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Le ministre Burkhalter et les Suisses de l’étranger

Le conseiller fédéral didier burkhalter a accordé à la «Revue Suisse» une de ses premières interviews depuis son passage au Département fédéral des affaires étrangères début 2012. Il donne ainsi un signe clair: les Suisses de l’étranger, toujours plus nombreux, lui tiennent manifestement à coeur. Il apprécie de découvrir de nouveaux pays et a «une bonne sensibilité pour les différences», déclare-t-il dans l’interview. Il admet qu’il doit encore mieux apprendre à connaître les demandes et problèmes des plus de 700000 compatriotes à l’étranger. Mais sa position sur la nouvelle loi pour les Suisses de l’étranger est déjà nette: il la soutient sans réserve, considérant qu’elle crée une «bonne base pour une politique unitaire pour les Suisses de l’étranger». C’est là une très bonne nouvelle pour tous les Suisses de l’étranger qui auront par ailleurs l’occasion de rencontrer personnellement le conseiller fédéral au Congrès des Suisses de l’étranger qui se tiendra à Lausanne en août.

Le présent numéro a pour principal sujet un article sur la FIFA, la Fédération internationale de football. Celle-ci est souvent directement associée à la Suisse, de par son président, le Suisse Sepp Blatter, mais aussi son implantation à Zurich depuis des décennies. Compte tenu du comportement de bon nombre de ses représentants, cette association ne joue pas en faveur de notre pays. Les opérations financières de la FIFA (qui empoche des milliards, offre peu de services, ne paye quasiment pas d’impôts et passe pour un haut lieu de la corruption) sont vues d’un œil toujours plus critique par les politiques suisses. Et le programme anticorruption lancé par la FIFA en novembre 2011 ne parvient pas à convaincre.

Au moment de mettre le présent numéro sous presse, une polémique a éclaté en Suisse sur l’achat de nouveaux avions de chasse pour l’armée. Le Conseil fédéral, et notamment Ueli Maurer en tant que responsable du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) n’aurait pas tenu compte, dans son choix de l’avion suédois Gripen, de rapports d’évaluation négatifs. Le chasseur serait certes «bon marché», mais sa qualité et ses capacités seraient douteuses. La question de savoir si les avions commandés en novembre se révéleront être un «choix optimal» pour la Suisse, comme le déclare le DDPS, ou bien seront inutilisables comme le pensent les critiques, restera sûrement encore longtemps au cœur des débats. La «Revue Suisse» abordera plus en détail le thème de l’armée suisse dans l’une de ses prochaines éditions. Il ne s’agira pas simplement d’évoquer cette décision controversée, mais bien de couvrir de manière générale la mission et les problèmes de l’armée du XXIe siècle.

Pour conclure, je tiens à vous encourager à signer notre pétition au Conseil fédéral en faveur d’une introduction au plus vite du vote électronique. La possibilité de voter par Internet revêt en effet une importance particulière pour les électeurs à l’étranger (cf. page 16).

Barbara Engel

BARBARA ENGEL,
RÉDACTRICE EN CHEF