durée d’assurance préalable est désormais réduite à trois ans. Il n’est pas nécessaire d’avoir versé des cotisations pendant la durée d’assurance préalable. L’assujettissement est néanmoins requis. Les personnes résidant dans un pays de l’UE ou de l’AELE ne peuvent pas être assurées auprès de l’AVS.

Rien ne change spécifiquement pour les Suisses de l’étranger dans le 2e pilier. Les changements sont les mêmes que pour les personnes vivant en Suisse et au bénéfice d’une prévoyance professionnelle. Le principe selon lequel le 2e pilier ne peut assurer qu’un revenu lui-même assuré à l’AVS reste d’application. Les Suisses de l’étranger ne peuvent continuer à être assurés au 2e pilier que s’ils restent affiliés à l’AVS ou sont affiliés à l’AVS facultative. Cela étant, ils peuvent soit maintenir leur assurance auprès de leur caisse de pensions actuelle, si celle-ci leur en donne la possibilité, soit continuer d’être assurés par l’institution supplétive LPP. Mais ils ne peuvent pas s’affilier au 2e pilier après un certain temps à l’étranger, s’ils ne l’étaient pas auparavant en Suisse.

 

 

Commentaires (19)
  1. Newman Michèle Newman Michèle at 20.05.2017
    Pourrait-on m'expliquer ce qu'est le taux de conversion en termes simples, s.v.pl.?
    merci et cordialement
    1. Thomas Z. Thomas Z. at 22.05.2017
      @Michèle Newman: Ici une expliquation du 2ème pilier en general: https://www.youtube.com/watch?v=CgmhDuduDiI
  2. Já chegamos a casa está tudo bem beijinho nós estamos de férias Já chegamos a casa está tudo bem beijinho nós estamos de férias at 20.05.2017
    Le problema de la AVS il faut lê resudre avec une taxe sur toute lá robotization qui a envoye dês millers de saláries au chomage.ferreira Fernando .
  3. Gabriel Freiholz Gabriel Freiholz at 21.05.2017
    Tu vas te faire des amis dans le patronat! si non ce serait une bonne idée!
  4. G. Stokoe G. Stokoe at 21.05.2017
    Je conçois qu'il doit être extrêmement ardu & compliqué de régler de manière équitable la question des retraites. En tant que retraitée moi-même, je demande néanmoins instamment aux autorités, de quelque obédience politique qu'elles soient, de ne pas perdre de vue les intérêts des jeunes générations! Ce sont en effet elles qu'il faut protéger et accompagner dans les efforts qu'elles fournissent/qu'elles auront à fournir au quotidien.
    Alors un grand MERCI de penser aux jeunes générations d'ABORD.
  5. Michel Michel at 21.05.2017
    Peut-être qu'il serait temps de se rendre compte que l'équation
    Travail = revenu devient de plus en plus fausse. Le temps est bientôt là où cela sera complétement faux. Si l'on persiste dans cette direction, on va souffrir.
    Un humain faisant un certain travail contribue à la communauté par l'impôt. (tendance à la baisse)
    Une machine, elle ne le fait pas, vu qu'elle ne paie pas d'impôt.
    (Tendance à la hausse)
    C'est vrai que son AVS coûte moins cher pour une machine ou une usine. (quoique pas toujours, demandez donc le prix du démantèlement d'une usine nucléaire à un vert)
  6. Ernst  Ruetimann , Trang Ernst Ruetimann , Trang at 21.05.2017
    Die einmalige Erhoehung der Rente um CHF 70.- ist rechtlich nicht zu halten , da es dann einen zweiklassen AHV Bezueger gibt . Die regulaere Anpassung an die Teuerung sollte genuegen . Ausserdem sind diese 70 Fraenkli einen Tropfen auf den heissen Stein fuer die welche in der Schweiz leben muessen . Und wird dieser Betrag voll zugerechnet oder prozentual angepasst ? Ich habe eine um 21.5 % verkuerzte Rente .
    1. Thomas Z. Thomas Z. at 22.05.2017
      Für die Übergangsgeneration gibt es in der 2. Säule aber auch noch weitere Kompensationsmassnahmen, wie oben beschrieben (Senkung + Flexibilisierung d. Koordinationsabzugs, Zuschüsse aus dem Sicherheitsfonds BVG, höhere Sparbeiträge). Die teuerste Variante ist eindeutig, wenn es keine Reform gibt – dann würde die Umverteilung in der 2. Säule ungehindert weitergehen und zukünftige Reformen noch einschneidender werden.

