
Subtile, actuelle et bien dessinée
Je souhaite réagir au courrier intitulé «Blessant» de Mme Zingg, de Taiwan. La caricature de Peter Gut «Laissez tomber!» parue dans votre numéro de septembre est subtile, drôle, actuelle et bien dessinée. Si j’avais été conseillère fédérale, je ne me serais pas sentie blessée. Peut-être, pour moi, la fin justifie ici les moyens, mais je trouve qu’il y a assez de «petits riens» misogynes pour lesquels une femme peut se formaliser si elle l’entend ainsi. Merci à la «Revue» car j’ai pu piger quelque chose à l’humour suisse actuel.
Carole Dauberschmidt, Luxembourg
Sexiste et irrespectueux
«Laissez tomber!» Quelque chose m’a échappé ou est-ce que je manque totalement d’humour? Selon moi, cette caricature est très misogyne, sexiste et irrespectueuse, bien loin des valeurs de la «Revue Suisse».
Gabriele Müller Gloor, Ciudad Colon, Costa Rica
Une rare imbécillité
J’ai mal à mon cœur de Suisse, ça me déçoit tellement de trouver dans la «Revue Suisse» une caricature de nos conseillères fédérales de si mauvais goût et d’une rare imbécillité. Je m’étonne que la rédaction ait consenti à ridiculiser des personnes si courageuses et prêtes à s’impliquer là où les hommes n’en ont pas le courage.
Alexis Waridel, Québec
Internationalistes déconnectés
Le professeur de philosophie Georg Kohler manque de professionnalisme au sujet de l’armée suisse: «Elle existe encore mais ne vaut plus rien en son état actuel. Elle devrait d’urgence se rallier à un groupement car les forces adverses sont devenues trop grandes.» Quel groupement? L’UE et/ou l’OTAN? Un tel écrit est digne d’internationalistes déconnectés de l’électorat: mensonger, peu démocratique et très douteux sur le plan politique. La fausse allégation selon laquelle l’armée actuelle ne vaut plus rien est une insulte à tous ceux qui accomplissent leur service militaire constitutionnel, surtout aux gradés.
Heinrich L. Wirz, colonel à la retraite, Bremgarten (Suisse)
Génial, maintenant sur iPad!
C’est avec joie que nous apprenons que désormais nous pouvons lire la «Revue» sur l’iPad aussi. C’est super que vous ayez pris cette décision; nous sommes persuadés que de très nombreux lecteurs apprécient aussi l’application. Ma femme et moi vivons depuis six ans à Antigua et en Floride et nous lisons la «Revue Suisse» avec toujours un grand intérêt. Mille mercis pour tous vos efforts!
Roland et Silvia Bachmann, Antigua
Grande frustration
Lecteur assidu de la «Revue Suisse», j’ai bien suivi les articles au sujet de l’évolution de la politique suisse et je me préparais à voter par correspondance. Quelle a été ma frustration quand j’ai reçu le bulletin de vote le 20 octobre! En raison d’une grève de la poste, toute la correspondance a été retardée et il était trop tard pour envoyer l’enveloppe de vote par l’intermédiaire du Consulat à São Paulo. Il est temps que la Confédération pense au vote électronique dans tous les pays en utilisant les représentations diplomatiques suisses.
Alexandre Develey, São Paulo, Brésil
Adieu, disque Swissinfo
Le dernier CD des élections de swissinfo.ch va devenir un collector vu qu’il n’en existera plus. Triste disparition. Constamment, nous sommes poussés à suivre les grandes tendances, à devenir des moutons. Écouter les positions des représentants de parti avant un vote ou des élections était une source d’informations précieuses. Des arguments avancés de vive voix sont bien plus clairs, notamment pour les expatriés qui ne sont pas «bombardés» de débats quotidiens. Bel exemple de la manière dont la technologie sépare le peuple.
Helene Lettau, Grindelwald, Tasmanie
Vote des Suisses de l’étranger
En tant que Suisse, je ne suis pas d’accord avec les personnes qui prétendent que les Suisses qui vivent à l’étranger n’ont pas à donner leurs avis sur les décisions prises concernant la Confédération et la vie politique. Avec Internet et TSR1, ces ressortissants sont informés des événements et de la vie politique et peuvent voter en connaissance de cause. Très souvent, ce sont des habitants éloignés pour diverses raisons qui ont le souvenir d’une Suisse où il faisait bon vivre, avec des ouvriers qui avaient le souci du travail bien fait. Si la Suisse entrait dans l’Union Européenne, elle perdrait sa souveraineté nationale, deviendrait dépendante de Bruxelles. Je ne souhaite pas que ma Suisse devienne comme la France, l’Allemagne où l’Italie. Les accords bilatéraux, c’est déjà bien. Si la Suisse se laissait tenter par l’UE ce serait la fin de la Suisse enviée, admirée et, bien sûr, jalousée.
Guy Nicolas, Dijon, France
Tellement plus pratique
Je souhaite seulement faire un bref commentaire au sujet de la Revue Suisse. Je suis ravie qu’elle soit à nouveau envoyée dans sa forme imprimée. J’avais arrêté de la lire lorsqu’elle s’est mise à être publiée uniquement sur Internet. La version papier est tellement plus pratique.
Sandra Cafazzo, Londres
Note de la rédaction: tous les Suisses de l’étranger peuvent commander la «Revue Suisse» sous forme papier à l’adresse www.swissabroad.ch.
Les plus beaux idiots
Dans le dernier numéro de la «Revue Suisse», votre lecteur, Bernhard Balmer, vitupère contre l’Union Européenne et hurle de voir «à quel point nous sommes à nouveau les esclaves». Pourtant, que l’on sache, dans les annales récentes, ce n’est pas devant l’Union Européenne que la Suisse s’est «étalée» jusqu’à en perdre toute dignité et tout honneur, c’est devant Kadhafi et devant les services fiscaux américains. (…) Mais M. Balmer a raison: le peuple suisse, dans sa majorité, en a «assez du multiculturalisme». Fermons-nous aux autres – enfin... pas à leurs fortunes, quand même, seulement au reste, tout en espérant qu’ils ne nous en tiendront pas rigueur jusqu’à nous retirer leurs fortunes également – jetons aux oubliettes toutes les traditions d’accueil et de tolérance qui sont les nôtres (?) et celles des Lumières. Nous étions un petit pays: surtout, restons-le. Rien de mieux que de rester entre soi: la consanguinité, on le sait, produit les plus beaux idiots.
Edouard Reichenbach, Antony, France