      Zur Information: Ich bin Mitglied des ASIP-Redaktionsteams auf dringendereform.ch
    2. Renato Besomi Renato Besomi at 23.05.2017
      Es ist einfach nicht korrekt, das AHV und 2.Säule in einem Topf gebracht werden. Die AHV sollte für alle Bürger dieselben Leistungen erbringen und wird Finanziert durch alle Erwerbstätigen und Arbeitgeber. Die 2.Säule ist eigentlich Privates Sparen mit Beiträgen von Arbeitnehmer und Arbeitgeber. Wenn schon eine AHV Erhöhung, dann für alle ( und die liegt schon lange zurück). In anderen Länder wird die Altersrente jedes Jahr neu angepasst. Warum nicht in der Reichen Schweiz. Die Lebensunterhaltskosten und die Löhne steigen Jährlich nicht aber die Renten. Uebrigens könnten die Lohnprozente für die AHV erhöht werden. Früher verdienten die Leute nicht so viel wie heute und mussten Prozentual fast die gleichen Beiträge bezahlen.
  7. Ron Ron at 21.05.2017
    The whole AHV thing is a trap....
    1. JM JM at 21.05.2017
      How is this "AHV thing" a trap?
  8. Schera Silvia Pantheregrise sur overblog Schera Silvia Pantheregrise sur overblog at 22.05.2017
    Retraitée j'entends toujours le même refrain, on devient trop vieux, on coûte chère. C'est un manque de respect de nos dirigeants qui eux ont une retraite mensuel de plus de 10'000frs demandez leur de baisser leur retraite et même le salaire de plus de 30'000 frs mensuel. Leurs statistiques est faussée dès que l'on a un centenaire ça y est on devient tous centenaires par contre ne font pas les statistiques à l'envers des moins de 65 ans qui meurent d'AVC, crise cardiaque, cancer, accidents, suicides et aujourd'hui j'ai entendu que si on ne vote pas ce que nos dirigeants d'ailleurs eux-mêmes dirigés par les banques et les assurances on augmentera l'âge à 67 ans le même chantage lors des 64 ans. Par contre ce qu'ils ne disent pas c'est qu'à 40 ans les patrons nous trouvent trop vieux pour bosser et on nous fout dehors sous n'importe quel prétexte (je l'ai vécu) que les jeunes eux restent sur le pavé, que les caisses chômage, l'assurance invalidité les services sociaux vont virer au rouge, je ne suis pas universitaire comme ceux qu soi disant sont intelligents mais franchement ils nous prennent pour des débiles. Alors chers compatriotes laissez-vous gruger et les gagnants seront les plus riches qui vont encore gagner en disant on les a eu
    A bon entendeur
  9. Heinz Kuhne Heinz Kuhne at 22.05.2017
    I lived outside Switzerland since I was 5 years old , came back to Switzerland at the age of 21 , worked for 6 months and went back to the US, what will happen to me if I want to go back to Switzerland at the age of 65 and my pention from the States is not enough to survive in Switzerland ? Does the government has a solution for it, if not that means that people like me cant never go back to my country because I wont be able to afford staying there.I want it to pay AHV from abroad for a long time but I never get an answer from the AHV .
    1. Bertiz Benhamid Bertiz Benhamid 3 semaines ago
      My AHV account in Switzerland would not be high enough to move there. Social Security in the U.S. is not sufficient to make a living here. However, I am happy to receive a monthly check from both countries ( CH & U.S. ) and make the best of it.
      Had I not put my money into a Savings account long time ago,
      my situation would have turned out much different and perhaps not to my advantage. I give thanks to the Most High and Merciful for keeping an eye on me for 77 plus years.
  10. Antoine Antoine at 22.05.2017
    Si j'ai bien compris cette histoire de taux de conversion pour la part obligatoire du second pilier et pour la génération dite de transition : elle reste à 6,8%. Comme elle concerne les plus agés que 45 ans, les premiers à être concernés par les taux "bas" iront à la retraite dans 20 ans. Dans ces conditions, je ne comprends pas l'abaissement des taux à partir de 2019, quelqu'un peut-il m'expliquer ?
    1. Luder Daniel ancien gérant administrateur fondation LPP Luder Daniel ancien gérant administrateur fondation LPP at 23.05.2017
      Antoine, le taux de conversion est celui retenu pour convertir le capital retraite en rente à 65 ans.Il est fixé en fonction de l'espérance de vie et d'un taux d'intérêt. Ne pas confondre les retraites des caisses en primauté de prestations rente en % du salaire, où les cotisations sont insuffisantes dans toutes ces caisses publiques.Le contribuable doit renflouer par milliards ! Elles se sont laissé berner par les actuaires experts et syndicats qui ont vu dans une boule de cristal un taux d'intérêt de 3% sur 40 ans de cotisations et 25 ans de retraite. Aucun banquier n'aurai osé dire un taux fixe sur ces durées à ses clients et la surveillance a failli... Les assurés du privé, particulièrement au minimum LPP sont lésés par rapport à ces privilégiées, comme en France, et aussi les jeunes de ces caisses qui comblent le manque pour verser les rentes en cours, ce qui est anormal dans une système de capitalisation ou chacun doit couvrir sa retraite. Les prestations de libre passage lors d'un changement d'emploi sont réduites au ridicule minimum LPP, j'en suis moi-même victime, pire encore avant 1985 l'on nous a volé la part patronale. Alors nous dire que les nouveaux retraités recevront 70 CHF d'AVS de plus parce qu'il sont lésés relève d'une vison mensongère dédiée aux topinambours qui n'ont aucune connaissance. J'ai été gérant d'une fondation LPP, membre du conseil, diplômé en assurances, passé par l'actuariat et la banque.
  11. Win Win at 23.05.2017
    I worked in Switzerland for 15 years and went abroad to work in a private company. I'm planning to go back Switzerland and wish to avail the 2 year early retirement before the age of 65. My age now is 61, my question is the 2 years early retirement age for men will not be affected whatever the result of the referendum this coming autumn?
  12. Hans-jorg Kalt Hans-jorg Kalt at 28.05.2017
    Anhand der bevorstehenden zwei Klassengesellschaft die ja Herr Berset anstrebt werde ich wohl meine Eingabe ende dieses Jahres zum Vorbezug der AHV einreichen. Keine dieser angestrebten Lösungen bringt Frieden und Ruhe in das Sozialwesen. Mann/Frau Bundesbern erpresst uns, wen wir nicht zu Gunsten Ihrer Pläne ja sagen. Dann soll halt die AHV und PK mal in Schieflage geraten. Dann werte Damen und Herren Politiker, dann können sie einmal so richtig Geld in die Finger nehmen und die Kassen wieder mit unmengen Staatsgelder stabilisieren. Sie sind es ja gewöhnt, die Swissair, die Banken und die Holocoustgelder sind ja das beste Beispiel.
  13. Franz Stoll Franz Stoll 2 days ago
    Was ich da ueber eine Aussage von FDP Chefin Petra Goessi gehoert habe macht mich richtig wuetend, sie ist der Meinung dass es fuer AHV Auswanderer keine Zuschuesse geben solle wie in der Rentenreform feststeht die im September zur Abstimmung kommt da dieses Geld somit nicht der Schweiz zugute kaeme und sich diese AHV Bezueger nur ihren Ruhestand damit vergolden.
    Ich empfine dies empoerend und beschaehmend, der groessere Teil der im Ausland wohnenden AHV Bezueger waren ehemalige Gastarbeiter und haben die AHV verdient mit ihrer Arbeitsleistung haben sie nicht auch zuletzt auch ihren Teil zum Wohlstand fuer die Schweiz beigetragen und auch Steuern bezahlt.
    Und Schweizer die Auswandern aus welchen Gruenden immer haben das Anrecht zu leben wo es ihnen passt, viele dieser wuerden wenn sie in die Schweiz zurueck kehren sogar noch Ergaenzungsleistungen beantragen muessen da man ja in der lieben Schweiz heutzutage nur mit der AHV allein nicht existieren kann.
    Meine Antwort, gebt der FDP und SVP an den naechsten Abstimmungen die Quittung fuer ihre Haltung.

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